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Environnement

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La Saint-Valentin : En étant responsable, c'est mieux

La Saint-Valentin est l’occasion de faire une belle déclaration d’amour à la personne qu'on aime. Pourquoi  ne pas profiter de cette occasion pour adopter une approche éco-responsable ? 

En choisissant des cadeaux et des décorations qui préservent l’environnement, vous offrez à votre partenaire un cadeau qui a réellement du sens, en combinant plaisir personnel et engagement pour un monde durable.

Découvrez quelques idées qui peuvent vous accompagner dans votre démarche responsable.

Des cadeaux porteurs de sens et respectueux de l'environnement 

1. Les cadeaux faits maison

Les cadeaux faits maison sont l’une des façons les sincères de témoigner votre amour. Ils reflètent et le temps que vous avez consacré à créer quelque chose d’unique pour la personne que vous aimez. Chaque détail montre à quel point la personne qui le reçoit compte pour vous tout en réduisant les déchets et en favorisant une consommation responsable et en réduisant son impact environnemental. Ce type de cadeau incarne véritablement l'idée d'un geste fait avec le cœur.

2. Des cadeaux non physique

Plutôt qu’un objet physique, offrez une expérience inoubliable. Un cours de cuisine bio, une séance de massage aux huiles écologiques, ou une escapade nature axée sur la découverte de pratiques écoresponsables sont des exemples d’activités à partager tout en limitant votre empreinte carbone et votre impact environnemental. Ces moments sont précieux, réduisent votre empreinte carbone et illustrent une approche plus écologique et durable.

3. Des produits locaux et artisanaux

Il existe aussi une autre alternative : en offrant des produits artisanaux comme des bougies en cire biologique ou des bijoux fabriqués localement, tout en soutenant l’économie locale, en réduisant l’impact environnemental et en favorisant une consommation plus responsable et plus écologique.

4. Les fleurs, mais différemment

Les roses rouges sont les stars de la Saint-Valentin, mais elles viennent souvent de loin et leur production peut avoir un impact important sur l’environnement et la consommation d’eau. Privilégiez des fleurs de saison cultivées localement, issues d’une production biologique, ou offrez une plante en pot, durable et nécessitant une faible consommation.

 

Une décoration éco-responsable qui célèbre l'Amour

1. Réutilisez et transformez ce que vous avez

Plus besoin de se précipiter dans les magasins à la recherche de la décoration idéale, elle peut peut-être se trouver chez vous ! Laissez parler votre créativité en réutilisant des objets que vous possédez déjà. Par exemple, réutiliser des bocaux en verre pour en faire de magnifiques photophores limite les déchets, favorise une consommation circulaire et une meilleure utilisation des ressources disponibles et optimise l'utilisation des ressources disponibles, et une guirlande lumineuse à basse consommation d’énergie peut créer une ambiance romantique.

2. Optez des matières naturelles

Envie d’embellir votre table avec une touche naturelle et écologique ? C'est possible, vous pouvez intégrer des branches, des feuilles ou des fleurs fraîches pour créer une décoration à la fois authentique et pleine de charme. Ces éléments, en plus d’incarner l’amour, sont biodégradables et respectueux de l’environnement. Pour parfaire l’ensemble, choisissez une nappe en lin labellisée écologique et des serviettes en tissu réutilisables, qui apporteront une élégance durable en réduisant la consommation de ressources.

3. Privilégiez la seconde main

Besoin d’un vase, de vaisselle ou d’accessoires décoratifs issus de la seconde main ? Pensez aux magasins de seconde main. Non seulement vous ferez des économies, mais vous contribuerez aussi à réduire la consommation de ressources et à prolonger la vie des objets.

4. Créez votre propre déco

Laissez-vous guider par votre imagination en créant des objets faits mains.  confectionnez des cœurs en papier recyclé ou des guirlandes à partir de chutes de tissu. Ces projets DIY apportent une touche unique et personnelle à votre décoration tout en s’inscrivant dans une démarche éco-friendly.

Quelques astuces simples pour une soirée éco-responsable

1. Un repas fait maison avec des produits locaux

Un repas fait maison est non seulement plus économique, mais aussi plus durable en limitant les déchets et la consommation d’énergie, mais aussi plus respectueux de l’environnement. Privilégiez des ingrédients locaux, issus de l’agriculture biologique et de saison, pour concocter un menu savoureux et écoresponsable. Une cuisine simple mais authentique sera appréciée par votre partenaire.

2. Des bougies écologiques

Pour créer une ambiance chaleureuse, optez pour des bougies certifiées écologiques à base de cire naturelle, comme la cire de soja ou d’abeille, qui réduisent l’empreinte carbone, qui sont biodégradables et non toxiques, contribuant ainsi à une démarche plus écoresponsable. Évitez les bougies contenant de la paraffine, qui est issue du pétrole.

3. Pensez au transport

Si vous prévoyez de sortir, privilégiez un mode de transport écologique comme la marche, le vélo ou les transports en commun afin de réduire vos émissions de carbone et votre impact environnemental. Cela limite les émissions de CO2 et contribue à une soirée vraiment responsable.

Adoptez une Saint-Valentin porteuse de valeurs

Fêter la Saint-Valentin de manière responsable ne signifie pas renoncer à la magie de cette journée. Au contraire, c’est une façon de montrer à votre partenaire que vous pensez à son bonheur tout en respectant notre belle planète. Chaque action, aussi petite soit-elle, compte pour construire un avenir plus durable, réduire notre empreinte carbone et notre impact environnemental et favoriser des pratiques écoresponsables au quotidien.

Opter pour une Saint-Valentin éco-responsable, c’est aussi privilégier l’authenticité et la sincérité des échanges. Un amour sincère ne se mesure pas à la valeur matérielle d’un cadeau, mais à l’intention qui l’accompagne. En choisissant des alternatives plus respectueuses de l’environnement, vous pouvez démontrer que votre engagement va au-delà du simple geste romantique : il reflète vos valeurs et votre souci du bien-être de la planète.

Une belle manière de célébrer cette journée est de privilégier des cadeaux durables, porteurs de sens et issus d’une production responsable. Offrir une lettre manuscrite remplie de mots sincères et touchants est une attention bien plus précieuse qu’un simple objet acheté en magasin. Un poème, une chanson écrite pour l’occasion ou un album photo retraçant les plus beaux souvenirs de votre relation marqueront bien plus les esprits et le cœur.

La Saint-Valentin peut aussi être l’occasion de passer du temps de qualité ensemble, sans céder à la surconsommation. Pourquoi ne pas organiser une soirée cocooning à la maison avec un repas fait maison à base de produits locaux et biologiques, agrémenté d’une playlist soigneusement choisie ? Un pique-nique en pleine nature, une randonnée en amoureux ou encore une soirée jeux de société à la lueur des bougies sont autant d’expériences simples mais mémorables.

Inspirez-vous pour aller plus loin

Vous souhaitez découvrir d’autres astuces et conseils pour un mode de vie éco-responsable ? Rendez-vous sur notre blog We Are Clean et laissez-vous inspirer par nos articles engagés. Ensemble, adoptons des pratiques éco-responsables et faisons de chaque moment une opportunité pour réduire notre impact environnemental !


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Quels sont les gestes anti-plastique les plus efficaces ?

Le plastique représente une source de pollution considérable mais surtout persistante : il ne disparaît jamais mais se décompose en micro-plastiques qui envahissent les océans, les sols et les organismes vivants… que nous sommes ! Il est temps d’adopter les gestes anti-plastique de base dans notre vie quotidienne.

Selon une étude du WWF, nous ingérons environ 5g de plastique par semaine, soit l’équivalent d’une carte de crédit ! Couper ses aliments sur une planche en plastique, consommer des fruits de mer qui en ont absorbé à travers le plancton ou via les emballages alimentaires… le risque est écologique mais aussi sanitaire. Voici ce que l’on peut faire :

Les gestes anti-plastique dans la cuisine

  • Cuisinez des aliments frais à stocker dans des récipients en verre et évitez les plats cuisinés industriels présentés dans des barquettes plastique qui se réchauffent au micro-ondes et dont les composants peuvent migrer dans la nourriture.
  • Évitez les éponges classiques : faites de plastique souple, elles se décomposent en miettes qui partent dans les eaux usées. Adoptez les tawashis (éponges japonaises en tissu recyclé) ou des brosses avec un manche en bois.
  • Utilisez des sacs en papier kraft ou carton à la place des sacs poubelle en plastique : ces derniers étant soit incinérés (dégageant des fumées toxiques), soit enterrés (se décomposant dans le sol), il est donc urgent de les éviter.
  • Passez-vous de film plastique étirable dont la courte vie n’en vaut pas la peine. Découvrez les « bee wrap », des morceaux de tissus enduits de cire réutilisables et naturels !
  • N’achetez plus de bouteilles en plastique, surtout les sodas, c’est mauvais pour la planète et la santé ! Sauf contrainte médicale, évitez l’eau minérale en bouteille plastique au profit de bouteilles en verre ou d’un filtre à fixer sur le robinet ou encore de charbon type Binchotan à placer dans une carafe d’eau en verre pour la filtrer naturellement.

Les gestes anti plastique dans la salle de bain

  • Les cotons tiges en plastique sont à priori interdits depuis janvier 2020 mais en attendant que ce soit généralisé, optez pour un cure-oreille ou un coton- tige réutilisable, ou une tige en carton ou bambou.
  • Passez aux savons et aux shampoings solides à la place des shampoings et gels douche liquides : ce sont des centaines de bouteilles plastiques qui ne seront ni produites, ni jetées ! Et en plus il en existe plein qui sentent divinement bon !
  • Les tubes de dentifrice, comme les brosses à dents, ne sont jamais recyclés… on adopte leurs versions en bois et les dentifrices en tube métal, ou encore en version solide pour un brossage écolo !
  • Aux tampons avec applicateurs « compact » en plastique, et aux serviettes hygiéniques en fibres synthétiques, donc plastiques, préférez les culottes menstruelles lavables ou les cups réutilisables à l’infini !
  • Zéro lingettes : en fibres synthétiques, elles sont polluantes. Pour vous ou votre bébé, misez sur des lingettes en tissu lavables !

Les gestes anti plastique au bureau

  • Munissez-vous d’un mug pour ne plus jamais avoir à prendre un gobelet plastique à la machine à café ! Même s’ils sont en carton, ils sont souvent doublés d’un film plastique qui les rend non-recyclables… Et ceci est valable pour les « touillettes » qu’une bonne vieille cuillère remplace à merveille !
  • Si vous avez vos habitudes pour votre déjeuner, chez un traiteur par exemple, apportez vos contenants, vos couverts et refusez le sac plastique !

Les gestes anti plastique à l’extérieur

  • Ne jetez plus jamais votre mégot par terre : un seul de ces filtres, fait d’acétate de cellulose, une fibre plastique met plus de 15 ans à se désintégrer et peut polluer 500L d’eau. Le jeter dans la rue, c’est lui permettre d’arriver un jour à une rivière ou dans la mer par le biais des eaux fluviales qui ne sont pas filtrées.
  • Au bar, demandez votre mojito sans paille en plastique ! Celles-ci devraient être interdites bientôt mais il s’en écoule encore

Si depuis le 1er janvier 2021, pailles, couverts ou touillettes en plastique à usage unique sont interdits à la vente mais peuvent encore être distribués jusqu’à épuisement des stocks. Pour laisser les industriels s’adapter, le gouvernement s’est fixé pour objectif d’en avoir fini avec les plastiques à usage unique d’ici… 20 ans !

Mais pas besoin d’attendre les lois pour nous en passer dès aujourd’hui : dirigez-vous vers le magasin de vrac, le réutilisable et les matières durables !

Pour aller plus loin : J’arrête le plastique, Anne Thoumieux, Editions Leduc

Pollution - Clean Planet - WE ARE CLEAN Image

Quels sont les plus gros pollueurs de la planète ?

Face aux enjeux de la pollution et du réchauffement climatique, on se sent impuissant et on a envie de savoir « à qui la faute ». Quels sont les grands responsables ? Les industries lourdes, la mode, le numérique, les transports, les agricultures, les élevages industriels ?

Pour identifier les industries les plus polluantes de la planète, il faut mener une enquête minutieuse. Analyser d’abord les origines de pollution des sols, de l’air et de l’eau pour évaluer ensuite la responsabilité de chaque pollueur. Heureusement aujourd’hui les indicateurs de pollution sont de plus en plus nombreux et précis pour identifier les grands responsables, les plus gros pollueurs de la planète.

Avant tout, qu’est-ce que la pollution ?

Polluer, c’est dégrader un écosystème, l’environnement ou le détruire entièrement en y introduisant des éléments qui lui sont impropres et qui vont lui nuire. Il peut s’agir du plastique dans l’océan, de produits toxiques dans les sols ou les rivières, de particules dans l’air ou encore de déchets dans la nature. Les écosystèmes sont par définition en perpétuelle évolution : ils peuvent donc s’adapter à l’ajout de ces matières mais jusqu’à un certain point seulement. Dans tous les cas, la pollution menace leur fragile équilibre et ce n’est pas toujours ce que l’on croit. Par exemple, des algues vertes peuvent proliférer à cause des activités humaines au point d’étouffer le reste du milieu aquatique qu’elles colonisent. C’est une autre forme de pollution dont l’homme est responsable, bien que les algues soient d’origine naturelle.

La différence entre pollution et CO2

Quand on parle de pollution, on évoque aujourd’hui de manière systématique le dioxyde de carbone, CO2. Or, le CO2, on en produit nous-même en respirant ! Le problème n’est donc pas vraiment sa présence dans l’air qui est naturelle, mais les conséquences de ses émissions en surplus, principalement dues à la combustion d’énergies fossiles (pétrole, gaz et charbon). Le dioxyde de carbone est un gaz à effet de serre qui contribue largement au réchauffement climatique s’il est en excès dans l’atmosphère. Les gaz à effet de serre sont appelés ainsi car ils empêchent les infrarouges émis par la Terre de s’évacuer dans l’espace en se plaçant au-dessus d’eux comme un couvercle, ce qui fait monter la température en dessous dans l’atmosphère, comme dans une serre. Ce phénomène est naturel et a permis à la vie d’apparaître sur Terre, mais les activités humaines ajoutant des quantités énormes de gaz à effet de serre dans le système créent un déséquilibre qui dérègle la machine climatique.

Qui pollue quoi ?

Pas évident d’évaluer l’amplitude de l’impact de chaque industrie polluante : Quelle est la quantité de gaz à effet de serre qu’elle émet ? Comment évaluer sa pollution plastique ? sa pollution chimique ? Mieux vaut raisonner par source de pollution – des sols, de l’air, de l’eau- et par secteurs d’activité – automobile, transports, industries, agriculture et élevage-.

Qui pollue les sols ?

Un sol est considéré comme pollué quand il a reçu des produits chimiques qui contaminent la faune et la flore. Ce type de pollution provient principalement des rejets chimiques d’activités industrielles, des élevages intensifs et de l’agriculture à cause des produits phytosanitaires et les fameux désherbants (type glyphosate) et autres engrais chimiques, utilisés par les agriculteurs. La pollution peut aussi venir des grandes quantités de déjections des animaux d’élevage industriels qui saturent l’environnement et deviennent toxiques (voir plus bas). Mais il peut aussi s’agir des produits chimiques d’une usine, des eaux usées des fabricants de médicaments alors saturées en principes actifs pharmaceutiques qui se répandent dans le sol, mais aussi d’hydrocarbures qui fuitent près d’une pompe à essence par exemple.

Qui pollue l’air ?

Pollution d'air - Clean for Good - WE ARE CLEAN

L’émission de CO2 par les véhicules, avions et autres navires n’est pas à proprement parler un polluant : il n’est pas responsable des particules fines qui, elles, sont extrêmement nocives, et ce de manière directe, pour nous humains. Quand on parle de pollution de l’air ce sont à ces particules que l’on fait référence qui pénètrent dans l’organisme par les voies respiratoires et par la peau. Elles sont à l’origine de nombreuses maladies respiratoires, cardiovasculaires et cancers. Et en France, la pollution des particules fines est la seconde cause de mort évitable après le tabac.

  • La voiture bien sûr émet beaucoup de particules fines, mais pas tant à cause des moteurs, aujourd’hui équipés de filtres assez efficaces. La pollution automobile provient surtout du frottement des disques de frein et à l’usure des pneus sur la route. Ces deux frottements génèrent une fine poussière de particules principalement constituée de noir de carbone et de métaux lourds type cuivre, baryum, nickel, chrome, plomb, zinc, hautement toxiques.
  • Le transport maritime est l’autre grand coupable, avec les avions : les « supertankers », ces navires géants qui transportent, exportent et importent presque la totalité des marchandises dans le monde, génèrent une pollution en oxydes de soufre, en oxydes d’azote et en particules ultrafines absolument gigantesque … principalement à cause de leur carburant qui est l’un des plus sales au monde, un résidu de pétrole lourd et difficile à brûler.
  • Les centrales à charbon, qu’on oublie souvent de mentionner, sont une des pires sources de particules fines et ultrafines qui s’infiltrent très profondément dans notre organisme. Elles sont légion en Asie, mais aussi en Europe comme en Pologne ou encore en Allemagne où 25% de l’électricité provient de centrales à charbon. En France, les centrales à charbon ont presque totalement disparu car plus de 70% de l’électricité provient du nucléaire qui n’émet quasiment pas de CO2, ni de particules fines.

Qui pollue l’eau ?

Pollution d'eau - Clean for Good - WE ARE CLEAN

Les rivières, les lacs et la mer peuvent (et sont) pollués par les mêmes substances que les sols par le biais de l’eau de pluie qui les drainent. Une zone fortement polluée peut mener à la destruction totale de l’écosystème d’un marais, si animaux et plantes ne peuvent plus y vivre. Les rejets des élevages peuvent aussi déséquilibrer l’eau et mener à la propagation d’espèces nuisibles et/ou envahissantes comme les algues vertes. Mais s’ajoute à cette pollution, les déchets que rivières, lacs et mer réceptionnent directement. En ce qui concerne l’océan, la crème solaire est un déchet qui étouffe les fonds marins, les prive de lumière en formant un film à la surface (selon les filtres utilisés dans la crème) ou entraine la destruction du précieux corail. S’ajoutent à ces polluants, les substances toxiques émises en mer du type marée noire qui ravagent tout sur leur passage, et surtout, le plastique, qui forme des soupes de microplastiques en se dégradant, absorbées ensuite par les organismes marins.

Quelles sont les plus grands pollueurs ?

Une multitude de méthodes de mesure, d’indicateurs, d’indices de plus en plus sophistiqués permettent d’analyser et surtout de quantifier les dégâts polluants des différentes industries. Et ce, au niveau mondial, car les industries polluantes sont bien différentes selon les pays. L’analyse de toutes ces données aboutissent à l’identification des 5 plus gros pollueurs de la planète.

L’industrie textile

Cinquième plus gros émetteur de gaz à effet de serre, l’industrie textile est une grande consommatrice de ressources et d’eau en particulier. Elle génère aussi de nombreuses pollutions, la principale étant celle due à la teinture des textiles qui la hisse à la seconde place en termes de pollution d’eau au niveau mondial. En effet, la fabrication des vêtements et le traitement des fibres, notamment des fibres synthétiques, nécessite un arsenal de produits chimiques toxiques qui se retrouvent dans les eaux usées qui sortent des usines, souvent dans des pays pauvres qui n’ont pas de réglementation suffisante pour faire pression sur les marques.

Les transports

Le secteur des transports est le grand responsable de la pollution de l’air. A des niveaux différents : en moyenne, un transport en train émet 10 fois moins de CO2 que le même trajet en voiture et jusqu’à 50 fois moins de CO2 que l’avion. Et si les réacteurs des avions, les pneus des trains, les supertankers et les voitures lors de la combustion du carburant émettent des particules fines dangereuses pour la santé, les dégâts ne s’arrêtent pas à l’utilisation des véhicules. Durant leur fabrication, de très nombreux matériaux, déchets et produits toxiques sont utilisés, ce qui double leur impact environnemental, en plus d’émettre du CO2 de manière record.

L’agriculture et l’élevage intensif

Elevage intensif - Clean for Good - WE ARE CLEAN

L’agriculture et l’élevage intensif ont un point commun : ils génèrent de l’ammoniac. Ce composé chimique provient des engrais azotés utilisés pour fertiliser les cultures, mais aussi des déjections des animaux qui posent de graves problèmes liés à la pratique de « l’épandage ». Cette technique consiste à utiliser le lisier, riche en azote, sur les terres comme engrais. Tout comme les pesticides, les herbicides et les engrais chimiques qui anéantissent au passage la biodiversité, les produits toxiques du lisier se retrouvent dans le sol puis dans les cours d’eau, et sous forme de nitrate en ce qui le concerne. Une contamination qui peut aller jusqu’aux nappes phréatiques rendant ainsi l’eau impropre à la consommation. En bonus, l’azote et les nitrates stimulent la prolifération d’algues vertes qui colonisent alors les côtes, comme c’est le cas en Bretagne à cause des élevages porcins géants situés en amont du bassin versant.

La pollution numérique

La fabrication des smartphones, ordinateurs, tablettes, TV, box internet, disques durs… etc. génère une pollution très importante, tout au long de leur cycle de vie.
Pour les fabriquer tout d’abord, de très nombreux métaux rares sont nécessaires : cuivre, lithium, or, cobalt… ils sont extraits d’une manière souvent peu scrupuleuse qui pollue terriblement l’environnement, épuise les ressources, fragilise les écosystèmes en plus d’exploiter les habitants de ces régions et d’impliquer parfois le travail d’enfants. Ce processus, valable pour la fabrication des objets numériques, l’est aussi pour les « data centers », ces immenses centres numériques qui stockent les données numériques et hébergent les contenus d’internet. Tous ces outils et ces équipements sont autant de déchets quand ils ne fonctionnent plus. Ils sont très peu recyclés alors même que certains des métaux qu’ils contiennent viendront bientôt à manquer. De plus, le secteur du numérique est aujourd’hui responsable de près de 4% des émissions de gaz à effet de serre mondiales ! L’utilisation d’internet (visionner des films en streaming, utiliser des objets connectés, utiliser les réseaux sociaux avec leurs photos et vidéos, et même faire de simples recherches sur Google ou consulter un site web…) demande aux data centers de consommer beaucoup d’énergie qui, si elle est produite à partir de sources fossiles, émettra quantité de CO2.

Il ne faudrait pas dire « la pollution » mais « les pollutions ». La prise de conscience se met en marche et dans ce combat pour préserver l’environnement, nos choix de consommation sont au moins aussi importants que les politiques mises en place. C’est la force du groupe. Arrêter ou réduire la viande, préférer le train à l’avion… ce sont les nouveaux réflexes que l’on doit adopter avant qu’un jour nous n’ayons tout simplement plus le choix.

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Quelle est la durée de vie des déchets ?

Un an, dix ans, plus de cent ans ? Certains objets du quotidien, jetés dans la nature, peuvent mettre des années à disparaître. Quelle est la durée de vie de ces déchets du quotidien ? Comment faire pour réduire leur impact ? Revue de détails et pistes pour réduire la consommation de tous ces déchets qui sont de véritables dangers pour la nature.

« L’homme se doit d’être le gardien de la nature et non son propriétaire. » Cette phrase de Philippe Saint-Marc, l’un des plus grands spécialistes français de l’environnement, porte en elle tout l’enjeu qui nous habite aujourd’hui. Préserver l’environnement et la planète. Un des domaines sur lequel il est facile d’agir concerne les déchets qui sont un danger pour la faune et la flore. En effet, on peut tous, en conscience jeter ou pas, ramasser ou pas, trier ou pas… Revue de détails et pistes pour réduire la consommation de tous ces déchets qui sont de véritables dangers pour la nature.

Nature en danger, c’est une urgence !

La faune et la flore souffrent de l’accumulation des déchets qui mettent très longtemps à disparaître en se biodégradant. Le plus grand fléau pour l’océan concerne les déchets plastiques qui polluent les fonds marins et menacent certaines espèces animales (par exemple les tortues qui avalent les sacs plastiques flottants). Selon le site un océan de plastique, « ce sont 1000 tonnes de déchets plastiques, qui, chaque heure, atteignent l’océan, dont 80% proviennent de la terre ferme. » Dramatique ! D’autant que le plastique se retrouve ensuite dans la chaîne alimentaire…

Quelle est la durée de vie des déchets ?

Autre pire ennemi de l’environnement ? L’humain qui jette sans réfléchir aux conséquences de son geste. Le temps pour un objet de se biodégrader varie d’un an à… un milliard d’années. La durée d’autodestruction d’un déchet est difficile à imaginer, et pourtant !

Pour exemple, 12 objets du quotidien :

  • Papier toilette : de 2 semaines à 1 mois.
  • Trognon de pomme : d’1 à 5 mois.
  • Mouchoir en papier : 3 mois
  • Journal : de 3 à 12 mois.
  • Ticket de bus : 1 an.
  • Mégot de cigarettes : d’1 à 5 ans.
  • Chewing-gum : 5 ans.
  • Canette en aluminium : de 200 à 500 ans.
  • Sac en plastique : 150 ans.
  • Bouteille en plastique : de 100 à 1000 ans.
  • Serviette hygiénique ou couche jetable : 400 à 500 ans.
  • Verre : jusqu’à 5000 ans.

Source: ConsoGlobe | SIEDMTO

3 principes pour réduire la consommation de déchets pour une Clean Planet

1 – Règle de base : ne rien jeter dans la nature.

Cela signifie par exemple de débarrasser de tous les déchets et effacer toutes traces après un pique-nique en pleine nature ou un après-midi sur la plage. Mais cela veut aussi dire, pour les fumeurs, de ne pas écraser les mégots ailleurs que dans des cendriers. Il existe d’ailleurs des pochettes cendriers portatifs assez pratiques pour ne pas polluer la nature avec les cigarettes.

2 – Adopter les gestes anti-plastiques

Dans son livre « J’arrête le plastique » (Edition Leduc.s Pratique), Anne Thoumieux, une collaboratrice du blog, propose plusieurs pistes pour réduire son impact plastique au quotidien. Dans son chapitre « Liste des 10 résolutions les plus faciles à adopter » par exemple, on trouve des conseils pour acheter en vrac, ne plus consommer des yaourts en plastique (peu recyclé) ou encore passer aux shampooings et gels-douche en version solide pour éviter l’accumulation de contenant en plastique sur les rebords des baignoires.

3- Penser à limiter les déchets

déchets2 - CLEAN FOR GOOD - WE ARE CLEAN

De l’achat d’un composteur à la maison pour gérer les déchets organiques à l’utilisation de carafe filtrante pour ne plus acheter des bouteilles d’eau… il existe de nombreuses pistes à explorer pour réduire ses déchets. Là aussi, il s’agit de la technique des petits pas.

Inutile de tout changer du jour au lendemain en se flagellant et en récitant trois fois « Je vous salue Nature ». Non. L’important est plutôt de s’informer, de prendre conscience de chacun de ses gestes et de leurs conséquences et d’ainsi limiter les dégâts au maximum.

Dans son livre, « Trois semaines pour diminuer ses déchets » (Éditions Eyrolles), Marie Touffet, propose de nombreuses pistes de réflexion (et d’actions) pour atteindre l’idéal Zéro déchet. Par exemple en adoptant la règle des 5 R :

  • Refuser ce dont on n’a pas besoin
  • Réduire ce dont on a besoin
  • Réutiliser en améliorant la durée de vie des objets
  • Recycler tout ce qui peut l’être
  • Rendre à la Terre (compost)

En dehors de cette philosophie de (nouvelle) vie, l’auteur, propose de nombreuses astuces clés en main pour faire baisser son impact environnemental. Exemple tout simple : conservez une canette en aluminium dans laquelle vous glissez toutes les languettes de canette qui finissent généralement à la poubelle en vrac. Une fois pleine… direction le bac à recyclage !

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Le numérique écologique, kezaco ?

Parce que cela semble impalpable et immatériel, on n’imagine pas combien les usages numériques ont un impact écologique. Comme pour les autres secteurs, le numérique doit être plus propre, plus transparent et plus responsable. En route vers le numérique écologique !

Innombrables mails pro ou perso, recherches internet, visioconférences, vidéos en streaming, objets connectés et bientôt déploiement de la 5G… Le numérique écologique, qui regroupe toutes ces technologies du numérique, consomme environ 6-10 % de l’électricité mondiale. Ce qui représente 4% des émissions de gaz à effet de serre en 2019, et 8% à l’horizon 2025, dont 47% incombent aux équipements et 53% aux data centers et infrastructures réseaux, selon l’ADEME (Agence de la transition écologique). The Shift Project, think tank sur la transition énergétique, propose des solutions pour passer « d’un numérique instinctif voire compulsif à un numérique piloté ». Bienvenue à la « sobriété numérique » !

L’impact environnemental du matériel informatique

La fabrication des composants miniaturisés de nos ordinateurs, téléviseurs, téléphones portables et objets connectés nécessite des métaux rares et précieux, qui peuvent être dangereux pour la biodiversité et la santé. Leur extraction massive contribue à l’épuisement des ressources naturelles et s’exerce souvent dans des conditions déplorables pour la main d’œuvre, dans des zones où ces exploitations sont souvent l’objet de conflits géopolitiques. La transformation industrielle et la fin de vie de tout ce matériel informatique demandent des traitements chimiques qui polluent sols et eaux, car ces métaux sont un réel défi pour le recyclage. Pour exemple, fabriquer un ordinateur portable génère en moyenne 330 kg de CO2

Les gestes responsables à adopter

  1. Garder plus longtemps ses équipements
  2. Les faire réparer plutôt que les remplacer
  3. Lutter contre l’obsolescence programmée
  4. Acheter du matériel d’occasion, reconditionné, qui a été nettoyé, révisé et vérifié
  5. En fin de vie, veiller à les apporter à un point de collecte pour qu’ils soient correctement recyclés (revendeur en informatique, bornes de collecte…)

La pollution issue des utilisations numériques

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Les usages numériques ont aussi une forte empreinte carbone. Lorsqu’on envoie un mail, son contenu est réceptionné sur un data center qui traite, stocke et transfère le message au réseau. Après cette phase de transit, ce message passe par un autre data center avant d’être transmis au correspondant. En envoyant six mails, on émet autant de CO2 qu’en parcourant 1 km en voiture. Autre exemple : Avant même la pandémie, on estimait que les services de vidéos à la demande (Netflix, Amazon Prime…) représentaient un niveau d’émissions équivalent à celui d’un pays comme le Chili (source The Shift Projet, rapport 2019)

Les réflexes écologiques à suivre

  • Mettre les sites fréquemment consultés en favoris pour diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre en allant directement à l’adresse d’un site au lieu de passer par la recherche. Pour cela, on peut consulter l’historique, créer des favoris, taper l’URL exacte.
  • Fermer les pages internet une fois la recherche aboutie. Les navigateurs internet réactualisent en permanence les pages ouvertes, même lorsqu’on ne les regarde plus. Pour cela, ils font appel à des serveurs web très consommateurs d’énergie. Donc, on ferme pages et onglets non utilisés et on supprime régulièrement les cookies pour alléger les serveurs informatiques.
  • Vider sa boîte mail régulièrement et bloquer les spams
  • Utiliser le Wifi plutôt que la 4G sur les téléphones portables car le Wifisollicite moins le réseau.
  • Limiter le poids des fichiers. Optimiser la taille des documents envoyés en pièce jointe, supprimer les pièces-jointes inutiles, mettre un lien vers le cloud ou encore mieux utiliser une clé USB.
  • Désinstaller les applications non utilisées sur son téléphone portable
  • Modérer le streaming vidéo. Les vidéos en ligne représentent 60 % du flux mondial de données et sont responsables de près de 1 % des émissions mondiales de CO2. Pour réduire cet impact grandissant : on désactive la lecture automatique dans les paramètres de l’application, onprivilégie la musique téléchargée plutôt que le streaming audio, la radioplutôt que les clips musicaux, et on choisit une résolution de vidéo réduite.

Si les entreprises et les pouvoirs publics ont une grande participation à jouer dans le numérique écologique, chacun peut aussi y participer au quotidien devant ses écrans.  

Pour aller plus loin : Ademe guide du numérique responsable

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Comment respirer un air plus propre ?

Domicile, bureau, transports… Nous passons énormément de temps dans les espaces intérieurs. Or, aussi surprenant que cela puisse paraître, ceux-ci sont 8 fois plus pollués que l’air que nous respirons à l’extérieur, et nous y passons 80% de notre temps. Alors, comment faire pour respirer un air plus propre ?

6 gestes pour réduire la pollution intérieure 

On pourrait croire que ce sont les particules extérieures qui s’infiltrent dans les logements. Loin de là. L’activité humaine en est l’une des premières sources : faire le ménage, prendre une douche, cuisiner, chauffer, faire brûler de l’encens ou une bougie, utiliser du désodorisant d’intérieur, fumer, bricoler, s’acheter un bouquet de fleurs… Ces activités libèrent des polluants chimiques (composés organiques volatils, résidus de combustion, émanations de colles, résines, dioxyde de carbone) et biologiques (allergènes de moisissures ou d’acariens…). Et ce, sans compter les polluants émanant des meubles en panneaux de particules, des traitements des tissus des canapés et fauteuils, etc.  Que faire ?

1 - Éliminer les substances polluantes 

  • Cela paraît être une évidence, mais on ne fume pas à l’intérieur !
  • On évite les parfums d’ambiance, les désodorisants chimiques, les bougies et l’encens. Le propre est inodore.
  • On se la joue écolo, en privilégiant les produits d’entretien basiques qui ont fait leurs preuves : bicarbonate de soude, vinaigre blanc, savon noir et produits porteurs de labels environnementaux. Vous pouvez trouver les produits les moins polluants sur le site de l’ADEME
  • Certains meubles émettent des composés organiques volatils (COV) et du formaldéhyde provenant notamment des colles utilisées pour leur fabrication. On privilégie les meubles, les peintures et les revêtements de sols avec un label environnemental. Pour les meubles en panneaux de particules, la classe E1 (émission inférieure ou égale à 0,124mg/m3) est un minimum. À choisir, on préfère les panneaux de classe E0,5 dont les émissions sont plus faibles (émission inférieure ou égale à 0,62mg/m3). 

2 - Entretenir les appareils de combustion

  • Faire vérifier sa chaudière une fois par an par un professionnel qualifié, essentiel ! À réaliser de préférence avant la période de froid et bien respecter la notice d’utilisation. 
  • Faire ramoner les conduits de fumée est obligatoire au moins une fois par an (vérifier les règlements sanitaires de son département).
  • Si l’on se chauffe au bois, mieux vaut utiliser un combustible de qualité (par exemple NF Bois de chauffage ou France Bois Bûche, ou des granulés de bois labellisés “Din plus” ou “EN plus”) et ne pas brûler de bois de récupération ou de bois humide. 
  • Ne pas utiliser en continu les appareils de chauffage mobiles d’appoint à gaz ou à pétrole (un appareil mal réglé peut produire du monoxyde de carbone qui est un gaz mortel.)

3 - Aérer, aérer et aérer encore

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C’est désormais une préconisation de l’OMS pour éviter les contaminations aux virus. Ouvrir les fenêtres 10 minutes dans chaque pièce plusieurs fois par jour est primordial pour renouveler l’air intérieur, et ce, en toute saison. À faire de préférence en dehors des horaires de circulation dense, tôt le matin ou tard le soir ce qui permet de limiter la concentration des polluants, particulièrement lorsque l’on fait du ménage ou du bricolage. Il est aussi important de ne pas obstruer les bouches d’aération et de les maintenir propres. 

Lorsqu’on fait des travaux de peinture, de pose de papier peint, de moquette, de parquet, de lino… ou qu’on a acheté des nouveaux meubles, on aère beaucoup les pièces rénovées pendant plusieurs jours. Si on installe une chambre pour un bébé, mieux vaut le faire plusieurs mois à l’avance pour que les polluants émis par les peintures et meubles s’évacuent avant son arrivée.

4 - Évacuer l’humidité

Bain, douche, cuisine, linge qui sèche : ces activités produisent beaucoup de vapeur d’eau qui peuvent provoquer la condensation de l’eau sur les murs et les meubles. 
Si l’on a un sèche-linge, on vérifie qu’il rejette bien l’air à l’extérieur du bâtiment. Si l’on voit apparaître de la moisissure, il faut la nettoyer au plus vite. Celle-ci peut émettre des allergènes et fragiliser le système respiratoire des personnes sensibles. Une maison trop humide est souvent signe d’une ventilation insuffisante.

5 - Renouveler l’air avec la VMC

Les nouveaux bâtiments – soumis à la réglementation RT2012 - sont mieux isolés et plus performants énergétiquement. Mais qui dit isolation, dit confinement de l’air. 

La solution : l’installation d’une VMC, Ventilation Mécanique Contrôlée, bien dimensionnée à l’habitat, que l’on garde constamment allumée, dont on vérifie régulièrement le bon fonctionnement, et dont on nettoie la grille. Son but est de renouveler l’air en permanence.

Dans les vieux logements dépourvus de ventilation mécanique, l’air intérieur est surtout renouvelé naturellement par les fuites d’air incontrôlées, notamment autour des vieilles portes et fenêtres, l’ouverture des fenêtres jouant de fait un rôle marginal.

6 - Dépolluer avec des plantes vertes 

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Dans un rapport publié en 1989, la NASA concluait après une recherche en laboratoire que les plantes sont dépolluantes. La demande venait d’une problématique rencontrée par les astronautes lors de leur voyage dans l’espace. Des particules nocives (COV) provenant entre autres des matériaux composant la capsule spatiale finissaient par provoquer des symptômes divers chez les astronautes : difficulté à respirer, yeux irrités… L’Ademe a réalisé ses propres expériences avec le lancement de son programme Phytair. Il en ressort que pour avoir un impact significatif sur la qualité de l’air intérieur d’une pièce, ce n’est pas 1 ou 2 plantes qu’il faudrait mais une véritable forêt !

Il existe donc des moyens assez simples de réduire la pollution en intérieur, avec de l’entretien, une hygiène saine, et des fenêtres grandes ouvertes !

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Pollutions et micro plastiques : les océans sont en danger !

Sans aucune hésitation, la réponse est oui. Les océans sont en danger, en grande partie à cause des déchets plastiques et micro plastiques. Mais pas uniquement. D’autres sources de pollutions s’additionnent, se combinent et accroissent les dommages irréparables sur la faune et la flore marine. 

Quelles sont les pollutions à l’origine de cette catastrophe écologique ? Que faire pour sauver nos océans et garder une planète plus Clean ?

Qui sont les pollueurs des mers ?

Parmi ce qui se déverse en mer, tout ou presque est nocif. À part les déchets organiques, type pelures de pomme, l’écosystème marin n’est pas fait pour recevoir des matières toxiques ou plastiques. La formidable capacité à se réparer et se renouveler permet à la mer de survivre à la pollution… jusqu’à un certain point. Aujourd’hui, la pollution est trop diversifiée, constante et importante, pour que les océans puissent l’absorber. 

C’est le cas du plastique qui s’y accumule. Globalement, on différencie les déchets et objets apportés par les humains (ou le vent) comme les bouteilles en plastique, des substances chimiques qui arrivent par les eaux usées dans certaines parties du monde où les égouts et les stations d’épuration sont manquantes (lessives et shampoings finissent dans l’océan). 

Chez nous, ce sont les réseaux d’eaux pluviales qui font qu’un mégot jeté dans le caniveau en ville, ou l’eau de javel utilisée pour nettoyer un porche et rincée dans la rue, finit dans la mer… Au-delà de l’aspect écologique, la contamination de l’eau de mer par les eaux usées pose un problème sanitaire préoccupant pour les baigneurs. En effet, les bactéries provoquent des maladies (cutanées, respiratoires, diarrhées) à hauteur de millions de cas par an dans les mers polluées.

Des déchets industriels contaminants

Bien sûr, les océans souffrent de tous les déchets que l’on y déverse, qu’il s’agisse d’eaux usées toxiques, ou de matières diverses et polluantes comme les déchets de l’industrie ou des mélanges issus du BTP qui sont faits de peintures, solvants ou béton inutilisé, ou encore de matériaux qui renferment des métaux lourds et beaucoup de plastiques. Ces plastiques proviennent souvent de revêtements, impossibles à extraire de la mer : vernis, films plastiques, déchets plastiques dégradés… Ils peuvent circuler via les eaux usées, mais aussi portés par le vent quand ils sont stockés à l’air libre. Le vent et la pluie ont vite fait de faire arriver les poussières de plastiques dans un cours d’eau. 

Les zones mortes, c’est quoi ?

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Les produits chimiques déversés par les eaux usées, par les usines ou encore quand ils sont charriés par la pluie depuis les exploitations agricoles qui utilisent des pesticides, font disparaître toute vie dans la zone où ils se déversent. La flore terrestre ou aquatique périt sur place, tout comme les organismes « fixes », les coraux qui ne peuvent pas se déplacer ou encore certains animaux marins qui se déplacent trop lentement pour changer d’habitat. Quand l’eau ne se renouvelle pas assez vite, ce phénomène crée les fameuses zones mortes ou zones « hypoxiques » dont la faible teneur en oxygène entraîne la destruction irréversible des écosystèmes. Il en existe des centaines, de tailles variables dont la surface peut atteindre celle du Royaume-Uni ! Les premières zones mortes ont été localisées dans les années 1970 aux États-Unis et en Mer Noire, Adriatique et Baltique en particulier où seules les bactéries primitives survivent. Dans le Golfe du Mexique, les produits déversés par le Mississippi ont fait disparaître toute vie marine sur environ 25 000 km et constituent aujourd’hui la plus grande zone morte du globe. 

Les marées noires, une catastrophe écologique chronique

Dans la même veine, les marées noires sont des catastrophes écologiques que certains responsables tentent de minimiser alors qu’elles anéantissent la vie marine. Ces « catastrophes » résultent la plupart du temps de négligences humaines, elles même dues à une économie de moyens pour sécuriser les routes des bateaux. Au-delà des accidents des plates-formes pétrolières en mer qui peuvent connaître des fuites de pétrole, les marées noires, elles, proviennent de navires vieillissants (comme les célèbres le Liberia et le Panama). Ces navires, qui ne devraient plus être autorisés à transporter d’hydrocarbures, jouent sur les différences de législation entre les pays pour rester en activité sur nos mers. En plus des risques de marées noires, certains déversent en pleine mer en toute illégalité le pétrole de leurs fonds de cuves pour en éviter l’entretien. Sachant que les conséquences d’une marée noire peuvent perdurer des années, on peut dire que l’océan est pollué de « façon chronique » par les hydrocarbures. 

Quid d’un mégot et des petits déchets plastique?

À notre échelle, chaque petit geste polluant répété par des millions d’individus devient un problème de taille, surtout quand le plastique est impliqué. On pense tout de suite aux mégots écrasés dans le sable (oui, oui, encore aujourd’hui), mais aussi aux bouchons de bouteilles, bâtons de sucettes et autres emballages que les vacanciers abandonnent derrière eux. À cause de ses substances toxiques (arsenic, plomb, goudron…), un mégot pollue à lui seul 500 litres d’eau. Son filtre, composé d’acétate de cellulose (une fibre plastique), met plus de 15 ans à se décomposer. Ce qui laisse largement le temps aux tortues de l’engloutir. On sait recycler les mégots et les transformer, mais il faut d’abord les collecter. Cette collecte a un coût et les filières de recyclages doivent être rentables avant d’être mises en place. Dans certains pays comme la Grande-Bretagne, cette filière est financée par les industriels du tabac. En France, ce sont les initiatives collectives et personnelles qui assurent le ramassage les mégots et les petits déchets plastiques sur les plages. Car une fois dans la mer, ils y sont pour toujours.

Le shampoing et la crème solaire au banc des accusés

Quand on se baigne, on laisse aussi derrière nous… notre crème solaire ! Invisible, elle se répand dans l’eau à chaque baignade. Le problème ? Quels que soient les filtres, ils altèrent la faune et la flore marine. Particulièrement, les filtres solaires chimiques (dits organiques) font mourir (blanchir dit-on) le corail et tous les organismes qui vivent en symbiose avec lui. Les filtres hydrosolubles se dispersent dans l’eau et sont ingérés par les animaux marins. Enfin, les filtres naturels (dits minéraux) des formules bio, issus de poudres de dioxyde de zinc ou dioxyde de titane, coulent et se déposent sur les fonds marins et leurs habitants. Ces formules dites biodégradables seraient « moins pires » mais personne n’a encore le recul pour l’affirmer. Côté emballage, on ne compte plus les bouchons et autres tubes de crème qui finissent enfouis sous le sable à la fin de la journée auxquels s’ajoutent les silicones des formules capillaires qui se comportent comme du plastique et se déversent dans les eaux de rinçage sans forcément pouvoir être filtrés. Ces substances invisibles nuisent elles aussi à la vie marine, à la faune comme à la flore et déséquilibrent leurs échanges.

Le plastique en mer, un monstre flottant

Les 4 premiers objets polluants que l’on trouve en mer sont du plastique : 

  1. Le mégot de cigarette
  2. Les emballages
  3. Les bouteilles en plastique
  4. Les sacs plastique

Ils sont suivis par le polystyrène et ses petites billes blanches (que les animaux prennent pour de la nourriture), les couverts en plastique, les serviettes hygiéniques, les couches et les coton-tige. Les déchets plastiques sont le problème numéro 1 de la pollution marine.

Une composition indestructible 

Bardé de « polymères », des molécules chimiques ainsi que des additifs et des « adjuvants » qui servent à lui donner différentes caractéristiques (couleur, forme, souplesse…), le plastique est un concentré de pétrole. Il est polluant de A à Z, tout le long de son cycle de vie depuis sa fabrication qui exige de nombreux composants extrêmement nocifs pour la planète jusqu’à son utilisation où ces substances peuvent se répandre ou contaminer l’homme (comme les perturbateurs endocriniens type Bisphénol A) jusqu’à sa mort, toute relative car… il ne disparaît jamais ! On le transforme, on le recycle, il se disperse en fragments de plus en plus petits, jusqu’à devenir des micro plastiques invisibles, mais il est toujours là. 

Une décomposition en fragments de micro plastiques

Le plastique possède les défauts de ses qualités : il est assez résistant pour durer, mais pas assez pour ne pas se dégrader. Il est malheureusement énormément utilisé pour créer des objets qui ne sont pas destinés à durer, voir destinés à un usage unique : on met plus de temps à les fabriquer qu’à les utiliser. Et ce plastique ne s’assimile jamais à la nature, contrairement aux autres matières qui peuvent intégrer les cycles biogéochimiques. Les métaux ou la pierre peuvent revenir à la terre. Le papier, le carton, le coton et le cuir sont assimilés par les micro-organismes des sols. Le plastique, lui, ne fait que se réduire en morceaux de plus en plus petits pour finir sa vie en micro paillettes qui s’infiltrent partout. Dans la mer, les déchets plastiques et autres objets sont érodés par le sel, les rayons ultraviolets, la chaleur du soleil, les vagues. Ils se transforment en micro-miettes de plastique, invisibles à nos yeux, et envahissent les écosystèmes marins. Tous ces fragments de plastiques durs, d’emballages, de fibres textiles synthétiques font de la mer une véritable soupe de plastique dans certaines zones. Certains coulent et recouvrent les fonds marins et leurs plantes, d’autres flottent bloquant les échanges avec la surface de l’eau. Malheureusement, la plupart d’entre eux sont pris pour de la nourriture par les poissons. 

Comment sont apparus les continents de plastique ?

Au gré des grands courants, les micro plastiques sont réunis dans des « gyres », des soupes de plastique immenses, de véritables monstres flottants pour former des étendues que l’on appelle les « continents de plastique » ou encore le 7ème continent. Dans le premier gyre, découvert en 1997 dans l’océan Pacifique, la densité de plastique est 6 fois plus élevée que celle du plancton. Aujourd’hui, on dénombre 5 continents de plastique majeurs, dans le Pacifique Nord, l’Atlantique Sud et l’Océan Indien, mais aussi de plus petits près de chez nous. La Méditerranée est une mer presque entièrement fermée, si bien que les déchets plastiques s’y concentrent et mettent en danger son incroyable biodiversité dont les mammifères marins comme le dauphin, le rorqual commun ou le cachalot qui y habitent. Ce phénomène est particulièrement alarmant dans le Sanctuaire Pelagos, un espace maritime de 87 500 m2 situé dans le bassin corso-liguro-provençal, classé « aire spécialement protégée d’importance méditerranéenne » (ASPIM).  En effet, le plastique ne s’arrête pas aux frontières maritimes. Cette invasion ne peut être enrayée qu’en amont, en changeant nos habitudes et en incitant les pouvoirs publics d’engager des politiques écologiques fortes et spécifiques.

Les micros plastiques, un risque aussi pour la santé humaine

Au-delà de la catastrophe écologique créée par les micros plastiques dans les océans, il existe aussi des risques sanitaires pour nous humains. Les organismes marins consomment ces fragments de plastique sans le vouloir : si nous consommons à notre tour ces crustacés et ces poissons atteints, nous les ingérons à notre tour. C’est ainsi qu’une enquête du WWF révèle que nous ingérons près de 5 grammes de plastique par semaine : l’équivalent d’une carte de crédit ! Cette ingestion de plastique vient aussi de l’eau en bouteille et des miettes que l’on peut avaler après avoir coupé de la nourriture dans une barquette plastique, une assiette en mélamine (matière plastique en résine lourde et incassable) ou sur une planche à découper en plastique.

Pour revenir à l’océan, le plus inquiétant aujourd’hui est le phénomène de « Plastisphère » : le plastique attire à lui organismes et bactéries qui s’organisent avec un nouvel écosystème, dont certains sont des agents pathogènes pour les organismes vivants, comme le vibrio (bacille dont une espèce particulière est responsable du choléra) qui peut devenir le support d’algues toxiques. Enfin, le plastique peut se charger en polluants qu’il transfère dans nos assiettes et dans l’eau courante et qu’il transporte en Arctique et dans les fosses océaniques les plus profondes, et même dans le placenta d’animaux marins. 

Les océans sont pollués et les écosystèmes marins souffrent et disparaissent parfois, tout autour du globe. Pour les sauver, il faut remettre les systèmes de production en question pour fonctionner autrement. Chacun peut agir par le boycott de certains gestes et l’adoption de nouvelles habitudes de consommation pour faire pression sur les décideurs et les industriels. 

Il y a urgence, car même si l’on stoppait aujourd’hui la consommation et donc le rejet de plastique dans les océans, cela n’arrêterait pas le développement des continents de plastique du jour au lendemain. 

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Quels sont les produits d'entretien non-polluants ? 

Vaisselle, vitres… Les nettoyants en tous genres polluent à cause de leurs emballages, mais aussi et surtout de leur composition chimique qui se dégage dans l’eau de rinçage. Alors que leurs équivalents naturels sont tout aussi efficaces pour l’entretien de la maison. Quels sont ces produits d’entretien propres et non-polluants pour une planète plus Clean ? Découvrez-les ! 

Aujourd’hui, le choix est vaste au rayon des produits ménager. Depuis quelque temps, les références écologiques fleurissent, moins nuisibles pour l’environnement, mais aussi et surtout, les ingrédients naturels qui font des « recettes de grand-mère » le nouveau must en termes de ménage propre et sain. Ces produits ménagers d’antan, plus économiques, ne polluent pas, contrairement aux formules chimiques qui peuvent se retrouver dans l’environnement via les eaux de rinçage (qu’on ne peut pas toujours parfaitement dépolluer ou traiter) et qui mettent en danger la santé des enfants et de toute la famille par leurs émanations toxiques. 

Bienvenue au pays des produits nettoyants naturels, écologiques, efficaces et non polluants pour nettoyer toute la maison sans impacter la planète ! 

Le bicarbonate de soude ou sodium

Cette poudre multi active que l’on trouve partout est un nettoyant sain et essentiel pour l’entretien de la maison. Utilisez-le pour nettoyer lavabos, éviers, baignoire, carrelage et toilettes ! Son action anti-odeur en fait un nettoyant naturel idéal pour le four, le frigidaire, les grilles de barbecue et il peut aussi désodoriser les tissus et les tapis, ainsi que les litières des chats. C’est aussi un détachant efficace pour le linge : appliquez-le sur la tâche et laissez poser, ajoutez-en dans le tambour avant la machine, ou faites tremper la tâche dans un mélange avec de l’eau. Le bicarbonate de soude nettoie aussi le mobilier de jardin, les sols en ciment ou en pierre et les murs extérieurs sans polluer le sol. Astuce : quelques pincées dans l’eau d’un vase prolongeront la vie de vos bouquets. 

L’alcool ménager 

C’est la fin du célèbre produit bleu pour nettoyer les vitres : un chiffon imbibé d’alcool ménager nettoie parfaitement sans polluer… et à moindre coût ! On peut aussi le vaporiser pour désinfecter une surface (poignées de portes, frigo, toilettes) tout en la nettoyant grâce à ses propriétés dégraissantes : le carrelage, un miroir, les sols de la cuisine et de la salle de bain ! Pratique, il s’évapore très vite et se passe de rinçage. Astuce : il efface les traits de marqueur, de feutres et autres stylos sur la plupart des surfaces et se vaporise sur les matelas pour les assainir et les désodoriser pour une maison saine sans polluer l’environnement. 

Le savon de Marseille

Naturel et biodégradable, dépourvu d’allergènes, de colorants et d’adjuvants de synthèse, c’est l’ingrédient de base des produits ménagers écologiques : pour nettoyer toutes les surfaces, mais aussi fabriquer sa lessive. Il est très simple de faire soi-même une lessive écologique avec du savon de Marseille, du savon noir ou du savon d’Alep que l’on mélange avec du bicarbonate de 
soude selon les recettes à trouver sur les blogs écolo. À acheter en paillettes qu’il est possible de faire fondre, l’authentique savon de Marseille doit être composé intégralement d’huiles végétales et majoritairement l’huile d’olive. La version verte, fabriquée à partir d’huile d’olive à laquelle on ajoute de l’huile de coprah se distingue de la blanche, à l’huile d’arachide et/ou de palme (souvent issue de la déforestation, elle est à éviter). Attention, il n’existe pas d’appellation contrôlée : de nombreux produits (parfois made in China) revendiquent ce nom sans en avoir ni les ingrédients ni les propriétés. Le savon « extra-pur » contient 72 % d’huiles 100 % végétales, ce qui doit être indiqué, et il doit porter le nom et la marque de la savonnerie qui l’a élaboré. 

Le vinaigre blanc 

Dilué dans l’eau et additionné d’huiles essentielles pour le parfumer, il remplace très bien l’adoucissant pour la lessive et détartre naturellement la machine ! En effet, c’est un anticalcaire naturel mais puissant : il suffit de le vaporiser pour le voir agir sans aucun impact sur les eaux usées. Écologique et économique, il s’utilise dans la douche, les lavabos et l’évier, sur les robinets, dans la bouilloire, peut détartrer votre fer à repasser, et même les toilettes. Très pratique aussi pour les vitres tachées de gouttes de pluie séchées ou les miroirs, ainsi que pour décrasser les casseroles et les poêles. À vaporiser ou à imbiber selon le degré de calcaire et de saleté, on laisse agir de 15 min à toute une nuit. On l’ajoute aussi à l’eau de rinçage de la vaisselle pour la faire briller, ou dans le seau d’eau pour nettoyer les sols. Son action antimicrobienne fait du vinaigre un nettoyant écologique de taille pour nettoyer le frigo mais aussi les jouets des enfants que l’on peut laisser tremper, les joints de salle de bain pour prévenir les moisissures ou encore désodoriser les canalisations. L’action désodorisante du vinaigre le rend aussi utile sur les tissus imprégnés de l’odeur de transpiration, d’animaux, d’urine, de vin, etc… mais aussi pour purifier une éponge ou un gant de toilette qui sent mauvais. 

Les noix de lavage

Leur écorce est utilisée pour la saponine qu’elle contient, qui est un détergent naturel. En glissant ces noix dans le tambour de la machine, le linge bénéficie de leur mouvement sur le linge ainsi que de leur substance naturellement nettoyante. (À commander sur les sites écolo) 

Le percarbonate de sodium 

Cette version solide de l’eau oxygénée ne contient ni phosphore, ni chlore, mais détache, blanchit, désinfecte et désodorise le linge en libérant de l’oxygène actif dans l’eau. Parfait pour détacher le linge avant le lavage ou comme complément à votre lessive faite maison. 

La Terre de Sommières 

Cette argile en poudre a d’étonnantes capacités absorbantes et est à ce titre un des meilleurs détachants naturels qui neutralise les odeurs. À avoir toujours chez soi en cas de vomi, d’accident sur une moquette, il suffit de la saupoudrer généreusement sur le résidu de tâche après avoir nettoyé à l’eau et au savon, et de la laisser agir plusieurs heures avant de passer l’aspirateur. Opération à répéter tant que nécessaire. On peut aussi en mettre un peu dans l’eau du fer à repasser pour désodoriser le linge. 

Le Blanc de Meudon 

Cette fine craie, réduite en poudre blanche, contient du carbonate de calcium : non-abrasive, elle nettoie tous les objets sans les rayer. Faïence, revêtements plastiques, verre, marbre, bijoux en argent et argenterie, et même plaques vitro céramiques. Il suffit de le mélanger à un peu d’eau pour obtenir une pâte que l’on applique sur l’objet avant de le nettoyer avec un chiffon doux. 

Les huiles essentielles 

Elles parfument tous les produits d’entretien naturels, et étant naturellement antibactériennes elles font d’excellents assainissants pour contrer les moisissures. À diluer dans l’eau d’un vaporisateur.

Le citron

Il n’y a pas plus écologique pour nettoyer et faire briller sans impact sur la nature ! On l’ajoute à l’eau de rinçage, ou on le vaporise sur les robinetteries, etc. En bonus, il désodorise et parfume. Le citron a tout bon ! 

Le marc de café 

Idéal pour désodoriser, il suffit de déposer le marc de café dans une coupelle et de la placer dans le frigo ou dans les toilettes pour éviter les désodorisants chimiques. 

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La déco Clean : tissus, meubles, peintures …

La pollution est partout et la décoration n’échappe pas aux travers de la société de consommation qui aime fabriquer à moindre coût, quitte à utiliser des matériaux polluants. Ce n’est pas une fatalité : voici le guide de la déco clean et écoresponsable respectueuse d’une planète qui a vocation à devenir plus Clean ! 

Déco écolo avec le Do It Yourself

Première piste à explorer pour se mettre à la déco écolo : les options de tout ce que l’on peut fabriquer soi-même. Avec des choix de matériaux de récup ou naturels, mais qui en tout cas n’engendreront aucune pollution pour leur fabrication. De nombreux tutos existent pour apprendre à faire soi-même sa déco écolo, des plus petits objets (comme sur www.18h39.fr) aux plus grands équipements comme expliqué sur le site du low tech lab . Le DIY est une manière ludique d’aménager sa maison de manière écologique en apprenant à bricoler et qui permet surtout de se fabriquer des produits sur-mesure : étagères, cadres… Plus besoin de s’adapter au format standard ! Palettes transformées en table basse, poufs à base de chutes de tissu ou encore tronc d’arbre en guise de banc, tout est possible !

Déco nordique et scandinave : le style Lagom 

Le style nordique qui est très en vogue nous guide également sur la voie de la « clean déco ». Il met à l’honneur des matériaux naturels : bois, pierre et la végétalisation des espaces pour un rappel à la nature et une maison saine. Le style est épuré, minimaliste et à la fois chaleureux. Le courant du « Lagom » qui veut dire « ni trop, ni trop peu » en suédois, met aussi en avant le « moins mais mieux » : moins d’objets, mais de plus belles matières, des pièces plus chères au départ, mais valorisées, issues du travail d’artisans responsables. Des meubles de famille customisés et remis au goût du jour qui présentent un impact écologique moindre et une plus longue durée de vie. L’idée est de se délester des objets gadgets au profit de ceux qui ont une histoire, qui sont durables, et qui apportent de l’émotion, et non de la pollution.

Des peintures bio et/ou écologiques 

Les peintures glycéro ou « peintures solvantées » à l’huile, souvent diluées au White-spirit, sont celles qui sentent très fort en séchant et celles qui sont à fuir. On leur préfère les peintures à l’eau ou « acrylique » formulées sans solvants, qui ne sentent pas ou peu, mais contiennent quand même des composants chimiques. Toutes les peintures, même « eco-friendly » contiennent des Composés Organiques Volatiles (COV), notamment à cause des colorants, qui peuvent impacter l’environnement mais aussi la santé. Néanmoins, les formules naturelles estampillées « sans COV » sont beaucoup moins nocives, car leur taux de COV est minime, tout comme les formules bio qui ne contiennent pas d’ingrédients pétrochimiques. Celles-ci sont formulées avec des ingrédients végétaux ou minéraux type huiles de colza, de lin ou de ricin, de la chaux, de l’argile, de la craie ou de la poudre de marbre pour les épaissir, et des pigments minéraux extraits de terres colorées pour obtenir de jolies couleurs. Ces peintures, parfois dites biosourcées, peuvent aussi contenir des essences d’agrumes ou de pin qui présentent une odeur plus forte bien que 100 % naturelle. Enfin, certaines peintures écologiques présentent le sigle « NF Environnement », l’écolabel avec le symbole de la fleur européen, ou le label Peinture Nature d’Ecocert si 100 % des ingrédients sont naturels. Il existe aussi un label « Natureplus » pour certifier les produits de construction et d’aménagement écologiques.

Des meubles éthico-éco-conçus 

Aux questions écologiques répondent des préoccupations éthiques et il faut se poser les bonnes questions avant d’acheter : où le meuble a-t-il été conçu ? Par qui ? Dans quelles conditions ? On en vient rapidement à délaisser les produits des grands groupes pour se tourner vers l’écoconception : matières recyclées, made in France, artisans locaux et cycle de vie, tout est étudié pour avoir le plus petit impact sur l’environnement. L’idéal est d’acheter directement au producteur ou au fabricant, et de bien vérifier les modes de production. L’objectif est de valoriser les filières responsables dans le sourcing des matières premières comme le bois issu de forêts éco-gérées.

Des décorateurs et des marques écoresponsables

Enfin, des décorateurs écologiques vous guident dans le choix de matériaux et de fournisseurs respectueux. Un engagement qui permet d’obtenir le meilleur du design et de la déco écologique. Ils connaissent la fine fleur des marques de déco écolo et responsables, mais aussi engagées, des peintures made in France Pure & Paint ou naturelles et biosourcées Colibri, aux créateurs de mobilier design comme Atelier Bud à la traçabilité totale, Alki et son système de coopérative, Tiptoe et ses meubles modulables, Forêt Mobilier et ses techniques traditionnelles, les objets Ekobo en fibres naturelles type bambou, ABC meubles et ses lits écologiques made in France, la marque Gautier certifiée Programme de reconnaissance des Certifications Forestières, Reine Mère et ses objets et meubles éco-conçus, Stooly et son programme de reboisement, Lago et son calcul d’impact environnemental ou encore Tikamoon et ses meubles durables ou enfin Camif et son engagement précoce pour le local et le durable dans la maison. 

Décorer sa maison loin des produits industriels est donc non seulement possible mais très satisfaisant pour soi, pour la famille et pour l’environnement. 

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Le sac à dos écologique : c’est quoi ?

On sait que l’utilisation de produits est polluante, et que les matériaux pour les fabriquer nécessitent des ressources. Mais on croit, souvent à tort, que ce « poids écologique » est proportionnel au poids du produit alors qu’en réalité, il est souvent bien plus important. Le concept de sac à dos écologique a été inventé pour nous aider à en prendre conscience et à préserver une planète plus Clean. Explications.

Calculer l’empreinte écologique

L’empreinte écologique évalue quelle part de ressources est nécessaire pour produire et utiliser le bien et le service que l’on consomme. C’est un outil utile pour mesurer la pression qu’exerce l’homme sur la nature et les ressources, et qui permet de quantifier l’impact. On concrétise cette empreinte par une date à laquelle on estime que l’on a dépassé les ressources disponibles en une année, ou encore un dessin qui affiche plusieurs planètes consommées, ou même de simples chiffres, tous des signaux d’alerte que l’on voit souvent défiler sur les réseaux sociaux. Le problème ? Ce calcul prend en compte l’impact écologique de l’utilisation du produit uniquement, notamment sur le climat, et non pas tout ce qui a été nécessaire en amont… et en aval. C’est pourtant ici que se cache une grande part de l’empreinte écologique : dans les procédés de fabrication, le transport, les ressources pour le développement, la gestion des déchets. Cette « face cachée » de notre empreinte écologique représenterait près des 3/4 de l’impact total du cycle de vie du produit.

La face cachée de l’iceberg

Quand on parle de sac à dos écologique, on représente souvent un iceberg, car on considère qu’un produit porte un poids « visible », en tant qu’objet, mais aussi un autre poids invisible, somme des ressources qui ont été utilisées. Ce sont les ressources que le consommateur ne peut pas identifier, car elles concernent la conception et la fabrication du produit, l’impact du produit sur la biodiversité, sur la pollution (de l’air, de l’eau et des sols). Sans oublier les ressources d’énergie que la fabrication du produit a exigé ! Des notions abstraites, difficiles à estimer. 

Cependant, chaque produit les « renferme », comme si ces ressources utilisées étaient attachées à lui dans un nuage ou un ballon au-dessus de sa tête… Ou comme un poids invisible que chaque produit porte, caché dans son dos : c’est l’idée du sac à dos écologique inventée par le chercheur allemand Friedrich Schmidt-Bleek.

Le concept du « sac à dos écologique »

Ce concept mesure le poids des ressources naturelles qui ont été nécessaires à la fabrication du produit fini, en tonne de ressources par tonne de produits. Le calcul va donc au-delà du concept d’énergie grise qui prend en compte uniquement l’énergie utilisée pour fabriquer un produit ou mettre au point un service. 

En effet, le sac à dos écologique comptabilise les « Matières Indispensables Par unité de Service » (MIPS), soit 5 catégories de ressources naturelles. Ce sac à dos virtuel peut être 30 fois plus lourd que le produit qui le porte, parfois beaucoup plus. Par exemple, dans la catégorie des appareils électroniques, un smartphone nécessite 70 kg de ressources, soit près de 600 fois son propre poids !

Comment calculer ce sac à dos écologique ?

Le calcul du sac à dos écologique évalue donc la quantité de ressources qui ont été nécessaires pour que le produit puisse remplir sa fonction :

  • Les ressources non-renouvelables : minérales (minerais, sable), fossiles (pétrole, gaz, charbon) et naturelles (la terre, le sol).
  • Les ressources renouvelables : issues de biomasse (cueillette, ramassage, chasse), l’agriculture, les forêts (bois).
  • Le déplacement du sol : agriculture et sylviculture (labourage, érosion, creusement des mines).
  • La consommation d’eau (de surface ou issue des nappes phréatiques) détournée de son flux naturel.
  • La consommation d’air dans le cas de modifications chimiques ou physiques.

Ce calcul est très compliqué à réaliser, car la traçabilité n’est pas toujours possible. Et le consommateur a peu de chance de pouvoir le faire puisque les données sont fournies par les entreprises dont certaines tentent de cacher l’eau et l’énergie qu’elles consomment pour fabriquer un simple t-shirt ou un steak de bœuf.

Sac à dos écologique et éco-conception

Cette notion et ce calcul sont deux outils importants pour les entreprises désireuses de développer l’utilisation de nouveaux matériaux, des procédés de production moins énergivores, plus clean, et pour les marques qui souhaitent passer à l’éco-conception de leurs produits. Ces outils sont importants aussi pour guider notre consommation (même sans avoir de chiffre), prendre conscience des ressources qui se cachent derrière chaque produit et réfléchir à son utilité réelle versus son empreinte écologique.

On voit beaucoup de dessins de ce personnage marchant avec un nuage de logos attachés à lui ou à son téléphone qui illustre la notion de « cloud » ou de réseaux sociaux. C’est peut-être ainsi que vous verrez désormais les produits dans les rayons des magasins. Sachez qu’il existe une alternative : se tourner vers le marché de l’occasion qui « rentabilise » le sac à dos écologique et les marques transparentes, locales, aux procédés clean, dont l’empreinte cachée est plus légère.