Rentrée scolaire : objectif écologie à l’école!
C’est la rentrée ! Et avec elle, une grande énergie pour de nouveaux projets et des résolutions.
A l’école, les enseignants sont de plus en plus amenés à sensibiliser les enfants à l’écologie, mais tous ne le font pas encore vraiment concrètement. Voici quelques idées à leur proposer.
Une liste de fournitures scolaires écolo
Les listes de fournitures sont souvent interminables et il est tentant de foncer dans un hypermarché pour tout trouver. Et si cette année, pour la rentrée, vous tentiez de trouver d’autres fournisseurs ? Les crayons à papier peuvent venir de forêts gérées durablement, on peut choisir des stylos billes rechargeables ou en bois (au lieu des classiques modèles jetables en plastique) et « en vrac » à l’unité en papeterie (et non sous plastique), des colles sans solvant à base d’amidon, une calculatrice plutôt solaire qu’à pile et des cahiers avec l’Écolabel européen ou NF Environnement. Quand c’est possible, on peut recouvrir les livres et cahiers de papier kraft (et non de film plastique), ou encore de privilégier des crayons de couleur fluo spécial surlignage à la place des feutres qui sèchent à la vitesse de la lumière… Règles, équerres et compas existent en bois ou en métal : on les privilégie à la place des modèles en plastique, et en plus ils durent très longtemps ! Enfin, essayez de lancer un programme de recyclage des livres scolaires pour pouvoir les échanger dans le collège ou lycée, ou vendez et achetez-les d’occasion, comme le cartable !
Se battre pour une cantine écolo !





Partout en France, des collectifs et associations de parents se mobilisent pour améliorer la qualité des repas servis aux enfants. Mais ces dernières années, les parents se sont aussi penchés sur l’aspect écologique des cantines scolaires : le collectif Cantine Sans Plastique, « Cantine nouvelle » à Montreuil, « Pas d’usine, on Cuisine » aux Lilas, « Les enfants du 18 mangent ça » et « Sauve ma cantine » à Paris ou encore Cantines responsables, un site dédié à tous les services publics de restauration collective.
Certains ciblent le gaspillage, d’autres le plastique ou encore la réduction de la viande avec des repas végétariens. Des initiatives parfois portées ou supportées par les mairies, mais pas toujours. Dans tous les cas, il faut mettre la main à la pâte !
Quelques actions pour une cantine bio et sans gaspillage
Contre le gaspillage, des mesures simples sont mises en place : sensibilisation des enfants aux quantités, pesée en amont et en fin de service pour évaluer les aliments jetés, des portions à la demande et la possibilité de se resservir pour responsabiliser les enfants sur les quantités, ou encore des fruits coupés en quartiers pour éviter de ne pas les finir.
Les menus doivent aussi être regardés de près, lors des commissions restauration par exemple, où les parents peuvent venir, pour favoriser les aliments bio, réduire les viandes au profit des légumes, et instaurer des menus végétariens (pour rappel la viande d’élevage est responsable d’un grand nombre de pollutions et d’émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique).

On peut aussi mettre en place des plateaux repas pour réduire la consommation d’eau lors de la vaisselle, et étudier les fournisseurs pour aller vers le zéro déchet via des produits locaux. Les projets peuvent être lancés sur la plateforme Cantine verte de Greenvoice, la plateforme de campagnes citoyennes dédiée à l’écologie ou encore « Un plus bio », association qui fédère et soutient des centaines d’initiatives, ou enfin sur colibris-lemouvement.org, rubrique « passer à l’action », « Créer son projet ».
Initiation à la biodiversité dans la classe

Au-delà des leçons théoriques, dans les petites classes en particulier, et plus tard dans les cours de biologie en primaire mais aussi au collège, on peut facilement expliquer le rôle fondamental de la biodiversité aux élèves. A la rentrée en maternelle, on peut lancer dans la classe un élevage d’escargots ou de phasmes, dont on suivra l’évolution au cours de l’année. On peut aussi proposer et accompagner, en tant que parent d’élève, des sorties à la ferme, ou encore pour les maitres et maitresses, réaliser un herbier pour montrer la diversité des plantes, les graines, le pollen et le rôle des insectes pollinisateurs. Pour les plus grands, insister sur la notion de chaine alimentaire et parler d’écosystèmes, valoriser la nature, les concepts d’entraide et la notion d’interdépendance, etc. Enfin les plus grands peuvent eux-mêmes réaliser des exposés à illustrer sur le thème de la biodiversité selon les milieux (mer, montagne, forets…).
Ateliers consommation écolo avec les parents
Si les enseignants peuvent placer la rentrée scolaire sous le signe de l’écologie pour ensuite la travailler tout au long de l’année, les parents peuvent aussi être invités à animer des ateliers pratiques, sur le plastique par exemple : on présente différents objets en différentes matières, on parle de la difficulté et des limites du recyclage, on présente des alternatives à la consommation en montrant des objets zéro déchet, type shampoing solide, yaourts pots en verre, gourdes… Et on insiste sur le fait que côté consommation, aujourd’hui, on a toujours le choix d’aller chercher un produit plus responsable… en donnant l’exemple des fournitures scolaires ! En début d’année, chaque élève peut s’engager sur un geste ou un effort à effectuer toute l’année.
Des évènements collaboratifs façon économie circulaire
Enfin, les parents d’élèves et les parents élus peuvent soutenir l’école et les familles en organisant dès la rentrée scolaire des évènements sous le signe de l’économie circulaire, permettant de lever des fonds pour financer d’autres projets écolo dans l’école. Par exemple : organiser un vide dressing ou une bourse aux vêtements ou aux jouets, un service de « troc livres », un atelier réparation ou couture, ou encore une vente de gâteaux bio. On peut aussi penser à réaliser avec les élèves un livret destiné aux familles avec des idées pour passer à l’écologie en famille, indiquant comment s’initier au Do It Yourself, comment organiser un ramassage de déchets ou passer à une alimentation plus végétale à la maison.
La rentrée est une période propice à la mise en place de nouvelles bonnes habitudes, dans le prolongement des actions que l’on a pu lancer en famille pendant les vacances, au contact de la nature. Les établissements scolaires sont souvent demandeurs, car les encadrants manquent de temps, et sont toujours très fiers de revendiquer leur engagement écolo une fois pris et de reconduire le projet « rentrée des classes écolo » l’année d’après !
Pourquoi le climat se réchauffe-t-il ?
À l’heure actuelle, les experts du GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) sont formels : le réchauffement du climat menacera l’espèce humaine bien plus vite qu’on le pense. Quels sont les mécanismes de ce réchauffement et leurs conséquences ? Le point sur un sujet… brûlant !
Le réchauffement climatique, à qui la faute ?
La Terre a déjà connu une alternance de périodes de froid et de réchauffements extrêmes, car le climat change naturellement. Mais ces phénomènes qui prenaient des millions d’années arrivent aujourd’hui beaucoup plus vite, à peine plus de cent ans ! Les responsables ? Les activités humaines qui produisent les gaz à effet de serre (GES) à l’origine des hausses des températures. Malheureusement, il faut un siècle pour les dissiper : si on arrêtait toutes les émissions de CO2 et de méthane aujourd’hui (les deux principaux GES), l’atmosphère se réchaufferait quand même de près de 1°C d’ici la fin du siècle… Un petit degré qui représenterait pourtant un véritable bouleversement pour l’environnement : par exemple, à 1°C près, la glace fond ou ne fond pas et certaines formes de vie, végétales et animales, qui ne pourront pas s’adapter à ce changement trop rapide, seront largement impactées. Or, nous nous dirigeons vers une augmentation de +2°C au minimum…
Du réchauffement climatique à l’effet de serre
Chaque seconde, les rayons du soleil arrivent sur Terre et réchauffent le sol qui émet des infrarouges qui repartent, avec cette chaleur, dans l’atmosphère. Or, les gaz à effet de serre (CO2, méthane ou protoxyde d’azote essentiellement) et la vapeur d’eau forment une sorte de filtre qui retient une partie de cette chaleur. Épaissi, par les GES qui s’accumulent, ce « nuage » laisse de moins en moins d’infrarouges s’échapper et se transforme en un « couvercle « qui les retient avec la chaleur qu’ils émettent : c’est l’effet de serre. Et c’est pour cette raison qu’on appelle ces gaz des « gaz à effet de serre ». Ils empêchent les rayons de passer, bloquent la chaleur et font monter la température. À l’origine, c’est un phénomène naturel, qui se déséquilibre et s’amplifie aujourd’hui à cause des activités humaines.
Quels sont les gaz à effet de serre ?





Ces gaz proviennent des transports consommant du pétrole (avions, bateaux, voitures), des activités industrielles fonctionnant par la combustion du charbon et du gaz (production d’électricité, chauffage), de l’élevage intensif et ses conséquences (déforestation pour faire pousser des céréales pour nourrir le bétail, engrais, fermentation du lisier, utilisation de machines…).
- L’excès de dioxyde de carbone, CO2, dans l’atmosphère est majoritairement produit par les activités humaines comme l’utilisation d’énergies fossiles (pétrole, gaz naturel et charbon consommés pour l’industrie, le chauffage et les transports), la fabrication du ciment et les changements d’occupation des sols (déforestation, l’agriculture et l’étalement urbain). Cet excès de CO2 est le premier responsable de l’effet de serre additionnel, et donc du réchauffement climatique depuis 1750.
- Le méthane, qui met 10 ans environ à disparaître contre 100 ans pour le CO2, a un effet « réchauffant » 28 fois plus important que le CO2. Or, la concentration du méthane a beaucoup augmenté au siècle dernier à cause de l’agriculture intensive et des processus de fermentation des marécages, des ruminants et des décharges.
- Le protoxyde d’azote, naturellement émis par les sols, provient notamment de l’utilisation d’engrais azotés par l’agriculture.
- L’ozone, naturellement présent à 20 km d’altitude, peut être aussi émis dans les basses couches de l’atmosphère à cause de composés produits par les transports.
Quels pays émettent le plus de CO2 ?
Selon un rapport de l’ONG Carbon Disclosure Project (CDP) en association avec le Climate Accountability Institute, datant de juillet 2017 et basée des chiffres publics, 25 pays – sur les 200 que compte le monde- seraient responsables de plus de la moitié des émissions de dioxyde de carbone depuis 1988. Dans l’ordre il y a la Chine avec 10 Giga Tonnes de CO2/an en 2017, les États Unis (5 GT/an), l’Inde (2,5 GT/an), la Russie (1,7GT/an), le Japon (1,2GT/an) et l’Allemagne 1,8 GT/an.
Cet ordre diffère si l’on regarde les émissions de CO2 par habitant : c’est alors le Qatar qui est en tête avec 30 tonnes/habitant/an, puis le Curaçao avec 23T/habitant/an, puis le Koweït, les Émirats Arabes Unis, Gibraltar, Bahreïn, l’Arabie Saoudite, l’Australie, le Canada puis les États Unis et le Luxembourg. Ce sont les pays qui exportent beaucoup (comme la Chine) qui portent la forte responsabilité alors qu’ils produisent surtout pour les autres pays. L’Europe se vante d’avoir diminué drastiquement ses émissions de CO2, alors qu’en réalité, du fait de la délocalisant des usines et industries en Asie, elle ne fait que les émettre sur un autre continent…. Ce qui ne change rien pour la planète !
Énergies fossiles, les grandes responsables du réchauffement climatique ?

Toujours selon le rapport de l’ONG Carbon Disclosure Project (CDP) en association avec le Climate Accountability Institute, 71% des émissions de CO2 reviennent à quelque 100 entreprises, majoritairement productrices d’énergies fossiles qui sont les principales responsables du réchauffement climatique. Les entreprises dont l’impact écologique est le plus important : China Coal (14,3%) des émissions mondiales de gaz à effet de serre), Saudi Arabian Oil Company (4,5%), Gazprom (3,9%), National Iranian Oil (2,28%) et Exxon Mobil, Suncor, Shell, BP ou encore Total (seule entreprise française de la liste avec 1% des émissions). Les énergies fossiles (pétrole, gaz naturel et charbon) sont donc le levier majeur pour enrayer le réchauffement climatique.
Les conséquences du réchauffement climatique



Les conséquences du réchauffement climatique impactent la santé publique avec des risques sanitaires comme les épidémies, mais aussi l’agriculture, la production et donc l’économie, autant que la multiplication des phénomènes météo extrêmes comme les cyclones ou la sécheresse.
La disparition de la faune et la flore
Certaines espèces animales vont disparaître avec un effet domino sur la chaîne alimentaire, ainsi que des plantes, réduisant encore plus la biodiversité. Par ailleurs, les dérèglements peuvent aussi être d’ordre chimique : le CO2 en partie absorbé par les océans entraîne une acidification des eaux et a des conséquences désastreuses pour les écosystèmes marins comme les récifs coralliens.
La perturbation des océans
L’augmentation de la température des océans empêche la photosynthèse du phytoplancton, c’est-à-dire sa capacité à produire de l’oxygène ce qui entraîne une désoxygénation des zones océaniques en profondeur. Côté océans toujours, les îles et les villes en bord de mer sont également en danger, soit parce qu’elles s’enfoncent, soit parce que le niveau de la mer monte. On pense tout de suite à Venise, mais aussi Miami ou Jakarta, capitale de l’Indonésie dont on sait qu’elle sera en partie submergée d’ici 2050 et qui va devoir… déménager !
Les dérèglements climatiques et météorologiques
Le changement climatique s’il ne provoque pas directement plus d’ouragans et de cyclones, renforce en revanche leur intensité, leur fréquence ou leur durée : des épisodes autrefois exceptionnels ou saisonniers comme la canicule sont plus fréquents. Dans certaines régions du monde, les conditions de température et d’humidité seront telles qu’elles deviendront invivables : autour de l’équateur, à horizon 2050, la vie ne sera plus possible d’une part à cause de la chaleur, de l’autre par les conséquences de ce réchauffement sur l’écosystème, l’eau, la capacité à cultiver, etc. En France, le réchauffement réduira les écarts entre les saisons. Dans les pays du Sud, il pleuvra encore moins et la sécheresse sera encore plus grande. Quant aux régions recouvertes de glace ou de neige, elles voient leur surface diminuer si bien qu’elles reflètent moins les rayons du soleil et majorent donc le réchauffement du sol. C’est un vrai cercle vicieux : plus ces surfaces froides disparaissent, plus le réchauffement augmente, et plus le réchauffement augmente…plus elles fondent !
Quels effets sur la santé ?
Les inondations, les canicules, les modifications des écosystèmes liées à l’augmentation des températures auront une incidence sur l’apparition, la transmission et la propagation des virus. C’est déjà le cas pour la dissémination des maladies infectieuses transmises par les moustiques. Par exemple, quand une région prend 1°C à 2°C, le moustique-tigre – originaire des forêts tropicales- migre un peu plus vers le nord. Or, cette espèce parmi les plus invasives au monde s’est acclimatée au milieu urbain et tempéré. Déjà dans 80 pays – dont la France depuis 2004-, ce moustique gagne toute la planète. Vecteur de nombreuses maladies -dont la fièvre jaune et la dengue- et de maladies virales -type Chikungunya et Zika-, il fait des ravages sur les populations les plus fragiles et urbanisées. Quelques degrés de plus et le paludisme menacera lui aussi des millions de personnes supplémentaires, sans parler des maladies diarrhéiques, provoquées souvent par la contamination de l’eau. Plus près de chez nous, les hivers doux peuvent entraîner une variation de l’épidémie de grippe et de l’immunité des populations, et le réchauffement pourrait bien comme il l’a déjà fait sous les tropiques, prolonger la durée de la « saison » grippale permettant au virus de muter et de développer des souches plus résistantes.
Le réchauffement climatique est surtout causé par l’utilisation des énergies fossiles (gaz, pétrole, charbon) dont on est tous si dépendant. À moyen terme, on va devoir faire face à des conséquences graves et inévitables. La seule solution : modifier pour ralentir ces évolutions dans leur course folle pour limiter le réchauffement climatique.
Pourquoi les abeilles sont-elles vitales pour l’homme et la planète ?
Pourquoi parmi les nombreuses espèces animales en danger, les abeilles bénéficient-elles d’une telle mobilisation ? Parce qu’elles jouent un rôle primordial pour l’être humain et l’environnement. Ces insectes pollinisateurs portent sur leurs épaules -ou plutôt leurs ailes- la responsabilité d’une multitude de processus écologiques vitaux pour les écosystèmes, l’agriculture et les autres animaux.
Petite révision sur les abeilles, maîtresses de la pollinisation. Pour se reproduire, le pollen mâle doit arriver jusqu’à la partie femelle de la plante ou de la fleur, et pour ce faire, le vent ne suffit pas. Or pendant que les abeilles butinent leur nectar, elles chargent ce pollen qu’elles transfèrent sur les fleurs suivantes où elles se posent, permettant ainsi aux plantes -et aux cultures- de se reproduire. Les insectes pollinisateurs pollinisent environ 80% des plantes à fleurs et des plantes cultivées. Sans eux, de nombreuses cultures ne pourraient pas pousser. On estime qu’environ un tiers de notre nourriture dépend du travail des abeilles : nous avons vraiment besoin d’elles ! C’est une co-dépendance totale : sans abeilles, pas de fleurs, mais sans fleurs, plus d’abeilles puisqu’elles se nourrissent de leur nectar. C’est pourquoi préserver la biodiversité est si important.
Pas d’abeilles, pas de fruits, pas de semences

Les abeilles sont essentielles dans la production des fruits et légumes. Sans leurs visites, les fruits sont atrophiés et moins nombreux. Ce sont les abeilles qui offrent à nos papilles la plupart des fruits et légumes tels que courgettes, fraises, melons, pommes, poires, framboises, raisin, navets, patates douces, petits pois et haricots mais elles procurent aussi les semences de carottes, oignons, noix, salades, choux, ainsi que celles des « grandes cultures » comme les oléagineux, le lin ou le tournesol.
Les abeilles optimisent aussi la production de végétaux pour le fourrage des animaux d’élevages dédiés à la viande, comme le colza dont le rendement est inférieur quand il n’est pollinisé que par le vent. Les abeilles sont les grandes garantes de notre alimentation. C’est encore plus frappant en élargissant le spectre aux épices et aux herbes aromatiques, au café, au coton ou encore au cacao, des cultures à forte valeur ajoutée. Les abeilles fournissent gratuitement un travail quasi irremplaçable qui se chiffre en milliards d’Euros !
Pas d’abeilles, pas d’habitat pour les animaux
Si les abeilles participent à l’élaboration de la nourriture pour les animaux, en contribuant au développement de plantes et d’arbres, des forêts tropicales à nos forêts hexagonales, elles fournissent aussi une maison aux insectes, oiseaux et petits rongeurs comme les écureuils. Les abeilles permettent à nombreuses espèces -en plus de la nôtre- de prospérer. Elles garantissent la biodiversité car moins il y a d’abeilles, moins il y a de plantes, et plus les écosystèmes s’appauvrissent privant les petits animaux d’abri ou de nourriture. Par ailleurs, les abeilles servent de nourriture à de nombreux oiseaux et insectes comme les araignées ou les libellules. Elles sont un maillon important de la chaîne alimentaire.
Abeilles mellifères et abeilles sauvages, la différence ?
Si les abeilles qui produisent le miel sont d’excellentes pollinisatrices, les abeilles sauvages sont encore plus efficaces pour certains végétaux comme les cerises par exemple, et parfois même les seules à pouvoir polliniser certaines espèces. Les abeilles sauvages sont de ce fait encore plus précieuses, et leur population en déclin force malheureusement les agriculteurs à devoir « louer » des colonies d’abeilles mellifères pour perpétuer leurs plantations et récolter des fruits. D’où l’intérêt de les protéger, alors que l’urbanisation les prive (comme tant d’autres espèces) de leur habitat naturel et de leurs ressources pour vivre.
Les abeilles menacées par les pesticides et le réchauffement climatique
Les grands ennemis des abeilles sont tout d’abord les pesticides néonicotinoïdes qui tuent les abeilles par colonies entières, laissant aux apiculteurs des ruches vides. L’alerte a fait interdire par l’Union Européenne trois de ces produits mais il reste encore de nombreux pesticides autorisés qui font des ravages, en particulier sur les abeilles domestiques. Au deuxième rang des ennemis des abeilles, les dérèglements climatiques qui les tuent indirectement. En décalant les périodes de floraisons, les abeilles se retrouvent privées de nourriture pendant de trop longues périodes si bien qu’en Chine, des paysans sont réduits à polliniser à la main avec du pollen envoyé depuis d’autres régions.
Les abeilles sont les piliers de notre alimentation. Sans elles, la nourriture viendrait à manquer et des espèces de plantes et d’animaux seraient menacées. Or les abeilles sont en danger et meurent par milliers partout autour du globe. Par chance, de nombreuses associations se sont mobilisées, et les entreprises aussi s’investissent pour la préservation des abeilles.
Les particuliers peuvent aussi agir en semant des fleurs mellifères un peu partout, dès que c’est possible, aux bords des routes comme sur les balcons, avec des mélanges tout prêts, parfois sous forme de boules à lancer dans la nature.
A nous d’agir et surtout d’éduquer nos enfants à protéger ces précieuses butineuses.
RSE : et si l'Entreprise se responsabilisait ?
Il ne suffit pas de trier consciencieusement ses déchets ni d’arrêter de prendre l’avion pour stopper la destruction de la planète. Contrairement aux citoyens (qui peuvent se sentir isolés dans l’action), les entreprises peuvent changer la donne de manière plus rapide et significative, en modifiant leurs pratiques.
Quelles sont les mesures qui ne relèvent pas du green washing ?
Responsabilité sociétale des entreprises, c’est quoi ?
Appelée RSE, la Responsabilité Sociétale des Entreprises concerne les effets qu’une entreprise exerce sur la société. Elle prend en compte plusieurs dimensions liées au développement durable : l’aspect social, l’aspect économique, mais aussi et surtout, l’aspect écologique. Bien qu’aucune loi n’oblige les entreprises à inciter des actions RSE, la plupart s’engage à effectuer des améliorations. Les plus grandes sociétés ont d’ailleurs des départements entiers dédiés à la RSE. Cette mission va de vérifier que les obligations légales en matière sociale et environnementale sont respectées, à la mise en place de processus vertueux incluant l’éthique, l’éco conception, l’équité et de nombreux sujets touchant à toutes les dimensions de l’entreprise, de la fabrication au développement des produits. S’il s’agit parfois de préoccupations largement motivées par le besoin de communiquer et de se montrer concerné, de très nombreuses entreprises opèrent de réels changements pour répondre aux demandes des consommateurs et créer des produits plus respectueux de l’environnement et des hommes.
Mesurer l’impact des entreprises sur l’environnement
Les entreprises doivent avant tout évaluer les conséquences de leurs activités sur l’environnement. Il existe des obligations de rapports environnementaux et des lois impliquant les politiques publiques auxquelles les pratiques des entreprises doivent répondre. Ces dernières doivent aussi respecter les textes concernant l’eau, la biodiversité, l’énergie ou les déchets, entre autres. Pour enclencher des mesures environnementales transversales dans une entreprise, l’étape numéro 1 est l’évaluation de son impact à 360°, en tenant compte du cadre législatif et des initiatives spontanées prises par cette entreprise, quelle que soit sa taille et son secteur d’activité. Un petit audit interne corrige certaines habitudes simples alors qu’une analyse du cycle de vie, par exemple, peut déclencher de véritables transformations : emballages, gestion des déchets, pollution de l’eau, de l’air, et du sol parfois, jusqu’à la biodiversité. Mais la toute première préoccupation se porte sur l’incidence de l’entreprise sur le réchauffement climatique via les émissions de gaz à effet de serre.
Diminution des émissions de gaz à effet de serre : le bilan carbone
Pour mettre en place des actions RSE pour limiter l’impact de l’entreprise sur le climat, il faut d’abord évaluer cette incidence via un bilan carbone. Des experts spécialisés et certifiés « bilan Carbone » réalisent ce calcul à travers une étude qui prend en compte l’intégralité des postes de l’entreprise : de l’énergie consommée à la conception en passant par tous les matériaux. Cette évaluation coûte en moyenne 8 000€ (l’ADEME peut prendre en charge le coût jusqu’à 70%). Ce bilan identifie les activités les plus émettrices de CO2. Reste ensuite à l’entreprise à trouver des solutions pour modifier ses pratiques : changement d’utilisation des ressources naturelles, modification du processus de production, mutation du personnel.


Diminuer la consommation d’énergie
L’énergie utilisée par l’entreprise est plus ou moins polluante et donc génératrice de CO2. Les centrales nucléaires produisent de l’électricité sans émettre beaucoup de CO2, tout comme les énergies renouvelables. En France, la majeure partie de l’électricité « décarbonée » provient de ces ressources. En revanche toutes les machines, ou parfois le chauffage, qui fonctionnent au pétrole ou au gaz, émettent beaucoup de CO2. Ces facteurs varient selon le secteur d’activité. L’entreprise lancera son plan de reconversion pour trouver ses propres solutions d’énergie bas carbone en tenant compte de ses activités délocalisées à l’étranger.
Par ailleurs, chaque entreprise peut mettre en place une liste de « bonnes pratiques » sans changement des processus : éteindre les lumières, les appareils chaque soir et les vitrines des magasins, baisser le chauffage et la climatisation. Des petits gestes qui, pratiqués par toutes les entreprises, apporteraient un changement significatif. Et en bonus, des économies non négligeables. D’autant qu’il est possible d’automatiser ces petits gestes avec des minuteurs pour programmer les appareils.
Réduire les déchets
Une entreprise peut produire beaucoup de déchets, allant de cartons qui pourraient être recyclés, aux déchets industriels en passant par des déchets organiques dans le cas de l’élevage ou encore des chutes de matériaux type cuir, tissu ou bois qui peuvent être réemployés. La réduction des déchets est propre à chaque entreprise. Elle peut s’opérer au niveau de la production mais aussi en interne avec le personnel, et dans les filiales internationales au besoin, en concordance avec les législations du pays concerné.
Pour agir, il faut réviser le processus de production en amont pour initier une utilisation réduite des ressources, en aval pour travailler l’économie des matériaux utilisés et en fin de cycle pour étudier le recyclage, le réemploi ou la valorisation des déchets en les vendant à d’autres qui s’en serviront, dans un principe d’économie circulaire.
En interne, revoir les commandes avec la personne responsable des achats pour bannir les objets à usage uniques type gobelets ou touillettes, et mettre en place un système de recyclage. Pourquoi les déchets des employés ne sont-ils pas recyclés ? Parce que chacun a sa poubelle dans laquelle il mélange canette, feuilles et trognon de pomme, vidée par des entreprises de nettoyage en fin de journée, qui ne peuvent pas trier ces poubelles individuelles. C’est à l’entreprise de mettre en place un système avec des poubelles communes à disposition, pour trier papier, déchets ménagers et plastique.
Passer à l’éco-conception
Une entreprise peut faire des efforts, sans pour autant que ses produits soient totalement éco-conçus.
L’écoconception d’un produit (ou d’un service) implique une fabrication générant le moins de conséquences possibles sur l’environnement, tout au long de son cycle de vie : matières premières, ressources utilisées (comme l’eau), jusqu’à sa fin de vie. Ces efforts portent donc sur la dégradabilité, l’emballage, le transport… de A à Z ! Il existe des labels environnementaux, dits écolabels, délivrés par des organismes de certification pour garantir le respect de l’environnement. Si alléger un emballage plastique est bénéfique et permet à la fois d’utiliser moins de plastique et réduire les déchets, cela ne suffit pas pour pouvoir parler d’écoconception. Attention au green washing qui permet aux entreprises de mettre en avant un aspect écologique du produit et laisse penser que ce dernier est entièrement vertueux alors que le reste de sa production ne s’est pas amélioré. Dans ce domaine, la norme ISO14001 et l’enregistrement EMAS (ou SMEA en français) existent. Cet éco-audit, issu d’un règlement européen, prend en compte les initiatives volontaires et en évalue les performances environnementales.
Inscrire des actions écologiques dans la culture d’entreprise
En plus d’installer des poubelles de tri, d’éteindre les lumières et de changer les fournisseurs au profit d’outils et fournitures plus écologiques, de très nombreuses actions sont lancées directement par la direction auprès des employés. Elles sont inscrites dans le règlement intérieur ou partagées avec les collaborateurs, via une charte.
Le transport est l’un des secteurs qui émet le plus de gaz à effet de serre : l’entreprise peut par exemple décider d’éviter les déplacements en avion, faciliter le co-voiturage, rembourser les transports publics. Accorder des jours de télétravail et remplacer certains déplacements par des visio-conférences évitent aussi les transports. Une charte peut informer les salariés sur la pollution informatique afin d’optimiser l’envoi des mails, des pièces jointes lourdes ou des signatures avec une image. Il est aussi possible de réduire l’impression de documents et d’utiliser ces derniers (non confidentiels) comme brouillon.
L’entreprise peut limiter la viande au restaurant d’entreprise et coopérer avec une association pour éviter le gaspillage, installer des économiseurs d’eau dans les sanitaires, revendre aux salariés les équipements usagés ou faire réparer les machines, au lieu de les remplacer.
Elle peut offrir un mug et une gourde à ses employés pour éviter les gobelets et les bouteilles d’eau -deux gestes anti-plastique faciles à mettre en place-, des stylos rechargeables au lieu de stylo billes à usage unique etc.
Ce sont autant de messages envoyés également aux clients et aux fournisseurs afin de les sensibiliser. Le coût de ces mesures est dérisoire mais si toutes les entreprises s’engageaient dans ce sens, le résultat serait conséquent.
Les professionnels de tous secteurs peuvent prendre cette responsabilité pour l’environnement- et c’est souvent plus facile qu’on ne le croit-. Et pour pérenniser les initiatives, il faut mettre en place des objectifs, des reportings sur les résultats et un suivi pour s’assurer de l’efficacité des plans d’actions et des engagements de l’entreprise.
L’écologie inclut l’humain et engage le personnel dans un projet commun, à la maison comme sur le lieu de travail. Qu’il s’agisse d’un bureau, d’une enseigne, d’une usine ou d’un champ, cet état d’esprit crée une adhésion forte et un sens précieux de l’équipe qui augmente aussi l’efficacité au travail.
Peut-on limiter le réchauffement climatique ?
Le réchauffement climatique aura bientôt des conséquences désastreuses sur le vivant, dont l’être humain. Or la société semble incapable de mettre un frein à tout ce qui provoque cette augmentation des températures via les émissions de gaz à effet de serre. Comment peut-on agir, à titre individuel et collectif, pour limiter la casse ?
Peut-on arrêter le réchauffement climatique ?
Il n’y a malheureusement pas de suspense, la réponse est non. En pratique, si nous arrêtions totalement les émissions aujourd’hui, la concentration atmosphérique en CO2 baisserait très peu, et il faudrait attendre quelques milliers d’années au moins pour que cette concentration revienne à son niveau de 1850. La durée de vie des gaz à effet de serre est malheureusement très longue. En fonction du scénario, environ 15 à 40 % du CO2 émis restera dans l’atmosphère pendant plus de 1 000 ans.
Malheureusement, la société et ses industries, mais aussi nos vies quotidiennes, sont extrêmement dépendantes du pétrole, du gaz et du charbon : on ne peut pas tout arrêter d’un coup, on parle alors de transition. Malheureusement tant que certains intérêts financiers pèseront plus que les intérêts du vivant, éviter aux générations futures le chaos climatique sera compliqué.
Comment atténuer le réchauffement climatique ?
Tout ce qui est mis en route aura des conséquences pendant quelques milliers d’années, quoi qu’on fasse désormais. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut rien faire, mais qu’il y a urgence et que seules des mesures drastiques et coercitives peuvent espérer ralentir la hausse des températures. Seule une approche complète et globale pourra concrétiser des ambitions écologiques mondiales.
Il faut compter sur des législations qui obligent les entreprises à inclure le réchauffement climatique dans leurs contraintes, des régulations des placements financiers des investisseurs institutionnels, en plus d’un changement de cap social et sociétal incluant les prestataires de biens et de services, mais aussi les consommateurs. Et surtout, une transition énergétique qui prend en compte la nécessité d’un mix énergétique qui inclue le nucléaire, la seule source d’énergie suffisamment puissante pour répondre à la demande et qui n’émet pas (ou très peu) de CO2, en plus des énergies renouvelables qui elles aussi émettent très peu de CO2.
Que peuvent faire les états contre le réchauffement climatique ?
Aujourd’hui, plus de 80 % de l’énergie consommée dans le monde d’origine fossile émet donc du CO2. Un chiffre qui n’a pas ou peu changé depuis l’an 2000. Pire, entre 2002 et 2012, la consommation de pétrole a augmenté de près de 15 %, celle du gaz de plus de 30% et celle du charbon, l’énergie la plus polluante, de 55 % !
Malgré la prise de conscience, les croissances économique et démographique se poursuivent, notamment pour des pays comme la Chine, l’Inde et les pays du Sud-est qui ont accéléré leur développement. Il faudrait en effet passer à des modes de vie et de production décroissants… alors que ces pays n’ont pas fini leur « croissance ». Les pays développés ont eux aussi persisté à consommer de manière croissante sans vision long-terme : encore plus de pétrole pour le Canada et l’Australie, encore plus de gaz pour les États-Unis, le Canada, la France et le Japon, et même beaucoup plus de charbon pour la Pologne et l’Italie. En parallèle, pour compenser la production intermittente des énergies renouvelables, on a favorisé les énergies fossiles, dont les centrales à charbon ! De nombreux pays poursuivent ainsi des politiques qui soutiennent de manière directe ou indirecte la production/consommation de combustible fossile, alors qu’il faudrait l’arrêter.
Pourquoi les pays n’agissent pas réellement ?
On agit, mais trop peu et trop lentement. Les états sont frileux à l’idée d’imposer des mesures drastiques qui ne plaisent pas aux citoyens et aux industriels du fait des restrictions qu’elles suscitent. Ces pays semblent passer leur temps à s’engager sur des mesures visant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, dans des accords type « Sommet de la Terre » ou les « Conférences of the Parties », les célèbres « COP », auxquels assistent aussi des acteurs non-étatiques type ONG, collectivités territoriales, scientifiques.
Le problème ? Les états s’engagent, certes, mais rien ne les oblige ensuite à appliquer leur engagement, car ces accords ne sont pas ou peu « contraignants », au sens juridique du terme : ils ne prévoient aucune sanction. Il semble que seule une contrainte politique, appliquée par certains pays sur ceux qui ne tiendront pas leur engagement, peut changer les choses.
Les citoyens mobilisés contre le réchauffement climatique


C’est par la voie judiciaire que les citoyens se mobilisent aujourd’hui pour attaquer les états et les contraindre à agir. Ce genre de recours en justice se multiplie partout dans le monde. En France, en réponse au Recours Climatique déposé en décembre 2018, par la commune de Grande-Synthe et son ancien maire Damien Carême, le Conseil d’État a pour la première fois statué sur les obligations de résultat de l’état quant aux objectifs fixés par l’Union européenne et par la loi pour la transition énergétique et la croissance verte de 2015, en application de l’Accord de Paris. Des contraintes pourraient bien finalement voir le jour ! Dans le même registre, il y a l’affaire du siècle ? Un recours porté par quatre organisations écologiques (Notre affaire à tous, la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme (FNH), Greenpeace France et Oxfam France), pour attaquer l’état sur son inaction climatique. En février 2021, l’état a reconnu le préjudice écologique et jugé illégal le non-respect des engagements écologiques qui avaient été pris. Historique !
Quelles actions individuelles sont efficaces pour lutter contre le réchauffement climatique ?




- Changer de banque pour une banque éthique qui ne finance pas les énergies fossiles. En effet, peu de gens s’en rendent compte, mais notre épargne peut financer à notre insu les énergies fossiles, comptant parmi les derniers placements les plus rentables à court terme, donc très appréciés des banquiers. Direction les banques écologiques comme Onlyone, Banque Française Mutualiste, Hélios, Green-Got qui garantissent des placements éthiques, écologiques ou solidaires et refusent de financer les projets liés à l’exploitation des énergies fossiles.
- Acheter moins de choses et privilégier l’occasion, le local et les petits producteurs et artisans
- Réduire au maximum les trajets en avion et en voiture. Privilégier le train et le vélo au quotidien
- Réduire drastiquement sa consommation de viande et de produits industriels
Comme de nombreux spécialistes le disent depuis des années, le réchauffement devient chaque jour un peu plus inéluctable. On sait aujourd’hui que la vie sur Terre ne sera pas la même d’ici une vingtaine d’années déjà. Si les gouvernements peinent à ralentir la cadence, pris dans le tourbillon économique des sociétés de consommation mondialisées, les citoyens peuvent changer leur mode de consommation au profit d’un mode de vie décroissant et sobre, et si possible « décarboné », c’est-à-dire non-dépendant des énergies fossiles. Un mode de vie qu’un jour nos enfants devront de toute façon adopter, mais qui implique immédiatement un virage à 180° dans nos habitudes.
5 actions simples et faciles pour militer autour de soi
Quand on aligne sa vie à ses valeurs écologiques, on ne peut pas ignorer les problèmes et les aberrations de la société. Suite à cette prise de conscience, on a envie d’agir et de rassembler les autres autour de soi. Quelques actions militantes en faveur de l’écologie à portée de main.
Faire une initiation écologique et au zéro déchet dans mon entreprise
L’entreprise est un lieu idéal pour sensibiliser les personnes à l’écologie : il est facile d’y organiser une réunion, et la direction peut accompagner cette idée, et même en bénéficier. L’idée à proposer à votre entreprise est de faire un audit sur un point précis, comme les déchets ou le plastique. Vous passez en revue les fournitures, et ce, dont se servent les employés, puis vous présentez vos résultats avec des solutions comme par exemple instaurer des poubelles de tri papier/plastique, pour éviter que chaque employé ne mélange les déchets dans sa poubelle personnelle. Vous pouvez aussi proposer que l’entreprise offre un mug ou une gourde à chacun pour éviter les bouteilles et gobelets plastiques à la fontaine et suggérer un changement de fournisseur pour les fournitures afin de commander des stylos rechargeables et non en plastique à usage unique, etc. Vous pouvez enfin vous porter volontaire pour organiser les événements internes sans plastique ou sans déchets. Enfin, vous pouvez proposer aux employés une charte où chacun s’engage sur des actions à respecter dans l’entreprise ou même chez eux.
Installer un compost commun avec mes voisins

On vit tous les jours près de gens, dans notre village, notre rue, notre immeuble qui sont autant de personnes à rallier à la cause écologique ou à des actions communes qu’il suffit parfois d’initier pour qu’ils y adhèrent. Installer un compost à partager est une démarche simple, qui ne nécessite pas de gros moyens et permet de réduire les déchets. Il suffit d’un bac à couvercle dans lequel on dispose un fond de terre puis une alternance de terre et de « déchets verts » type feuilles, pétales, herbe coupée, sur lequel on va jeter les déchets organiques. Il faut en revanche surveiller que l’ensemble reste aéré et assurer un apport en matière sèche comme des copeaux ou des feuilles séchées pour ne pas tasser les déchets et en réduire l’humidité. L’idéal est de se faire accompagner par un maître composteur ou de suivre une méthodologie comme on en trouve facilement en ligne (sur le site de l’ADEME par exemple). Cette action locale renforce le lien social et permet bien sûr d’échanger notamment sur l’importance de la réduction des déchets… Un cercle vertueux !
Lancer une campagne anti mégots avec les commerçants de mon quartier
Pour cette action, il vous suffit d’imprimer des flyers à distribuer dans votre quartier sur lesquels vous écrivez un texte au sujet des mégots et de leur impact sur le coût du nettoyage des rues, sur la pollution qu’ils génèrent, et expliquer que même jetés dans le caniveau, ils arrivent jusque dans la mer et les rivières (pour mémoire, 1 seul magot pollue 500 L d’eau…). Ensuite, vous pouvez donner une autre dimension à votre action en la présentant aux commerçants qui peuvent s’y associer et proposer des cendriers devant leur porte avec une affiche, ou encore la porter devant la mairie pour initier une campagne durable, inscrite dans la vie du village ou de la ville avec par exemple la création officielle d’une « rue sans mégot ». De nombreuses associations sont concernées et intéressées par ce genre d’action et vous y trouverez du soutien pour organiser d’autres événements type ramassage de mégots ou de déchets plastiques.

Proposer un atelier sur la biodiversité dans l’école de mes enfants
Une autre manière de militer est d’initier, et d’éduquer. N’importe quel parent peut proposer d’animer un atelier dans l’école de son enfant. Les thèmes les plus faciles à aborder sont ceux en rapport avec les animaux comme la biodiversité et le plastique. On explique le rôle fondamental des abeilles par exemple, ou le fait que les oiseaux mangent les vers de terre qui ont besoin d’une terre riche, qui a besoin des micro-organismes, ou encore que la baleine se nourrit de plancton…Et que chaque animal a besoin des autres pour survivre, tout comme nous. Il est ainsi facile d’expliquer le concept d’écosystème et de co-dépendance, de chaîne alimentaire, dès la maternelle.
Côté plastique, une approche ludique des différentes matières en faisant passer carton, bois, métal, plastique souple et dur, permet de rendre le message concret. Les enfants sont aujourd’hui très renseignés et savent bien que les animaux marins souffrent d’ingérer le plastique qui se décompose dans la mer. Après un passage sur le fait que le recyclage ne suffit pas, l’idéal est de faire le lien avec la consommation en présentant les alternatives au plastique : montrer aux enfants des shampoings solides, des brosses à dents en bois et des gourdes en métal à côté des leurs homologues en plastique. Une graine semée pour les citoyens de demain.
Organiser un système de prêt dans mon immeuble
C’est sans doute la mesure la plus facile : il suffit de placer une liste dans le hall où chacun inscrit les équipements dont il dispose et qu’il peut prêter. Appareil à raclettes et perceuses qui n’ont pas servi depuis 3 ans peuvent ainsi servir à d’autres et à l’inverse, ces emprunts peuvent éviter des achats inutiles. Facile ensuite d’organiser des apéros écolo, de poser une boîte à livres ou encore de faire des échanges de compétences : cours d’anglais contre réparation. C’est tout une chaîne qui se met en place avec de belles économies à la clé !

L’écologie, c’est d’abord la sobriété et l’entraide et il suffit d’une personne pour rassembler un groupe autour d’un intérêt commun, faire passer des idées et progresser en se sentant soutenu. Ces idées d’actions simples et peu coûteuses à mettre en place, peuvent déboucher sur des rencontres et la création d’un réseau écologique engagé autour de vous.
Militer, c’est faire savoir, partager et faire connaître, et pour cela, inutile de chercher trop loin : les actions locales sont souvent les plus efficaces ! À vous de jouer !
Les 10 meilleurs podcasts écolos
La folie des podcasts, ces émissions à écouter qui donnent la parole à des spécialistes et à des anonymes, pour parler d’un sujet ou raconter leur histoire, mettent l’environnement à l’honneur dans leurs versions dédiées à l’écologie. A l’heure où de plus en plus de citoyennes et de citoyens prennent conscience de la gravité de la situation, ils sont tout aussi nombreux à vouloir passer le mot, informer et échanger.
Voici, selon nous, les 10 meilleurs podcasts sur l’écologie.


Le podcast écolo le plus pointu : « Présages »
Le pitch : « Des conversations, des idées pour nourrir l’esprit et remettre radicalement en question l’état de notre monde. »
Ce podcast indépendant d’Alexia Soyeux est le fruit de rencontres de scientifiques, de littéraires, d’artistes, de personnes engagées, qui ont chacune conscience de l’immensité des bouleversements en cours et à venir. Tous questionnent et remettent en cause le modèle de nos sociétés, de notre planète. Ils étudient, alertent, agissent, construisent. Les contenus sont thématiques en fonction des invités mais définitivement engagés puisqu’ils parlent écologie par le biais de ses angles les plus anxiogènes comme l’effondrement, la perte de biodiversité ou la menace du réchauffement climatique. Le tour de force est d’arriver à parler de sujets fort inquiétants tout en restant un peu optimistes, sans tomber dans le consensuel ni la facilité. L’objectif de ces entretiens est d’entendre des spécialistes afin de se préparer à vivre différemment.
Le podcast écolo le plus curieux : « De cause à effet »

Le pitch : « Chaque semaine, place à l’environnement et à ses enjeux pour la société d’aujourd’hui et celle de demain. »
Ce podcast pour France Culture d’Aurélie Luneau, docteure en histoire et diplômée de sciences politiques, a pour objectif de comprendre les liens de cause à effet de tous les enjeux écologiques afin d’imaginer comment agir. Elle reçoit des scientifiques comme des citoyens et présente des solutions émergentes partout dans le monde tout en soulevant des questions de fond. Plutôt intellectuel, le ton se veut libre et éclairé, et le contenu questionne des notions telles que la responsabilité, la citoyenneté, le concept de transition et toutes les réflexions qui peuvent nourrir l’idée du monde de demain. Alternant optimisme et sentiment d’urgence, l’équilibre se trouve dans la curiosité sans cesse renouvelée et manifestée, et la volonté d’aller au fond des choses, même s’il y a des questions qui fâchent.
Le podcast écolo le plus novateur : « 2030 Glorieuses »

Le pitch :le podcast qui met en avant les acteurs du monde de demain
A côté de son émission radio « Ça commence par moi » sur Raje qui répond aux grandes questions de la société de demain et qui fait découvrir de nouvelles manières de changer le monde au quotidien, Julien Vidal, auteur du livre et créateur du site du même nom propose un podcast écolo à son image. Ce podcast montre comment agir concrètement à travers la découverte des nouveaux métiers et des activités qui changeront demain. Optimiste, le contenu est un « guide de conversations utopiques dont l’objectif est de vous permettre de voyager, dès aujourd’hui, en 2030 glorieuses avec vos proches ». En écoutant, c’est comme si c’était fait, on se projette avec ces rencontres de citoyens et militants engagés aux idées et aux projets novateurs.
Podcast écolo le plus accessible : « Y’a le feu au lac »


Le pitch : Le podcast qui décortique ce que l’on croit savoir sur l’écologie
Ce podcast de Ouest-France animé par le journaliste Lucas Scaltritti fait le tri des infos et déconstruit nos croyances sur l’écologie, tout en distillant des conseils sur toutes les questions environnementales et climatiques. Adieu idées reçues, bonjour sujets passionnants et vérités pour mieux comprendre et faire des choix au quotidien sur des sujets comme la 5G, la fast fashion ou encore l’épargne ou le bio. Tout est décortiqué et à la sortie, on se sent plus intelligent et plus motivé, presque décidé à vouloir changer le monde ! Les échanges nous happent et on se sent immédiatement concernés par les enjeux soulevés.
Le podcast écolo le plus prospectif : « #2050 »

Le pitch : un regard singulier pour imaginer le futur et ainsi interroger notre présent
Ce podcast est celui de Rebecca Armstrong, animatrice spécialisée sur le sujet du « changement de modèle ». Elle évoque tous les thèmes nécessaires pour entrevoir un monde acceptable d’ici une vingtaine d’années, avec une dimension sociale : le climat, bien sûr, mais aussi le féminisme, l’intelligence collective ou encore la culture. Chaque invité expose ses idées et ses connaissances, et l’entretien permet d’entrevoir des solutions avec l’ambition d’améliorer les choses. On aime le brin de folie qui s’exprime dans l’imaginaire développé dans les épisodes, qui apporte un souffle nouveau et un regain d’espoir.
Le podcast écolo le plus optimiste : « Impact Positif »


Le pitch : le podcast qui vous emmène à la rencontre de ceux qui changent le monde
Le podcast de LCI animé par Sylvia Amicone, veut porter la parole et les actions des « Changemakers », c’est-à-dire celles et ceux qui essaient de changer le monde en étant les acteurs de ces changements. Les épisodes mettent en lumière solutions et impact positif sur la société ou l’environnement qu’il s’agisse des océans, des low tech, de la santé du futur ou du gaspillage alimentaire en passant par des sujets tels que la politique de demain, la liberté d’expression, la fracture numérique ou le financement à impact. Il faut bien écouter pour tout comprendre et réaliser que tout ce qui est abordé est proche de nous (même si cela semble loin du quotidien). Ce podcast montre que finalement tout se tient et qu’on peut, ensemble, changer le monde.
Le podcast écolo le plus carré : « La révolution écologique »


Le Pitch : une émission en 6 volets pour examiner les rapports de l’écologie au contemporain
Dominique Rousset et Nicolas Hulot questionnent notre rapport au monde en confrontant écologie et nature, écologie et science, écologie et démocratie, écologie et capitalisme, écologie et justice sociale, et écologie et frontières par le biais d’entretiens avec des experts. Sociologues, physiciens, économistes et autres spécialistes questionnent le monde en proposant l’écologie comme le regard radical qui permettra la nécessaire (r)évolution de notre société. Une série définitivement percutante qui ne laisse pas indifférent !
Le podcast écolo le plus ciblé : « Nouveau modèle »


Le pitch : Le podcast sur la mode engagée et écoresponsable
Chloé Cohen fait le choix d’interroger uniquement des femmes au sujet de la mode pour rappeler qu’elles sont les premières travailleuses et victimes de cette industrie ravageuse en termes d’environnement mais aussi de droits humains et de conditions de travail. Pour dresser leurs portraits, créatrices, entrepreneuses, stylistes, ou mannequins sont interrogées sur leurs valeurs et leurs actions pour réformer le monde de la mode. Les thèmes sont forts, les femmes inspirantes et c’est ainsi que chaque épisode réfléchit aux conséquences et à l’impact épouvantable de cette industrie sur la planète mais aussi aux changements et solutions à lui apporter pour que les métiers du textile puissent continuer sans exploiter, gaspiller ou polluer.
Le podcast écolo le plus cool : « Le grand large »


Le pitch : Moins, mais mieux ! Un podcast pour se reconnecter à soi, à l’autre et à la planète
Le podcast de la blogueuse Deedee a décidé de s’attaquer à la surconsommation et d’approfondir les recoins de la mode durable et non durable, mais pas seulement. L’idée est de donner des clés pour faire des choix plus éclairés dans le domaine de la consommation. On passe ainsi d’une analyse de la mode « plus size » aux coulisses de la joaillerie éthique, en passant par la conscience écolo et le décryptage des étiquettes de vêtements. Des entretiens avec des personnalités inspirantes sont comme des discussions entre amis qui partagent leurs expériences, pour apprendre comment faire mieux.
Le podcast écolo le plus intello : « Sismique »


Le pitch : un podcast sur les enjeux d’un monde en pleine mutation
Ici Julien Devaureix va au fond des choses et des concepts les plus complexes et sait les rendre plus abordables lors de ses échanges avec des experts : géopolitique, fusion nucléaire, décroissance, les crypto monnaies mais aussi le vivre ensemble ou encore l’éco-anxiété. Du plus vaste au plus personnel, le contenu offre des réflexions sur le monde mais aussi sur nos questions quotidiennes en arrivant habilement à faire le lien pour que chacun se sente concerné, même par les sujets réputés complexes.
Les podcasts écologiques signent une voie royale pour communiquer au plus grand nombre les réalités et les solutions du monde d’aujourd’hui et de demain. Avec des passionnés derrières les micros, tant côté questions que côté réponses, quel que soit le ton, le contenu est d’une grande qualité et offre une liberté précieuse, là où certains médias n’offrent souvent qu’un discours répétitif et limité. Véritables émissions intimistes, ces podcasts disent non seulement la vérité, toute la vérité, mais permettent aussi de nous faire « rencontrer » une très vaste palette d’invités, qu’ils soient connus ou non. Un éclairage rafraichissant et vertueux sur les compétences, les connaissances, les idées et les solutions concrètes des acteurs de l’écologie.
Des cadeaux zéro plastique ou zéro déchet
Vous le savez, la surconsommation est un fléau écologique ! Alors cette année, peut-être avez-vous décidé de gâter vos proches autrement ? Pour autant, ce n’est pas toujours facile de trouver de bonnes idées de cadeaux écolo pour tous… Suivez notre guide Noël Ecolo avec des dizaines d’idées qui ne font pas mal à la planète !
Pourquoi des cadeaux écolos ?
Décider d’offrir des cadeaux qui ne polluent pas et ne participent pas à la destruction de la planète est un geste fort. C’est l’occasion de montrer son engagement, transmettre ses valeurs, déclencher la discussion et partager ses connaissances sur l’écologie. Bonus : c’est aussi économique ! Nous avons pour habitude de penser qu’il faut qu’un cadeau soit cher, neuf ou directement sorti d’un magasin connu pour faire plaisir. Et la situation écologique dans laquelle nous sommes fait parfois écho à celle de notre porte-monnaie, qui lui aussi peut être à feu et à sang. Mais les temps changent : on préfèrera peut-être offrir un cadeau fait maison ou d’occasion et utiliser l’argent économisé pour offrir un moment spécial à la personne qui le recevra. L’important c’est d’être ensemble ! N’oubliez pas d’emballer ces cadeaux zéro déchet ou zéro plastique avec des matériaux écolos eux aussi !
Les différentes typologies de cadeaux écolo :
– Un cadeau Do it yourself pour favoriser l’upcycling : une super occasion de fabriquer quelque chose de ses mains en réutilisant ou en transformant des matériaux
– Un cadeau zéro plastique pour préserver les océans : pour éviter que les plastiques et microplastiques ne finissent dans une filière de recyclage peu scrupuleuse ou dans la nature, à commercer pour la mer
– Un cadeau zéro déchet pour… réduire les déchets ! C’est autant d’emballages que la société n’aura pas à gérer et autant de coûts et matériaux économisés
– Un cadeau d’occasion pour réduire l’empreinte carbone : l’économie circulaire permet d’éviter la fabrication de nouveaux objets qui est toujours polluante à un moment ou à un autre de son développement.
– Un cadeau « moment d’exception » (gastronomie, sport, bien-être, loisirs culturels) pour éviter d’entretenir l’accumulation d’objets et favoriser la sobriété dans nos maisons.
Les cadeaux dématérialisés offrent un moment spécial ensemble, et axent l’intention sur le lien : une chose dont l’écologie a aussi besoin pour progresser, tout cela sans polluer ni utiliser de ressources, ou presque.
Idées Cadeaux écolo pour Noël

Pour les stressés : un massage ou un soin dans un Institut
Se reconnecter à soi exige de sortir de la course folle du quotidien et de s’octroyer un moment loin du brouhaha. Offrir une parenthèse dédiée au contact et au repos du corps est la meilleure manière de s’assurer un cadeau qui ne participe qu’au réchauffement des cœurs et non de la planète !
Pour les curieux : une place de concert, de théâtre, d’opéra
Offrir un beau souvenir, à partager avec soi en y allant ensemble, ou offrir deux places pour un couple, est un geste qui soutient l’humain et les artistes. C’est aussi offrir un regard différent si l’on fait découvrir un spectacle que la personne n’aurait pas eu l’idée d’aller voir. Une ouverture sur le monde, propice à l’échange. Pour les parents épuisés : une soirée/une nuit/un week-end de baby sitting
Le cadeau le plus zéro déchet au monde : rendre un service ! Et quel cadeau ! Offrir une soirée clé en main et l’insouciance qui va avec si les enfants sont surveillés. Pouvoir alors profiter vraiment d’un moment à deux !
Pour un ou une amie : un dîner ensemble au restaurant
Ici encore, on offre un moment, une soirée pour discuter, échanger et se régaler. Précieux pour entretenir le lien quand on ne prend plus le temps de se voir à force d’échanger à distance par messages interposés ! Misez sur un restaurant végétarien car la production de viande est responsable de nombreux problèmes. L’occasion de tester une bonne adresse veggie !

Pour les gourmands : des condiments raffinés
Ce sont des produits qu’on hésite souvent à s’offrir : de l’huile de truffe, une moutarde aromatisée ou encore des pickles. Dans des bocaux en verre, on les déguste avec plaisir et on découvre de nouvelles saveurs. Autre idée : des préparations bio toutes faites (comme chez Marlette) pour réaliser de bons gâteaux, bio et sains !
Pour les amoureux de la maison : du linge de maison
De belles matières, une conception et une production locale ou à minima européenne, des finitions de qualité… Voici ce que proposent nombreuses marques confidentielles de torchons, draps ou encore serviettes et beau peignoir en matière naturelle type lin ou coton bio. Offerts pour durer, ils raviront ceux et celles qui aiment donner à leur intérieur un petit supplément d’âme sans passer par les productions mondialisées.
Pour les frères et sœurs : Un atelier pour réaliser sa passion
Aujourd’hui on trouve absolument toutes les disciplines possibles sous forme d’atelier ou stage d’initiation. : cuisine, peinture, œnologie, création de parfum, chant ou joaillerie ! Idéal à offrir en cadeau commun si le prix est élevé, offrir un stage pour permettre de renouer ou de s’autoriser enfin à explorer une passion, est un cadeau dont on se souvient et qui génère beaucoup de joie.
Pour les férus d’artisanat : une création originale
Pour faire travailler les artistes et artisans, Noël est la période idéale : on offre plus qu’un bel objet. En se tournant vers les petites séries de créateurs, on est sûr de limiter les pollutions liées au transport ou à la fabrication si elle est artisanale. Un objet type vase ou assiette, en terre cuite ou céramique façonnée à la main dans un atelier familial, un tableau, une statuette ou même un bel outil pour la cuisine en bois… ceux qui sortent des petits ateliers sont des pépites ! Ce qui est aussi valable pour les accessoires de mode !

Pour les parents ou les grands-parents : des photos de famille encadrées
A force de partager nos photos numériquement, on en oublie de les faire développer ! Or, c’est lassant de les consulter sur l’ordinateur ou le téléphone. Prendre le temps de les faire développer et de les encadrer, ou pourquoi pas de réaliser un livre photos, est à coup sûr une attention qui touchera au cœur !

Pour des copains écolos : un cadeau Do It Yourself
Il est parfois difficile d’offrir un cadeau fait maison qui peut passer pour un manque de considération auprès des gens non sensibilisés. Mais pour des proches qui partagent vos valeurs éthiques, une bougie faite maison, un objet en terre cuite, un cadre de bois décoré de coquillages ou encore une plante dans un pot décoré par vos soins peuvent au contraire être un gage de valeur. De multiples tutos sont disponibles sur internet pour trouver l’inspiration.
Pour les fans de mode : une belle pièce d’occasion ou un bijou vintage
Il ne faut pas croire que seconde main soit synonyme de vieillot ! On trouve des fripes de grande valeur et certaines sont même recherchées et plus couteuses que l’équivalent actuel. On trouve des merveilles dans les friperies qui sont maintenant sur internet ! Pour un style plus moderne, offrez une pièce de créateur issue d’une petite série ou d’une production éco responsable faite de tissus recyclés par exemple. De nombreux entrepreneurs proposent des mini-collections précisément pour pouvoir assurer une production clean. Côté bijoux, il est là aussi facile d’offrir un beau cadeau puisque de très nombreuses enseignes proposent de l’occasion ancienne ou contemporaine, sans compter les sites de seconde main qui proposent aussi des articles de luxe ou de grandes marques.

Pour les coquet(te)s : des cosmétiques zéro déchet
Souvent plus chers que les autres quand ils sont de qualité et/ou bio, les cosmétiques solides sont une idée de cadeau écolo idéale pour Noël. Ce sont des produits plaisir, qui ouvrent une porte facile sur de nouvelles habitudes. Aujourd’hui on trouve presque tout en version zéro déchet comme des savons à la coupe aux parfums divins, des shampoings, après shampoings ou barres de massages en beurre végétal de karité ou de cacao. Autre idée : un kit d’huiles essentielles pour s’initier ou des cosmétiques bio/clean, made in France et éco responsables.

Pour les enfants : des jouets en bois, en carton ou d’occasion
Une voiture de course, un tabouret, un jeu classique type jeu de l’oie, domino ou échecs, fait toujours plaisir sans avoir à passer dans les chaines de magasins de jouets ni acheter de plastique. Pensez aussi aux jeux de société presque 100% cartonnés, aux jeux de cartes, et aux livres bien sûr. Tout cela pouvant facilement se trouver neuf (ou comme neuf) sur Vinted, l’application incontournable pour acheter d’occasion.
Pour les amoureux de leur jardin : des objets en bois, plantes, massifs de fleurs, arbres
Misez sur le bois pour choisir votre objet comme une cabane à oiseau, un hôtel à insectes ou encore un petit instrument musical qui s’anime avec le vent. Offrez du zen et du naturel ! Dans le même ordre d’idée, un arbre ou une belle plante cultivée localement si possible à replanter ou dans un beau pot.
Pour les altruistes : un cadeau éthique
Enfin, voici l’ultime cadeau écolo dématérialisé : le cadeau que l’on fait à la planète directement ! Offrez la plantation d’un arbre, l’adhésion à une association, un objet solidaire ou encore un don pour soutenir un projet. Pour ceux et celles qui ne veulent jamais rien !
Pour tous : un livre sur l’écologie !

Un livre, surtout si ses pages sont issues de forêts éco-gérées certifiées Forest Stewardship Council (FSC) qui garantit un sourçing responsable, et produits par des imprimeries certifiées Imprim’vert ! C’est le cas -par exemple- du titre Dis, c’est vrai qu’on peut soigner la Terre écrit par mes soins, pour faire comprendre au plus grand nombre, et facilement, l’ensemble des aspects de tous les enjeux de l’écologie d’aujourd’hui du climat, en passant par la biodiversité, les pollutions, bien sûr reliés à la consommation. Un 360° complet sous forme de questions avec des solutions à mettre en place et des réponses destinées à permettre aux adultes de tout expliquer aux enfants.
…ou un objet zéro déchet
Pour aider nos proches à changer leurs habitudes et ainsi, subrepticement, agir sur leur empreinte écologique, rien de mieux que de les équiper nous-même. Au programme, à choisir dans un magasin spécialisé, une gourde pour éviter les bouteilles plastiques, des bee wrap pour dire adieu au film étirable, des instruments de cuisine en bois, un kit de disques à démaquiller lavables, des bocaux etc…
Bonnes ou mauvaises idées ?
Offrir un bon thé : oui s’il est bio
Cultiver le thé exige l’utilisation de centaines de pesticides et de produits chimiques qui nuisent gravement à la biodiversité… Problème, les feuilles ne sont pas lavées : on les infuse directement dans l’eau, résidus de produits compris ! Pour éviter d’en avaler, mieux vaut miser sur le bio. Le label Ecocert en France impose par exemple une inspection biannuelle à chaque étape de production, de la cueillette à l’usine, et les producteurs s’imposent aussi des analyses de pesticides pour garantir la meilleure qualité et innocuité.
Une bouteille de vin : oui mais pour une très bonne bouteille
La viticulture conventionnelle compte parmi les plus polluantes des activités agricoles à cause de l’utilisation souvent préventive d’ailleurs, de pesticides, pouvant même induire un risque sanitaire pour les citoyens habitants dans les régions viticoles. Côté bio, moins de pesticides mais du cuivre. Naturel au départ, utilisé sous forme de « bouillie bordelaise », à base de chaux, il devient néfaste pour les sols et le cuivre étant très soluble, il doit être épandu à nouveau en cas de pluie… On se réserve pour les bons crus !
Vous voilà parés d’idées originales de cadeaux écologiques qui auront un impact minimal sur l’environnement, tout en privilégiant le lien et les savoir-faire humains. Joyeux Noël !
Des emballages cadeaux écologiques
Chaque année à Noël, 20 000 tonnes d’emballages cadeau sont vendues en France et immédiatement jetés. Fêter Noël sans papier cadeau et bolduc multicolores, c’est possible ? Oui, grâce à des astuces d’emballage écolo !
L’emballage traditionnel à nouer : le Furoshiki
Cette tradition japonaise consiste à emballer le cadeau dans un tissu que l’on noue selon différentes techniques en fonction de sa forme. Il ressemble alors à un petit baluchon ou un paquet surmonté d’un joli nœud. Une fois offert, le Furoshiki sert de foulard, de serviette ou de torchon !
Un emballage cadeau réutilisable
Et si l’emballage faisait partie du cadeau ?
Une belle boîte : On peut par exemple utiliser une jolie boîte de papeterie en carton décoré, que la personne pourra conserver…. Ou réutiliser comme emballage ! Particulièrement pratique pour les cadeaux des tous petits car ils peuvent l’ouvrir facilement et ensuite la conserver comme élément de déco de leur chambre.
Un sac en tissu : C’est aussi valable si l’on utilise un sac en coton (tote bag), dont il suffit de nouer les anses. Parfait pour tout emballer, d’une bouteille à un petit objet. Ils sont parfois offerts directement en boutique. Dans ce cas, pensez à refuser l’emballage à la caisse, ainsi que le sac de la marque. Avec un tote bag, pas besoin d’autre chose, à part un petit papier de soie pour protéger les produits, dans le cas de cosmétiques par exemple. On le réutilise ensuite à l’envie, comme sac de sport, sac à chaussures ou sac à provisions.
Un sachet tissu : idéal pour ensuite ranger des petits produits ou ses sous-vêtements, l’avantage du sachet en tissu est qu’il peut avoir de multiples usages ensuite. A condition d’être opaque, il fait un très bon emballage cadeau pour les bijoux ou les cosmétiques. Attention aux versions transparentes qui crissent sous les doigts : elles sont en polyester, une fibre synthétique, faite de fils de plastique ! Pour en trouver en coton, tournez-vous vers les marques bio, les petits créateurs et créatrices, les magasins de produits naturels, ou détournez les sachets destinés à l’épicerie en vrac.
Un bee wrap ou toile à la cire d’abeille : connue pour être l’alternative écolo au film étirable dans la cuisine, ces carrés de tissus enduits permettent aussi de faire de jolis emballages cadeaux, tout en initiant au zéro déchet !
Un emballage cadeau recyclé





Pas question de jeter ces papiers qui vont servir à envelopper les cadeaux :
Des pages colorées d’un magazine : compliqué sans ruban adhésif pour les grands cadeaux, mais idéal pour les petits cadeaux. Il suffit de les plier comme des enveloppes
Du papier journal ou les pages de texte d’un magazine : évidemment, il faut le customiser pour que ce soit joli. On travaille les idées de pliage pour faire des pochettes, on peut les agrémenter de tampons pour les décorer et utiliser des pinces de bureau ou même des pinces à linges en bois pour les fermer.
Du papier kraft : parfois utilisé par les magasins eux-mêmes, il est parfait pour tous les cadeaux : bougie, cadre, livre… Il se plie bien et est assez résistant pour emballer des boîtes de jeux. On peut ensuite le décorer.
Une boîte d’œufs ou une boîte à chaussure décorées : on la choisit blanche et on la décore en dessinant ou collant dessus des pages de magazine ou encore pourquoi pas des éléments naturels type feuilles ou coquillages.
Une caisse en bois : les caisses de vin sont souvent jetées par les cavistes après avoir reçu leur livraison. Pourquoi ne pas leur demander de les récupérer afin d’y placer le cadeau à emballer. En espérant ne pas faire de fausse joie à la personne qui le recevra en s’attendant peut-être à 6 bonnes bouteilles !
Pour fermer ces paquets, utilisez des rubans en tissu, pourquoi pas des fils de tissus découpés dans des chutes ou un vieux teeshirt, ou encore de la ficelle ou du raphia.
Pour emballer écolo, place à la créativité : quand on veut faire différemment, les idées ne manquent pas. Reste à prendre le temps pour trouver un peu de matériel de récupération. Un bon exercice Do it yourself qui agrémente les cadeaux et une bonne occasion pour affirmer vos engagements écologiques.
Loi AGEC : vers le zéro déchet ?
Dans les 20 dernières années, la production mondiale de vêtements a plus que doublé. Le renouvellement accéléré des garde-robes et la réduction de la durée de vie des produits, liés à l’avènement de la Fast Fashion, ont produit un nombre croissant d’invendus, souvent détruits dans des conditions plus que discutables. La loi AGEC, qui entre en vigueur en janvier 2022, l’interdit. Décryptage.
Gâchis vestimentaire, scandales et gestion désordonnée
En 2017, H&M aurait brûlé une douzaine de tonnes de vêtements invendus au Danemark. La marque assurait alors que l’incinération concernait les pièces non conformes aux règles de sécurité de l’entreprise. En 2018, le rapport annuel de Burberry estimait le coût des produits finis physiquement détruits à 32,6 millions d’euros, dont 21 millions d’euros de produits de prêt-à-porter et d’accessoires, assurant dans le même rapport que le processus d’incinération était corrélé à une valorisation énergétique (production d’énergie). La même année, des doudounes, chemises et pulls Celio étaient retrouvés lacérés dans les poubelles de la boutique de Rouen, en pleine vague de froid. Devant les actions de contestation d’associations, Celio déclarait alors que les produits étaient importables et qu’ils soutenaient l’ADN (Agence du Don en Nature) par ailleurs.
Jusqu’à présent, chaque marque gère selon ses choix
Une des explications à ces nombreux invendus : les marques sont prises dans un cercle vicieux. Elles commandent de grandes quantités de vêtements car plus le volume est important plus les coûts à l’unité sont intéressants, particulièrement dans les pays où la main d’œuvre est à bas prix.
Charge à elles ensuite de gérer les invendus à leur manière : soldes, braderies, outlets, ventes privées en magasin et sur des sites dédiés type Veepee ou Showroomprivé. Malgré cela, le secteur de la Fast Fashion génère 25% d’invendus quand le Luxe en génère environ 5%. Ce qui reste est donc incinéré ou jeté, après avoir été rendu inutilisable, afin d’éviter un marché noir secondaire.
Pour ce qui est du luxe, les marques pratiquent très peu de soldes et de déstockage afin de ne pas porter atteinte à leur image, protéger la liberté intellectuelle et éviter la contrefaçon. Elles détruisent donc des prototypes et des produits valant plusieurs milliers d’euros.
Un gâchis en amont et en aval
Éliminer des invendus ne consiste pas seulement à jeter un produit fini, mais à gâcher de la matière, des fournitures, de la main d’œuvre, des produits pouvant être portés ou réparés/upcyclés/recyclés.À ce gaspillage vient s’ajouter le coût environnemental de la production d’un produit inutile, de son transport sur des milliers de kilomètres, de son stockage (dans des entrepôts chauffés et éclairés) et enfin de sa destruction. Ainsi, chaque année, entre 10 000 et 20 000 tonnes de produits textiles sont détruits en France.
La Loi AGEC, vers un modèle circulaire antigaspi

La loi AGEC (Anti-Gaspillage et pour l’Économie Circulaire), ou loi n° 2020-105 du 10 février 2020, a été portée par Brune Poirson, secrétaire d’État auprès du Ministre de la Transition écologique et solidaire – Nicolas Hulot – dans le deuxième gouvernement d’Édouard Philippe. La volonté de la secrétaire d’État était de changer en profondeur les comportements des industriels pour permettre à la France de respecter les Accords de Paris, c’est-à-dire inscrire la France dans une trajectoire de hausse des températures globales « bien en dessous de 2 degrés » en 2050.
Cette loi a pour objectif d’accélérer le changement de modèle de production et de consommation afin de limiter les déchets et préserver les ressources naturelles, la biodiversité et le climat.
Dans ce contexte s’inscrit l’interdiction de détruire des produits neufs invendus non alimentaires, dès le 1er janvier 2022. Pour l’industrie de la mode et du luxe, cette loi signifie que les producteurs, importateurs, distributeurs devront désormais “donner, réemployer, réutiliser ou recycler leurs invendus”, mais aussi inciter et aider le consommateur au tri, et inclure dès la production des matières recyclées ou upcyclées. Encore une fois, c’est par la contrainte que l’industrie est obligée d’évoluer en profondeur.
Que dit la Loi ?
Favoriser une production incluant les matières recyclées
Pour aller, dès la conception du produit, vers une économie des ressources utilisées, la loi renforce le dispositif de “bonus-malus”. Ce mécanisme, qui existe déjà pour les produits de la filière TLC (Textile d’habillement, Linge de maison & Chaussure), consiste à appliquer une modulation des éco-contributions versées par les metteurs en marché aux éco-organismes. Il permet d’encourager la production des produits vers une meilleure durabilité et/ou recyclabilité, et incite à l’incorporation de matières recyclées dans la fabrication. Concrètement, les fabricants qui conçoivent ou importent leurs produits de manière “écologique” (en y incorporant des matières recyclées par exemple) bénéficieront d’un bonus sur la contribution financière qu’ils versent à leur éco-organisme pour la gestion et le traitement de la fin de vie de leurs produits. A contrario, ceux qui ne s’inscrivent pas dans cette démarche de produits à “haute valeur environnementale” auront une contribution majorée par un malus. Les consommateurs en sont informés par la présence d’un affichage dès l’acte d’achat.
Interdire la destruction des invendus
Aujourd’hui, les entreprises détruisent 5 fois plus qu’elles ne donnent. Pour mettre fin à cette situation, la loi interdit la destruction (mise en décharge et incinération) des produits neufs invendus et oblige à recourir systématiquement au réemploi (notamment par le don), à la réutilisation et au recyclage des produits neufs invendus. L’objectif est aussi de lutter contre la surproduction. Seuls certains produits pourront bénéficier d’une exception : ceux pour lesquels le recyclage conduirait à un impact environnemental négatif, à une interdiction (présentant un risque pour l’environnement ou pour la santé humaine) ou pour lesquels il n’existe aucune solution technique de réemploi, de réutilisation ou de recyclage.
Collecter les textiles usagés
L’objectif de la loi est de favoriser le développement des secondes vies des produits et des matières, soit par le réemploi des articles en bon état, soit par le recyclage des produits textiles non réemployables. Ainsi, la Responsabilité Élargie du Producteur (REP) s’étend au-delà de la conception et de la vente des produits, et l’engage jusqu’à la fin de vie de ses produits. A charge ainsi pour lui d’assurer la récupération de ses produits quand ceux-ci sont usagés et que le consommateur souhaite s’en séparer. Plusieurs distributeurs organisent déjà une collecte de textiles usagés dans leurs magasins ; ils sont identifiés, auprès d’Eco TLC, comme des détenteurs de points d’apport volontaire (PAV), et sont géocalisables sur www.lafibredutri.fr.
Déployer le picto Triman
Par ailleurs, pour favoriser le tri et le simplifier (savoir dans quel contenant un produit doit être déposé), le picto Triman, entré en vigueur en 2015 mais encore peu connu (un petit bonhomme avec trois flèches) doit dorénavant s’accompagner d’une phrase explicative indiquant au consommateur, pour les produits textiles, le point d’apport à utiliser : bornes sur les voies publiques, boîtes en magasins, associations…
Le don favorisé
Le calendrier de la loi AGEC s’articule – pour la gestion des invendus – autour de deux dates. La première, le 1er janvier 2022, concerne tous les produits déjà couverts par une filière REP c’est-à-dire les vêtements et les chaussures. La seconde est celle du 31 décembre 2023 au plus tard et concerne tous les autres produits (par exemple pour les maisons de Mode de luxe, la maroquinerie et les accessoires). Le premier principe de la loi est d’entériner l’interdiction de destruction des invendus, qu’il s’agisse d’enfouissement ou d’incinération. Le second principe demande aux metteurs sur le marché d’explorer le don, puis – uniquement après 3 refus de don – la réutilisation ou l’upcycling et enfin le recyclage. La dernière voie autorisée est celle de la valorisation énergétique. Chacune des voies explorées permet au produit fini ou à sa matière de continuer sa vie. L’invendu – ou ses matières – deviennent une ressource qui vient alimenter une économie en boucle. Avec cette loi, l’économie de la Mode de luxe devient circulaire.
Les solutions pour parvenir au zéro déchet ?
Face à ce changement rapide, les marques multiplient les initiatives
Réduire l’offre en amont
Pour faire écho à la parole de Bea Johnson, figure de proue du mouvement zéro déchet : « Le meilleur déchet, c’est celui qui n’existe pas », le cabinet McKinsey, dans son rapport The State of Fashion 2021, estime que les entreprises de la Mode en général, doivent désormais miser sur la rentabilité, la simplicité et la réduction des collections, plus que sur le discount et les volumes. Les maisons de luxe avaient déjà commencé à travailler sur la réduction de l’offre avec moins de références, elles s’interrogent désormais sur la réduction du nombre de collections.
Parmi les 500 dirigeants de maisons de Mode interrogés par McKinsey pour son Rapport 2021, 30% ont annoncé renoncer au calendrier saisonnier des défilés. En septembre 2021 à New-York, Ralph Lauren, Tommy Hilfiger et Marc Jacobs l’ont fait. A Paris, c’était Celine et Mugler. Gucci a aussi déclaré que ses collections passeraient désormais de 5 à 2 par an. Hors luxe, certaines marques ont même choisi la rareté comme « marque de fabrique », comme celle des skateurs Supreme. Ce que l’on appelle désormais le modèle du « Drop ».
En parallèle des réflexions sur le rythme des collections, d’autres pistes sont envisagées : les productions à la demande, en précommande, et les commandes spéciales sont des axes que développent certaines marques. Mais cela vaut surtout pour le haut de gamme où les clients sont prêts à attendre.
Mettre en place des plateformes de revalorisation en aval
Il est nécessaire dès à présent de mettre en place des circuits et structures à même d’absorber l’afflux de ces invendus, sans qu’ils finissent sur les marchés de certaines villes du continent Africain, comme c’est souvent le cas, et plus encore en 2020, où les invendus ont été particulièrement importants en raison de la pandémie et des fermetures de magasins dues aux confinements.





Les maisons de luxe se sont, pour beaucoup, tournées vers des associations offrant des garanties sur l’écoulement de leurs produits, comme l’Agence du Don en Nature, et font appel à des ESATs (Établissement et Service d’Aide par le Travail) ou à des associations favorisant la réinsertion professionnelle pour anonymiser (dégriffer) les produits. Certaines ont aussi upcyclé elles-mêmes leurs invendus. Exemple avec les « LV trainers upcycling » de Louis Vuitton, des baskets démontées et remontées selon une philosophie écoresponsable mise en place en 2018 par Virgile Abloh ; un sac devrait suivre.
Il existe ainsi des plateformes qui permettent de valoriser les matières, chutes et rouleaux de tissus inutilisés post-production des marques (Weturn, UpTrade, Nona Source…), d’autres se créent pour la revalorisation post-production, comme Recycle de Refashion, qui facilite l’accès aux matières issues du recyclage et le développement de solutions industrielles à grande échelle pour le recyclage et la valorisation des textiles et chaussures en Europe.
La Loi AGEC oblige les acteurs du textile et de la mode à revoir leur modèle, en France. Décidée à l’origine comme une transposition d’une directive européenne de 2018, elle est en fait allée plus loin et a même incité l’Union européenne à reformuler son propre projet. Ce plan pourrait ainsi présenter des objectifs précis pour l’horizon 2030 en termes de réduction des déchets textiles et établir de nouvelles normes communautaires. Reste que la majorité des textiles de la Fast Fashion sont produits et détruits ou réexpédiés hors Europe…
« Le zéro déchet, ce n’est pas recycler plus mais recycler moins » Béa Johnson.