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Environnement

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6 gestes écolo à faire avec les enfants

 On essaie chaque jour d’agir un peu plus pour une planète plus clean. Mais comment passer le flambeau aux enfants ? Voici 6 « petits gestes » écolo et simples pour les initier, les sensibiliser et en faire les futurs défenseurs de notre Terre.

Les enfants sont très demandeurs d’initiatives quand il s’agit de protéger la nature, et on aurait tort de croire qu’ils ne sont pas capables d’engagement, au contraire ! Ils sont les premiers à vouloir bien faire, et participer aux actions écologiques de la famille. Ainsi, on les aide à adopter un comportement respectueux et on développe leur conscience écologique pour le futur.

1- Préférer les courses en vrac

On commence par expliquer que gérer les déchets ça coûte cher, et ça pollue, mais qu’on n’est pas obligé d’acheter les produits emballés que l’on voit partout. Alors au lieu d’aller au supermarché, direction l’épicerie zéro déchet ou le magasin bio armé de petits sachets en papier ou en tissu. On fait le tour du rayon ensemble, on lit les étiquettes. On leur montre comment bien positionner le sachet, et ensuite, on les laisse faire ! On peut comparer les poids des sachets, montrer ce qu’est 1 kg, 500 g. Aujourd’hui, tout peut s’acheter en vrac dans certaines enseignes classiques ou dans des magasins spécialisés, de la farine à la lessive ! Regardez dans votre région : il y a certainement un magasin zéro déchet à proximité.

  • Bénéfices planète : moins d’emballages et donc moins de déchets.
  • Bénéfice enfant : apprendre à choisir, à peser et à comprendre que l’on peut faire d’autres choix.

2- Planter des fleurs pour insectes

Planter des fleurs - WE ARE CLEAN - CLEAN FOR GOOD

Cette activité permet d’aborder avec les enfants le rôle des insectes pollinisateurs qui transportent le pollen mâle vers les fleurs femelles, l’évolution de la plante en fleur puis du fruit en graine, et l’équilibre entre insectes. Il suffit d’acheter des sachets de graines type « mélange fleuris » ou « prairie mellifères » et de les disséminer dans la ville. En se promenant, on cible chaque petit coin de terre, au pied des arbres, dans un parc, ou même sur son balcon. On peut aussi réaliser des « flower bombs » en mélangeant de l’argile, des fibres de coco et les graines : on forme des boules que l’on laisse sécher et que l’on peut ensuite envoyer loin par-dessus les grillages pour les voir fleurir au printemps. Les plantes à fleurs offrent du nectar et du pollen à de nombreux insectes pollinisateurs ou auxiliaires attirant ainsi les pucerons, qui attireront les coccinelles qui les mangent, ainsi que les abeilles, mais aussi les oiseaux intéressés par les graines de fleurs comme celles du tournesol. En bonus : on ajoute un « hôtel à insectes », sorte de petite cabane pour les abriter (nombreux tutos sur Internet).

  • Bénéfice planète : contribuer à maintenir la biodiversité au niveau local.
  • Bénéfice enfant : comprendre le rôle primordial des insectes pollinisateurs dans la chaîne de reproduction des plantes.

3- Passer une semaine avec le strict nécessaire

On va expliquer aux enfants les dangers de la surconsommation, que chaque objet fabriqué a utilisé des ressources, a pollué la planète, et qu’il est important d’acheter moins de produits, mais des meilleurs. Une action qui va mettre l’accent sur toutes les activités qui ne concernent pas la consommation : se promener, faire des dessins, lire des histoires, retrouver ses jouets oubliés, vider le placard d’épicerie et les conserves qui traînent. C’est aussi l’occasion de réaliser que tout peut attendre et de faire la différence entre l’envie et le besoin. Un challenge de 7 jours qui met au défi toute la famille.

  • Bénéfice planète : pas de ressources consommées, pas de pollution générée, pas de déchets produits.
  • Bénéfice enfant : montrer que l’on est libre et qu’on peut s’affranchir de la société de consommation quand on en éprouve le besoin.

4- Créer un compost

Idéal pour apprendre la décomposition des aliments, la création d’un compost en famille est une activité ludique et utile. On peut tout simplement entasser les déchets organiques, les épluchures et les restes de repas dans une caisse au fond du jardin, mais attention, car les insectes sont attirés. On conseille de déposer au fond d’un grand bac un mélange de terre, de foin et/ou d’herbe et d’y déposer les déchets, que l’on recouvre régulièrement de composants végétaux (mauvaises herbes, feuilles, terre). L’objectif ? réaliser un mille-feuilles de matière vert et brun pour obtenir un équilibre azote/carbone nécessaire à la réussite du compostage. C’est l’occasion d’expliquer que la terre s’enrichit des déchets dont les plantes se nourrissent et que le compost est un excellent engrais naturel.

  • Bénéfice planète : des poubelles moins lourdes, plus petites et donc moins coûteuses, une terre enrichie.
  • Bénéfice enfant : comprendre le cycle de la nature, le retour à la terre.

5- Organiser un ramassage de déchets

Ramassage de déchets - WE ARE CLEAN - CLEAN FOR GOOD

Très simple à mettre au point, un ramassage. C’est vraiment le bon outil pour sensibiliser les jeunes tout en nettoyant la nature que ce soit à la plage, en ville, à la campagne ou à la montagne. On peut le faire en famille, avec des amis ou des voisins. On délimite une zone et on ramasse en binôme adulte/enfant. Prévoyez des gants et des sacs. On peut sillonner une zone ou alors s’attaquer à un dépôt sauvage et faire une belle photo avant/après nettoyage. Quelle fierté pour les enfants !

  • Bénéfice planète : moins de plastique et d’objets en tous genres qui polluent dans la nature.
  • Bénéfice enfant : le « bien commun ». Ce n’est pas parce que ce n’est pas moi qui ai jeté que je ne ramasse pas.

6- Lancer une opération anti mégots

On peut faire un ramassage de mégots sur l’exemple précédent, mais avec un esprit plus militant. On imagine ensemble des supports de communication pour inciter les citoyens à ne pas jeter leur mégot dans la nature : un tract à distribuer, confectionner des cendriers de poche, communiquer autour de soi, dans sa rue, auprès des commerçants, ou de la mairie pour installer des cendriers de rue. Les enfants peuvent aussi proposer un exposé en classe pour expliquer que les mégots sont faits d’une matière plastique, qu’ils ne se biodégradent pas, qu’ils sont nocifs quand ils finissent dans la mer (1 mégot pollue 500 L d’eau.) et qu’ils sont absorbés par les animaux marins. Sans oublier les dégâts sur la santé des humains.

  • Bénéfice planète : moins de mégots, moins de pollution.
  • Bénéfice enfant : apprendre à chercher des informations et à soutenir une cause, savoir qu’il peut informer les adultes.

Et aussi :

  • Fabriquer un jouet ou un meuble en récup et réparer un objet cassé pour montrer que l’on n’a pas besoin de tout acheter neuf.
  • Repérer et refuser le plastique : le sac dans un magasin, le produit industriel que l’on peut faire soi-même, etc.
  •  Lancer une pétition : sur une situation locale préoccupante comme une décharge sauvage, la pollution d’une entreprise, le sort des animaux de la région.
  •  Économiser l’eau et l’énergie en éteignant les lumières et en fermant le robinet, en prenant des demi-bains ou de courtes douches, en réglant le réservoir de la chasse d’eau.

Les enfants sont volontaires et toujours partants pour protéger la nature. Si l’on peut au passage leur apprendre à réduire leurs déchets, la sur-consommation, et leur montrer que l’on peut faire beaucoup de choses tous ensemble…autant de graines pour un futur plus respectueux de la nature et plus solidaire.

Biodiversité en danger - CLEAN FOR GOOD - WE ARE CLEAN Image

Pourquoi la biodiversité est-elle en danger ? Comment la sauver ?

Longtemps considérée comme le parent pauvre de l’écologie, la biodiversité qui joue un rôle important dans la vie des hommes, est un sujet très préoccupant. En effet, la biodiversité subit une détérioration fulgurante qui la fragilise tous les jours un peu plus. Pourquoi est-elle en danger ? Et surtout, que peut-on (encore) faire ?

Qu’est-ce que la biodiversité ?

Derrière le mot diversité se cache l’ensemble de toutes les variétés de toutes les espèces vivantes et des écosystèmes dans le monde. Il s’agit du vivant sous toutes ses formes : animaux, végétaux et micro-organismes qu’ils soient terrestres, aquatiques, marins, de toutes les espèces, de toutes les organisations. Ces organismes vivants interagissent entre eux et sont à l’origine d’un nombre incalculable de réactions nécessaires à la vie. Chacun tient une fonction précise au sein de son écosystème et garantit ainsi l’équilibre de l’ensemble des populations.

De précieux écosystèmes avant tout

ECOSYSTEM - WE ARE CLEAN - CLEAN FOR GOOD

Une mare ou une forêt par exemple, sont des écosystèmes où le vivant s’organise en offrant une place à chacun, où la chaine alimentaire bénéficie à tous et où toutes les formes de vie sont représentées. Plus il y a d’organismes dans un écosystème, plus la nature est prolifique, et plus les ressources inertes peuvent se transformer en ressources organiques. Mais l’inverse est aussi vrai : moins il y a de biodiversité, moins les écosystèmes sont propices.

Une importance cruciale pour la vie

On sait combien la disparition d’un animal bouleverse la chaine alimentaire. C’est exactement la même chose pour la biodiversité. Retourner sans cesse les terres et les traiter avec des engrais chimiques, appauvrit les sols. Les micro-organismes et les lombrics ne peuvent plus décomposer ni recycler la matière organique. Résultat, la fertilisation la terre et l’aération des sols diminuent ce qui favorise l’absorption de l’eau. Les échanges gazeux ne pourront plus se faire et les plantes ne pourront pas se développer naturellement. En effet, un sol riche en êtres vivants donne une terre riche en azote, un élément indispensable aux cultures, qui est remplacé par des engrais artificiels quand le sol en manque.

Un équilibre inestimable

Les problèmes surgissent toujours quand une action vient rompre l’équilibre. Si on coupe les arbres qui abritent des familles d’insectes ou de chimpanzés, ces derniers vont mourir faute d’avoir un habitat. Autre exemple avec la disparition des abeilles : ces insectes déposent le pollen mâle sur les fleurs femelles, sans eux c’est la reproduction des fleurs, et donc les fruits, qui est bouleversée.

La biodiversité marine vitale elle-aussi

Biodiversité Marine - CLEAN FOR GOOD - WE ARE CLEAN

Côté mer, la pollution plastique ou la pollution à grande échelle produisent des zones mortes et entrainent la disparition du plancton. Si le plancton nourrit de nombreuses espèces, il produit aussi l’oxygène que l’on respire. En effet, les micro-organismes qui le constituent absorbent le dioxyde de carbone et rejettent de l’oxygène : c’est le même phénomène de photosynthèse que celui des forêts. En fait, tout est lié. Et si la nature parvient malgré tout à conserver ses systèmes actifs en s’adaptant, ses systèmes de secours sont mis à mal. Ce sont alors des chaines entières de co-dépendances qui disparaissent avec, dans leurs sillages, de nombreux mécanismes essentiels pour l’homme.

Des bienfaits inestimables

On peut imiter la nature, tenter de la réparer, mais se substituer à ses effets est impossible. Or la biodiversité est ce qui nous permet de manger, vivre, respirer… Les multiples bénéfices offerts aux hommes par une biodiversité riche et préservée sont le résultat d’échanges et d’interactions complexes entre tous ses acteurs, aussi microscopiques soient-ils. Cet équilibre parfait du lombric qui aère la terre tout en lui permettant de recevoir l’eau de pluie pour abreuver les racines des plantes ne peut être recréé de manière artificielle. Les digues artificielles coutent extrêmement cher et ne sont jamais aussi efficaces que les racines des arbres pour retenir le sol en cas d’inondation. Si ces « services » rendus par la biodiversité étaient payants, on peut parier que la nature serait mieux protégée, tout simplement pour économiser !

Qu’est-ce qui menace la biodiversité ?

Tout ! Comme le vivant est partout, tout ce qui déstabilise les écosystèmes menace la biodiversité : pollution de l’air, des sols et des mers, mais aussi destruction des habitats naturels à cause de l’urbanisation, disparition des forêts, de la banquise… Côté animalier, le braconnage d’espèces menacées est bien sûr lourd de conséquences, tout comme les produits chimiques qui tuent les insectes pourtant terriblement utiles.

RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE - CLEAN FOR GOOD - WE ARE CLEAN

Quand les conditions changent trop vite, les espèces disparaissent faute d’avoir pu s’adapter à leurs nouvelles conditions de vie. C’était déjà le cas au temps des dinosaures. Aujourd’hui, le changement climatique pousse des populations d’animaux à se déplacer pour fuir la chaleur, empiétant sur les territoires d’autres espèces. C’est le cas sur terre mais aussi dans l’eau où le réchauffement va permettre à certaines espèces qui adorent la chaleur de se développer : la perte de biodiversité vient alors de la surpopulation d’une espèce qui se déploie sur un territoire au détriment de tout le reste, ou dont l’évolution devient hors de contrôle. Les moustiques par exemple sont très sensibles aux variations de température et d’humidité et certaines espèces porteuses de maladies contaminent de nouvelles populations humaines en se déplaçant avec la chaleur.

Les pollutions et le réchauffement du climat

La biodiversité est en danger quand certaines populations animales ou végétales sont anéanties, mais aussi quand l’équilibre d’un de ses écosystèmes n’est plus maintenu. Or, pollutions et réchauffement climatique sont les deux leviers qui influent terriblement sur les écosystèmes et les mettent à l’épreuve. La plupart des dangers sont aujourd’hui « anthropiques » c’est-à-dire du fait des activités humaines qui polluent, surexploitent les ressources naturelles, détruisent les écosystèmes et les habitats des animaux qui n’ont alors aucune chance de survie. Le dérèglement du climat lié aux activités humaines qui aggravent l’effet de serre, est un des dangers majeurs pour la biodiversité. En effet, le climat est depuis toujours le facteur numéro 1 dans l’apparition, l’évolution ou la disparition des espèces. C’est lui qui régule ou déclenche les transformations du vivant.

L’accumulation de déséquilibres

La biodiversité peut subir plusieurs déséquilibres à la fois. Par exemple, les algues vertes sur les côtes bretonnes envahissent le littoral et empêchent les autres espèces d’exister. Si elles se sont tant multipliées, c’est à cause de l’élevage intensif de porcs et de volailles de la région. Ce type d’élevage fait augmenter drastiquement le taux de nitrate de l’eau qui émet du phosphore et de l’azote dont elles raffolent. En effet, non seulement l’élevage intensif utilise le nitrate comme engrais pour son l’agriculture mais il en produit également à travers les déjections d’animaux d’élevage riches elles aussi en nitrate. Le problème se pose quand ces algues vertes échouées sur les plages dégagent du sulfure d’hydrogène qui peut se révéler mortel. Un désastre environnemental et humain.

Un effondrement du vivant sans précédent

A l’échelle du monde, chaque espèce est plus ou moins destinée à disparaitre un jour… mais cela prend en général plusieurs millions d’années. Le problème qui rend la protection de la biodiversité si difficile aujourd’hui, c’est l’ampleur et la rapidité du processus d’extinction des espèces. La vie sur Terre a déjà presque disparu 5 fois à cause de changements environnementaux … mais sur une durée de plusieurs millions d’années ! Aujourd’hui, pour la première fois, la disparition de biodiversité n’a jamais été aussi rapide, ce qui donne un sentiment d’impuissance. Un tel effondrement du vivant n’a jamais eu lieu dans toute l’histoire de l’humanité.

  • D’après le Giec de la biodiversité (équivalent du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du climat), un million d’espèces animales et végétales sont menacées d’extinction dans les prochaines décennies.
  • Poissons, mammifères, reptiles, amphibiens n’ont jamais décliné à un rythme aussi rapide, soit cent à mille fois supérieur que celui calculé au cours des temps géologiques, déclare le WWF.
  • Depuis quarante ans, 60 % des populations de vertébrés ont disparu.
  • Selon le dernier rapport de l’Observatoire national de la diversité, 20 % seulement des écosystèmes remarquables sont dans un état de conservation favorable.
  • En France, durant ces dix dernières années, la population des oiseaux, indicateur représentatif de l’ensemble de la biodiversité, s’est réduit de 40 % pour les chardonnerets et d’un tiers pour les oiseaux qui vivent dans les terres agricoles.

Pourquoi ne peut-on pas revenir en arrière ?

Les altérations de la biodiversité sont irréversibles : les espèces éteintes le resteront, les territoires mis à nu par l’exploitation minière ou forestière ne retrouveront jamais un sol vertueux, la grande barrière de corail ne pourra que survivre. En effet, la disparition ou l’altération d’espèces animales ou végétales dans un milieu qui conserve ses caractéristiques pourrait les voir revenir. Quitte à leur donner un coup de pouce, comme on tente de réimplanter certaines espèces. Mais aujourd’hui les écosystèmes ont pour la plupart perdu les caractéristiques qui leur permettent d’accueillir la vie. Le fonctionnement des océans est altéré par leur acidification et la pollution plastique y est endémique.

Comment freiner la disparition de la biodiversité ?

On évalue à un siècle le temps qu’il faut pour dissiper les gaz à effet de serre : si on arrêtait TOUTE émission de CO2 et de méthane aujourd’hui, on gagnerait près de 1°C d’ici la fin du siècle. Un petit degré qui semble faible mais une variation énorme pour les régions les plus froides et les plus chaudes, ou un degré de différence représente un véritable bouleversement pour l’environnement : à 1°C près, la glace fond ou ne fond pas, par exemple… Or l’extinction des espèces depuis 1900 n’a jamais connu un tel rythme, représentant une crise biologique majeure. En plus de décimer des espèces et des écosystèmes sans équivalent, la mondialisation, les transports internationaux, les importations et exportations ne laissent aucune chance à la nature de pouvoir reconstituer ce qui est détruit. Si on ne peut pas l’arrêter, on peut néanmoins avoir dès à présent le pied constamment sur le frein pour espérer ralentir l’hécatombe.

Valoriser la biodiversité pour la préserver

Voilà une voie intéressante à explorer : au-delà des textes de lois, au-delà de la résistance des citoyens face aux lobbies, au-delà des politiques publiques écologiques, la biodiversité inestimable devrait être davantage valorisée pour être préservée. Accorder une valeur financière à la biodiversité permettrait de montrer (aux gros pollueurs en particulier) le coût, chiffres à l’appui, de son préjudice. Ce nouvel outil pourrait intégrer ainsi l’écologie dans le chiffrage des projets. Si on calculait les dommages de chaque projet détruisant la biodiversité (destruction d’hectares de forêt pour réaliser un complexe hôtelier par exemple), on pourrait entrevoir un système de compensation. Une idée qui commence à faire son chemin.

Agir pour une biodiversité locale

Biodiversité locale WE ARE CLEAN CLEAN FOR GOOD

Mais d’ici là, on peut modifier ses choix de consommation pour éviter les produits dont la fabrication est très nocive pour la planète : exit la fast fashion et ses déchets toxiques rejetés dans les cours d’eau, boycott de l’huile de palme issue de la déforestation qui fait partir en fumée des trésors de biodiversité tropicale, stop au plastique qui pullule en mer. On peut aussi agir au niveau local pour protéger la faune et la flore de nos régions, semer des graines à fleurs pour aider les abeilles, faire connaitre la permaculture et la préservation des sols, organiser des ramassages de mégots. Tous ces actes en faveur de la nature contribuent à sauver ce qui peut l’être encore.

La biodiversité c’est nous et tout ce qui nous entoure, du plus petit au plus grand, et chaque organisme vivant a une fonction dans le grand tout. Quand on parle de « protéger la nature », on parle de biodiversité sans vraiment le savoir. Se mobiliser pour la nature, c’est se mobiliser pour nous car pas de vie possible sans biodiversité. C’est le moment ou jamais d’évoluer vers des pratiques plus vertueuses et de respecter de l’environnement.

La biodiversité est irremplaçable, que serait la vie si l’eau n’était plus potable, s’il n’y avait plus de poissons dans la mer ?

Dico écolo - CLEAN FOR GOOD - WE ARE CLEAN Image

Petit dictionnaire de l’écologie

L’écologie, on en entend parler tous les jours, des réseaux sociaux aux articles de presse en passant par le journal télévisé. Les mêmes mots sont employés, et répétés… mais sait-on ce qu’ils signifient exactement ? Pour mieux comprendre l’écologie et préserver une planète plus Clean, quelques définitions suffisent. Voici un petit dictionnaire bien utile ! 

Anthropisation 

L’anthropisation, c’est la modification de l’environnement par l’action ou la présence de l’homme qui dénature un milieu naturel ou un espace. On distingue les causes ou facteurs anthropiques (urbanisation, industrie, déforestation, constructions de routes…) des causes naturelles.

Atmosphère 

L’atmosphère est une couche de gaz et de particules qui forment une protection autour de la Terre. Constituée de différentes strates (troposphère, stratosphère, mésosphère), l’atmosphère se modifie actuellement à cause des gaz à effet de serre. La concentration de ces gaz, qui ne fait qu’augmenter, empêche l’évacuation de la chaleur des rayons dans l’espace.

Agriculture biologique

Agriculture-biologique  WE ARE CLEAN CLEAN FOR GOOD

L’agriculture dite biologique répond à un cahier des charges auxquels doivent se conformer les agriculteurs pour pouvoir recevoir cette appellation. Cette charte se compose d’un règlement qui donne les grands principes et d’un texte d’application qui explique les obligations concrètes à mettre en place sur le terrain. Ils concernent principalement l’absence d’utilisation de pesticides et l’amélioration de la fertilité des sols. Les spécialistes reconnaissent que cette charte n’est pas suffisante aujourd’hui (elle autorise encore des pratiques non-vertueuses) et souhaitent qu’elle soit revue.

Agriculture industrielle 

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L’agriculture industrielle produit en masse -avec un rendement maximal- en utilisant tous les outils à disposition, quitte à être néfaste à l’environnement : antibiotiques pour les animaux, pesticides, surpopulation dans les élevages animaliers. Elle cause l’appauvrissement et la pollution des sols et des eaux, l’émission de gaz à effet de serre (à cause notamment de l’épandage d’engrais azotés) et la perte de biodiversité.

Biomasse

La biomasse représente la matière organique disponible pour être transformée en énergie. Il peut s’agir des déchets organiques ou végétaux, mais aussi du bois que l’on peut utiliser pour fabriquer des biocarburants et du biogaz, ou encore un gaz issu de la fermentation de la matière organique.

Biodiversité

Biodiversité   WE ARE CLEAN CLEAN FOR GOOD

La biodiversité (association des mots diversité et biologique) évoque la variété de toutes les espèces, familles et sous familles de tous les organismes vivants, animaux, plantes ou micro-organismes. Elle inclut aussi la pluralité et la multiplicité au sein des différents écosystèmes. 

Bilan carbone

Le bilan carbone est une méthode d’évaluation des émissions directes ou indirectes de gaz à effet de serre d’une entreprise, d’une activité, d’un produit ou d’un individu. Mis au point par l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), ce calcul prend en compte les différentes sources des émissions pour les identifier et les réduire. 

Compostage 

Compost  WE ARE CLEAN CLEAN FOR GOOD

Le compostage est une technique de dégradation naturelle des matières organiques. Il en résulte un substrat (le compost) un engrais 100 % naturel, qui enrichit la terre sans la polluer tout en assurant la disparition des déchets biodégradables.

Centrale nucléaire

Dans une centrale nucléaire, on transforme les noyaux d’atomes d’uranium en chaleur (processus de fission). Cette chaleur est utilisée pour produire de la vapeur d’eau qui fait tourner une turbine, qui elle-même fabrique de l’électricité. Le nucléaire, qui ne produit pas ou très peu de CO2, est aujourd’hui l’une des énergies à privilégier pour atténuer le réchauffement climatique. Les inconvénients du nucléaire ne sont donc pas liés au climat, mais au traitement des déchets qu’il génère et à la peur d’accidents nucléaires.

Climatosceptique

Un climatosceptique est une personne qui remet en cause le fait que le réchauffement climatique soit dû aux activités humaines (totalement ou en partie) ou prétend qu’il est seulement d’origine naturelle. Il peut s’agir de citoyens, de politiques, et même de scientifiques ! Certains climatosceptiques pensent que le réchauffement climatique n’existe pas, d’autres le relativisent. Bref, il existe de multiples variantes allant des climatonégationnistes aux climatorelativistes.

Décroissance 

En écologie, la décroissance est un mode de vie qui veut moins consommer pour moins polluer. Portée par des individus conscients de la limitation des ressources, seule une réduction de la consommation (et donc de la production) peut, selon eux, encore freiner la dégradation de l’environnement.

Déforestation 

La déforestation rase une forêt afin d’y implanter de l’élevage, des cultures, des projets d’urbanisation ou encore pour récupérer le bois. L’élimination des arbres et des plantes chasse les animaux et les insectes qui vivent dans ces zones, ce qui entraîne une grave perte de la biodiversité, d’humidité et de fraîcheur, avec en plus une augmentation de l’effet de serre.

Développement durable 

Le principe de développement durable conçoit des produits et services qui répondent aux besoins, tout en limitant leur impact sur l’environnement, dans le but de le préserver pour les générations futures. Cette démarche qui prend en compte toutes les étapes, de la conception à la commercialisation pour réduire la pollution et les déchets, inclue aussi une dimension éthique.

Écocide

Au fait de l’actualité récemment afin qu’il soit considéré comme un crime, l’écocide est la destruction, l’atteinte ou le dommage écologique irréparable causé par l’homme envers un écosystème et qui entraîne l’anéantissement de ce dernier. En général, il s’agit d’une surexploitation ou de négligences graves. 

Écoanxiété, « dépression verte » ou « solastalgie »

L’écoanxiété est un terme qui désigne l’anxiété ou l’inquiétude envahissante liée aux changements environnementaux et à la perspective des conséquences du réchauffement climatique. Elle peut se manifester par des peurs, de la tristesse ou de l’abattement face à un monde qui semble s’autodétruire.

Écoféminisme

L’écoféminisme est un mouvement qui relie l’oppression des femmes par les hommes et la destruction de la planète par la société, qui considère ces deux phénomènes comme les conséquences de la domination patriarcale capitaliste.

Économie circulaire

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Ce qu’on nomme économie circulaire est un système qui veut diminuer l’impact de la consommation sur l’environnement en utilisant tous les moyens possibles pour prolonger la durée de vie des produits pour éviter le ré-achat. Grâce à l’échange, la réparation, la transformation, la location, le prêt, le recyclage, on peut instaurer un cercle vertueux.

Effet de serre 

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L’effet de serre provient de l’emprisonnement d’une partie de la chaleur des rayons solaires par le CO2 et le méthane (gaz à effet de serre) dans l’atmosphère au moment où ces rayonnements devraient repartir dans l’espace sous forme d’infrarouges, après s’être réfléchis sur la Terre. L’effet de serre, bénéfique au départ puisqu’il permet de conserver la chaleur nécessaire à la vie, devient problématique quand les gaz trop importants, retiennent trop de chaleur, ce qui fait augmenter anormalement la température terrestre.

Empreinte écologique

L’empreinte écologique, calculée par l’analyse du cycle de vie d’un produit, détermine le bilan de l’impact écologique que celui-ci cause à l’environnement. Il prend en compte l’énergie consommée, la pollution générée, les ressources utilisées depuis les matières premières nécessaires à sa fabrication, pendant son utilisation jusqu’à sa fin de vie en termes de déchets.

Effondrement 

L’effondrement d’une civilisation arrive quand celle-ci ne peut plus subvenir aux besoins de sa population suite à une ou plusieurs crises majeures. En écologie, on parle de l’effondrement de la société thermo-industrielle suite à une consommation de ressources dont elle est dépendante et qui s’épuise. 

Énergie fossile 

Les énergies fossiles sont produites à partir du pétrole, du charbon ou du gaz naturel, que l’on appelle fossile, car leur stock est limité. Ces ressources sont considérées comme non renouvelables, car elles résultent de processus géologiques longs de plusieurs millions d’années. Leur combustion, qui génère du CO2, explique pourquoi elles sont responsables d’une grande partie de l’effet de serre et du réchauffement climatique.

Énergie renouvelable

Energie renouvelable WE ARE CLEAN CLEAN FOR GOOD

Les énergies renouvelables proviennent de ressources infinies (soleil, vent, eau). Elles ne produisent pas ou très peu de CO2 : on dit qu’elles sont “décarbonées”. Elles produisent uniquement de l’électricité et ne peuvent se substituer au pétrole, excepté pour les appareils qui ont besoin d’électricité pour fonctionner.

Énergie grise 

L’énergie grise, c’est l’énergie utilisée en amont de l’utilisation d’un produit, c’est-à-dire la dépense énergétique « cachée » utilisée pour la production, la transformation, le transport ou encore l’extraction des matières premières. Un produit fini peut consommer peu d’énergie à l’utilisation, mais en avoir nécessité beaucoup.

Forêt primaire et secondaire 

Les forêts dites primaires n’ont pas été modifiées par l’action humaine, elles sont naturelles. Les forêts secondaires ont été impactées par l’homme par des coupes, l’intégration de cultures ou des modifications qui ont déstabilisé certaines espèces.

Gaz à effet de serre

Les gaz à « effet de serre » sont des gaz qui empêchent la chaleur des rayons solaires reçue par la terre de s’évacuer dans l’espace une fois qu’ils sont transformés en infrarouges. Il s’agit principalement du CO2 ou dioxyde de carbone, du méthane, du protoxyde d’azote, mais aussi de la vapeur d’eau et de l’ozone.

Greenwashing 

Le greenwashing ou « lavage vert » en français se traduit par écoblanchiment. Cette technique est utilisée par certaines entreprises pour tenter de camoufler leurs dégâts écologiques. Le greenwashing met alors en avant des arguments écologiques minimes pour réduire la dimension polluante d’un produit, soit avec des campagnes qui affichent une image écoresponsable au grand public, soit en trompant délibérément le consommateur avec de fausses informations. Cette pratique, considérée comme de la publicité mensongère, est régulée par l’ARPP (autorité de régulation professionnelle de la publicité) et l’ADEME (agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

Low tech

Les « low tech » ou « basses technologies » par opposition aux « high tech » sont des solutions simples, écologiques et économiques, qui utilisent des moyens accessibles à tous pour se substituer à des concepts technologiques polluants ou trop gourmands en énergie. Ces low tech sont associées au Do It Yourself notamment, car elles s’appuient sur la fabrication manuelle, la réparation, l’upcycling, le recyclage et le détournement d’objet. Il peut s’agir d’un four solaire, de toilettes sèches ou tout simplement… d’un vélo !

Pluies acides 

Les pluies deviennent acides dans l’atmosphère quand elles rencontrent le dioxyde de soufre et l’oxyde d’azote émis par les usines et les voitures. Les précipitations sont alors une véritable menace pour l’environnement car elles altèrent les sols, la faune et la flore, mais aussi les cours d’eau, et même les bâtiments.

Permaculture

Permaculture  WE ARE CLEAN CLEAN FOR GOOD

La permaculture est une philosophie, le moyen global d’envisager l’homme, la nature et de s’inspirer de ses mécanismes. Ce mot « permaculture » se réfère principalement à une agriculture qui utilise la biodiversité pour se développer en synergie avec la nature dans un système vertueux. En s’appuyant sur la durabilité et la résilience, elle revendique une approche globale où l’homme agit en fonction des écosystèmes dont il s’inspire.

Puits de carbone 

Un puits de carbone est un système naturel qui absorbe et stocke le CO2 (dioxyde de carbone) dans la biomasse pour en réduire la concentration dans l’atmosphère. Les principaux puits de carbone sont les mers et les forêts qui, grâce à la photosynthèse, utilisent l’énergie du soleil pour fixer le CO2 sous forme de matière organique.

Réchauffement climatique

Réchauffement climatiques  WE ARE CLEAN CLEAN FOR GOOD

Le réchauffement (mais aussi le changement) climatique est une évolution régulière et globale des températures à la surface du globe. Cette évolution naturelle a été fortement accélérée par la pollution et l’émission des gaz à effet de serre provoqués par l’activité humaine. Ce réchauffement climatique, quasi hors de contrôle aujourd’hui, oblige l’humanité à affronter des situations catastrophiques. 

Sobriété 

La sobriété est une notion liée à celle de décroissance. Elle regroupe l’auto censure et les limites que l’on se fixe en termes de consommation et d’utilisation de ressources. C’est également une expression utilisée pour exprimer un objectif de société usant de frugalité, de modération en termes de production, et de « sobriété énergétique ». Le mot évoque aussi la dé-consommation et l’économie d’énergie pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Sylviculture 

La sylviculture caractérise les méthodes d’exploitation durable des forêts. Elle renvoie aux pratiques vertueuses (reboisement, conservation) qui permettent de tirer un bénéfice tout en préservant et optimisant le capital forestier. Ces bienfaits écologiques préservent les forêts dans une vision à long terme.

Traçabilité 

La traçabilité est la capacité (ou non) de disposer de toutes les informations sur un produit à chaque étape de sa production, depuis les matières premières utilisées. La traçabilité permet de savoir, par exemple, si des sous-traitants entrent en jeu dans le cycle de vie ou si un produit est réellement « made in France » ou simplement assemblé dans l’hexagone.

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Les bienfaits d’une maison clean

La maison, c’est un peu le prolongement de soi. On y passe déjà beaucoup de temps (encore plus aujourd’hui). Quatre murs révèlent aussi notre façon de vivre, d’envisager l’espace et notre relationnel avec les autres. Désencombrer, ranger, trier, nettoyer… Cela fait un bien fou ! Mode d’emploi.

Un environnement sain

Nettoyer et ranger sa maison, c’est déjà prendre soin de l’environnement dans lequel on vit. L’air qu’on y respire est vital, d’où l’importance d’aérer régulièrement, mais aussi de bien choisir ses produits ménagers (pas toxiques, etc.). Question de bons sens, nettoyer permet aussi d’éviter de vivre dans une maison pleine de bactéries et de microbes.

C’est bon pour le moral !

Rangements WE ARE CLEAN CLEAN FOR GOOD

Le rangement serait-il la nouvelle thérapie de développement personnel ? Oui, si on sait que faire le ménage, trier, ranger sont des actions finalement épanouissantes (quel bonheur quand c’est enfin fini !). La raison ? Comme pour le sport (eh oui !) les actions de ranger et de nettoyer sollicitent tout notre corps. Or, face à cet effort physique, notre cerveau libère des endorphines, source de bien-être. Et les effets bonheur peuvent être d’autant plus impactants sur notre concentration si l’on prend ces tâches hyper pénibles à cœur, en se reliant au moment présent, à l’ici et maintenant. Tiens, le ménage s’apparenterait-il à la méditation ? Les bénéfices sont d’autant plus importants qu’ils durent dans le temps (une fois rangée, la pièce reste nickel au moins quelques heures, voire quelques jours).

De plus, cela nous permet de « maîtriser », de reprendre le contrôle sur un pan de notre vie. Et si ranger nous permettait de mieux nous projeter et de repartir sur le bon pied ?

Un moyen de s’alléger l’esprit

Ranger, trier, nettoyer permet de faire du vide chez soi… mais aussi dans sa tête. C’est ça la clé. Vous êtes du genre grand stockeur « ça peut toujours servir » ? Et dans votre vie, n’êtes-vous pas aussi une personne entravée ? Êtes-vous vraiment au max de vos capacités ? Notre façon de ranger et de ne pas ranger reflète notre personnalité, notre façon d’être dans la vie et parfois aussi dans des périodes de vie précises. Vous souvenez-vous de l’état de votre appartement après une rupture douloureuse ? Aviez-vous envie de faire le vide ? Ou au contraire vous laissiez-vous envahir par le désordre (et les émotions) ? Désencombrer sa maison, c’est se reprendre en main, réaliser quelque chose pour soi.

Plus de temps pour soi

Certes, le premier « gros » rangement prend du temps. Ensuite, il suffit d’être régulier. Et, les bénéfices se font sentir à chaque fois que la porte d’entrée est franchie. Vivre dans un environnement sain est plus reposant et relaxant que vivre dans un désordre absolu. Ne plus chercher ses affaires pendant des heures permet -in fine- de gagner du temps pour faire autre chose (lire par exemple, dans une pièce harmonieuse !). Et que dire de la fin des conflits et des disputes à la maison ? « Mais où as-tu mis la télécommande ? » « Range ta chambre » « Tu as vu ton désordre ! »

Un regain d’énergie

En Feng Shui, la circulation du Chi (ou Qi) est une notion importante dans la maison. Cette énergie qui entre par la porte doit ressourcer tous les habitants de la maison. Or, l’action de ce souffle bienfaisant est limitée dans un lieu encombré (normal, le Qi se se cogne comme nous dans les objets ou les meubles mal placés). Selon cette philosophie chinoise, une maison saine et bien rangée favorise le Qi et l’énergie de tous ses habitants. De plus en plus de spécialistes du rangement évoquent aussi la charge mentale liée à l’encombrement (visuellement, par exemple, c’est très fatigant de vivre dans un environnement non dégagé). Sans oublier toutes les actions liées aux objets qui nous encombrent : il faut les nettoyer, les ranger, s’en occuper.

Une prise de conscience pour la planète

Quand on commence à ranger et faire le tri… on se rend compte du nombre d’objets (souvent inutiles) que l’on accumule. Résultat ? Quand on adopte cette nouvelle façon de vivre, on réfléchit à deux fois avant d’acheter. Un premier pas pour devenir minimaliste !

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La chimie verte, c’est quoi ?

Créée dans les années 1990, la chimie verte promet de concevoir et développer des produits (et des procédés chimiques) pour réduire ou éliminer l’utilisation et la synthèse de substances dangereuses.

Selon le CEA (Le Commissariat à l’Énergie Atomique et aux énergies alternatives), la chimie verte s’inspire du concept de développement durable. Elle intègre l’optimisation de l’efficacité et du coût énergétique des procédés, l’économie et le recyclage de matières premières et des sous-produits provenant des réactions chimiques. La chimie verte vise aussi la réduction des déchets ultimes avec bien sûr la réduction de leur impact sur la santé de l’Homme et sur l’environnement.

Réduire l’empreinte chimique avant tout

La chimie verte -appelée aussi chimie durable, chimie écologique, ou encore chimie renouvelable- prévoit des principes pour réduire et éliminer l’usage ou la génération de substances néfastes pour l’environnement. Cette démarche se fait avec de nouveaux procédés chimiques « propres », c’est-à-dire respectueux de l’environnement. Après le développement tout au long du XXe siècle de la chimie industrielle issue des dérivés d’hydrocarbures, celle-ci doit s’orienter vers des principes plus vertueux afin de préserver l’environnement comme la santé humaine (face au nombre croissant de pathologies : cancer, diabètes, maladie d’Alzheimer, autisme.).

D’ailleurs, l’un des enjeux majeurs de cette chimie verte est la réduction de la production massive de substances dites CMR (cancérigènes, mutagènes, toxiques) ou perturbateurs endocriniens.

Les autres enjeux majeurs de cette chimie verte sont :

  • La réduction de la dépendance aux énergies non renouvelables et de l’empreinte carbone des industries
  • Le problème de la décomposition des déchets mis en décharge
  • La volonté de tirer parti de certaines ressources abondantes et inutilisées, comme le dioxyde de carbone.

Respecter les douze principes fondateurs de la chimie verte

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Le concept de chimie verte est apparu aux États-Unis dans les années 90. En 1998, Paul Anastas et John Warner, chercheurs à l’Agence américaine pour l’environnement (EPA), ont jeté les bases théoriques de cette nouvelle discipline en publiant un ouvrage énonçant 12 principes fondateurs.

1. Prévention

Mieux vaut éviter de produire des déchets que d’avoir ensuite à les traiter ou s’en débarrasser.

2. Économie d’atomes

Mise en œuvre de méthodes de synthèse qui incorporent dans le produit final tous les matériaux entrant dans le processus.

3. Conception de méthodes de synthèse moins dangereuses

Dans la mesure du possible, les méthodes de synthèse doivent utiliser et produire des substances faiblement toxiques (ou non toxiques) pour les humains et sans conséquences sur l’environnement.

4. Conception de produits chimiques plus sûrs

Mise au point de produits chimiques atteignant les propriétés recherchées tout en étant le moins toxiques possible.

5. Solvants et auxiliaires moins polluants

Renoncer à utiliser des auxiliaires de synthèse (solvants, agents de séparation, etc.) ou choisir des auxiliaires inoffensifs lorsqu’ils sont nécessaires. Des méthodes non conventionnelles d’activation peuvent être utilisées : utilisation de l’eau comme solvant, de fluides supercritiques, chauffage par micro-ondes, remplacement par des liquides ioniques, etc.

6. Recherche du rendement énergétique

La dépense énergétique nécessaire aux réactions chimiques doit tenir compte de son incidence sur l’environnement et sur l’économie pour être réduite au minimum. Dans la mesure du possible, les opérations de synthèse doivent s’effectuer dans les conditions de température et de pression ambiantes.

7. Utilisation de ressources renouvelables

Utiliser une ressource naturelle ou une matière première renouvelable plutôt que des produits fossiles, dans la mesure où la technique et l’économie le permettent.

8. Réduction du nombre de dérivés

Éviter, si possible, la multiplication inutile des dérivés qui nécessitent un surplus d’agents réactifs et peuvent produire des déchets.

9. Catalyse

Préférer les solutions catalytiques qui sont recyclables. Un catalyseur est une substance rajoutée à une solution chimique pour réaliser la réaction chimique. Il accélère la vitesse de réaction en abaissant l’énergie et sort inchangé du processus chimique, ce qui explique pourquoi il est recyclable.

10. Conception de produits en vue de leur dégradation

Les produits chimiques doivent être conçus pour se décomposer en déchets inoffensifs biodégradables à la fin de leur utilisation.

11. Observation en temps réel en vue de prévenir la pollution

Les méthodes d’observation doivent être perfectionnées et permettre ainsi la surveillance et le contrôle en temps réel des opérations en cours, et maitriser leur suivi pour identifier toute formation de substances dangereuses.

12. Une chimie fondamentalement plus fiable

Le choix des substances et de leurs processus chimiques doit anticiper les risques d’accidents (émanations dangereuses, explosions et incendies).

Les victoires de la chimie verte

En 2005, le chimiste japonais Ryoji Noyori a identifié trois clés pour favoriser le développement de la chimie verte : l’utilisation de dioxyde carbone (CO2) à l’état de fluide supercritique comme « solvant vert », du peroxyde d’hydrogène aqueux pour épurer les oxydations, et d’hydrogène dans les synthèses asymétriques.

Point intéressant, les chimistes ont découvert que lorsque les molécules de CO2 sont maintenues dans un état transitif (état intermédiaire entre l’état liquide et l’état gazeux), ce gaz agit comme un réfrigérant industriel. Les applications de ce CO2 dit “transcritique” permettent de réfrigérer les supermarchés, les usines agroalimentaires, les entrepôts, les patinoires ou les camions de livraison.

Donc, si les chlorofluorocarbones et les hydrofluorocarbures (des gaz à effet de serre communément utilisés pour la réfrigération) sont remplacés par ce fameux CO2 transcritique, on réduit de 15% environ l’impact écologique.

En cosmétique, ce CO2 transcritique intervient dans le procédé vert d’extraction de molécules odorantes pour élaborer les parfums. Il permet aussi la décaféination.

La bioingénierie est aussi une technique prometteuse avec la réalisation de processus chimiques à l’intérieur d’organismes (cellules vivantes).

Le polyéthylène (PET), léger et robuste, est le plastique le plus utilisé (bouteilles d’eau et de shampooings, sacs, packagings). Avec sa structure moléculaire extrêmement stable, le PET se dégrade difficilement. Mais des chercheurs japonais ont découvert une bactérie qui le décompose et même des enzymes qui accélèrent ce processus de décomposition !

En Californie, des chercheurs de Stanford ont trouvé un moyen de produire du plastique sans utiliser de pétrole, à partir de CO2 et de sous-produits industriels ou déchets de l’agriculture (des fibres issues de la production de jus de carotte).

Si au départ chimie et vert semblait semblaient incompatibles, force est de constater que la chimie verte a réussi le pari de réduire la fabrication et l’utilisation de quelques matières dangereuses aussi bien pour l’humain que pour la planète. Mais elle a encore beaucoup de chemin à parcourir.

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Voiture électrique : 5 questions pour tout comprendre

La voiture électrique a déjà fait beaucoup parler d’elle. D’abord présentée comme une alternative quasi-miraculeuse, on a vite entendu des critiques. Les réponses à vos questions. 

C’est quoi exactement, une voiture électrique ?

C’est une voiture qui fonctionne grâce à une batterie intégrée au véhicule, contrairement aux voitures classiques dites « thermiques » qui roulent à l’essence ou au diesel.
Il existe différents types de voitures électriques comme la voiture hybride qui possède un moteur thermique, et un moteur électrique qui récupère de l’énergie lors du freinage, la transforme en électricité et alimente la batterie. La voiture à hydrogène, elle, produit sa propre électricité grâce à une « pile à combustible » transformant cet hydrogène en électricité. Destinés à remplacer les traditionnelles voitures thermiques, les véhicules électriques interviennent dans la transition énergétique, à la fois pour remplacer le pétrole dont les ressources s’amenuisent, et pour réduire les émissions de CO2 en grande partie responsables du dérèglement climatique. Mais elles ne sont pas parfaites… malheureusement !

La voiture électrique est-elle plus polluante qu’une voiture classique ?

Non, dans la mesure où la voiture électrique n’a pas de pot d’échappement et n’émet donc pas de CO2 quand elle roule. Cependant, l’analyse du cycle de vie d’un véhicule électrique révèle que sa fabrication émet plus de gaz à effet de serre et nécessite plus d’énergie que pour un véhicule thermique, à cause de sa batterie et de son moteur électrique plus sophistiqué. Pour savoir lequel des deux est le moins néfaste écologiquement parlant, il faut prendre en compte aussi le nombre de kilomètres qu’ils permettent de parcourir (ce qui dépend du modèle), le poids du véhicule, l’impact des composants, le recyclage en fin de vie… Un vrai casse-tête, car l’extraction et l’affinage des métaux nécessaires aux batteries, ainsi que la production électronique de la voiture électrique, impliquent aussi une pollution des sols et des eaux. En revanche, quand le moteur assure une grande part du freinage dit « régénératif », la voiture électrique dégage moins de particules fines, issues du frottement des pneus sur la route et des plaquettes de frein, que les autres voitures. Enfin, qu’elle soit thermique ou électrique, la voiture la plus écologique est avant tout la plus légère, c’est le premier critère à prendre en compte. Un SUV électrique n’est pas préférable à une citadine thermique.

Les voitures électriques ont-elles le même impact écologique dans le monde ?

Absolument pas ! Car l’électricité utilisée par la voiture (celle qui vient de la borne de recharge) est produite à partir de sources d’énergie différentes selon le pays. L’électricité peut effectivement être produite à partir d’énergies fossiles polluantes type charbon, fioul (pétrole) et gaz, ou bien via des énergies « vertes » ou « décarbonées » comme le nucléaire, l’hydraulique et les énergies renouvelables (solaire, éolien, géothermie, biomasse…) qui n’émettent pas de gaz à effet de serre. Chaque pays utilise un mélange de ces énergies pour produire l’ensemble de son électricité. Ainsi, une voiture électrique rechargée en France, où l’électricité est produite à 75 % à partir d’énergie nucléaire, implique de très faibles émissions de CO2. En revanche, une voiture électrique en Chine ou en Inde consomme une électricité produite principalement à partir de charbon, l’énergie la plus polluante en termes de CO2 et de particules fines.

Pourquoi les composants électriques et les batteries posent problème ?

Les moteurs électriques et les batteries sont la cause d’une pollution minière grandissante à cause de la grande quantité de métaux qu’ils nécessitent pour leur fabrication. L’extraction de ces métaux, aussi appelés « terres rares » (lithium, cobalt, aluminium, cuivre…), est notamment responsable d’une intense pollution des sols et des nappes phréatiques. Les gisements de métaux sont surexploités dans des pays souvent peu contraignants vis-à-vis des normes environnementales, et au détriment des populations dont des enfants parfois exploités pour travailler dans ces mines. Ajoutons à cela la consommation d’énergie pharamineuse liée à l’extraction minière et le stockage de résidus hautement toxiques qui sont la plupart du temps libérés dans la nature ou dans la mer, la déforestation due à la création des mines qui déclenchent l’érosion des sols et leur appauvrissement, et toutes les menaces associées à la biodiversité, la voiture électrique ne peut pas être qualifiée de véhicule « écologique », loin de là.

Est-il souhaitable de remplacer toutes les voitures par de l’électrique ?

Non, cela ne serait pas souhaitable pour toutes les pollutions engendrées. 
Avec 100 % de voitures électriques, il faudrait aussi pouvoir répondre à l’appel de puissance de millions de véhicules qui pourraient se brancher en même temps sur le réseau pour se recharger, susceptible de faire s’effondrer le réseau électrique et de provoquer une panne massive ou « black-out » sur toute une région, ce qui est déjà arrivé en Norvège.
Par ailleurs, il existe un risque d’ effet rebond : l’usager, qui a une bonne conscience écologique, veut rentabiliser l’achat de son véhicule électrique et l’utilise plus, plus souvent. Un phénomène déjà observé en Suède et en Norvège, pays où la voiture électrique très répandue est utilisée pour des trajets courts, à la place de la marche ou du vélo. Un usage qui va à l’encontre de la limitation de la pollution et du réchauffement climatique contrairement au co-voiturage, aux transports en commun et surtout à la réduction des déplacements. 

La voiture électrique n’est donc pas LA solution. Elle a ses défauts, mais le mérite d’être une innovation à améliorer. Notamment au niveau des terres rares, dont l’exploitation est hyper polluante, et qui risquent de manquer très vite tant il est difficile de les extraire, alors qu’elles pourraient être récupérées et réutilisées si les batteries étaient recyclées.

Vacances écolo - WE ARE CLEAN - CLEAN FOR GOOD Image

Être écolo en vacances

Les vacances sont le moment idéal pour poursuivre ses résolutions écolo. C’est l’occasion unique aussi de les transmettre à sa famille et à ses amis. Voici votre petit cahier de vacances de l’écologie !

Vacances + nature = écologie

Que ce soit à la mer, à la campagne ou à la montagne, la proximité de la nature et ses merveilles donne naturellement envie de la préserver. Même si vous n’êtes pas un touriste irrespectueux qui laisse ses mégots dans le sable ou ses emballages en forêt après un pique-nique, ces attitudes irresponsables vous font prendre encore plus conscience de l’urgence à modifier ces comportements. Profitez des vacances pour accomplir chaque jour des gestes respectueux et protecteurs et les partager avec votre entourage.

Vacances en France = vacances sans avion

Choisir une destination accessible sans avion est importante pour éviter d’alourdir le bilan carbone, et donc le réchauffement climatique. Même un long trajet en voiture ne pourra jamais rivaliser avec un trajet en avion, même court, en termes d’émission de gaz à effet de serre. Alors pour les vacances, on mise sur les beaux spots nationaux, de la Bretagne, à la Corse en passant par Paris, le Jura, la Vendée ou le Sud, la France possède des pépites à découvrir !

Trier ses déchets sur le lieu de vacances

Même si on sait que le recyclage n’est pas miraculeux et que la vraie solution reste la consommation zéro déchet au maximum, on cherche quand même les lieux et les consignes de tri en vacances. Les habitués à leurs 3 poubelles feront quelques kilomètres pour trouver la benne à recyclage, les clients des campings feront l’effort d’en sortir pour jeter correctement leurs déchets s’il n’y a pas de tri sur place, et les vacanciers à l’hôtel demanderont à la réception ce qui est prévu.

Marché en aix-en-provence - WE ARE CLEAN - CLEAN LIVING

Consommer local en vacances 

C’est le moment d’abandonner le (mauvais) réflexe de la virée au supermarché pour préférer les commerces du coin, les petits magasins bio, les marchés et les producteurs locaux qui vendent parfois à la ferme ou en circuit court. On se renseigne à l’office de tourisme et on évite les grandes enseignes sauf pour des besoins incontournables.

Végétaliser son alimentation en vacances

L’élevage des animaux pour la viande, en particulier l’élevage intensif, est un des grands responsables des émissions des gaz à effet de serre ainsi qu’une importante consommation d’eau pour cultiver les céréales destinées aux animaux. Par ailleurs, l’excès de viande, notamment rouge, n’est pas recommandé la santé. La pêche, majoritairement intensive aussi, utilise des techniques qui mettent les océans et leurs poissons en danger. Pas question de faire l’impasse sur le barbecue et ses grillades, mais on privilégie les grandes salades, les légumineuses et les recettes saines et clean pour toute la famille et pour la planète.

Au bord de la mer, à la campagne ou à la montagne : un ramassage de déchets

C’est LA véritable action écolo à lancer en vacances ! On s’équipe de gants et de sacs en papier, on réunit les voisins de tente, les amis et la famille, on délimite une zone et on passe à l’attaque ! On ramasse ce qui traîne en prenant soin de trier quand c’est possible. La bonne idée : prendre une photo avant/après ou une photo du résultat et la poster sur les réseaux sociaux pour inciter d’autres vacanciers à faire pareil… Ou à arrêter de jeter dans la nature bouteilles, canettes et mégots.

Vacances écolo avec les enfants : initiation à la biodiversité

Initiation Biodiversité - WE ARE CLEAN - CLEAN FOR GOOD

La proximité avec la nature et le temps libre permettent d’organiser des activités ludiques avec les enfants pour les sensibiliser à l’écologie par le prisme de la biodiversité. On crée un compost dans le jardin de papi et mamie pour comprendre le rôle fondamental des lombrics et des micro-organismes. On sème des fleurs pour les abeilles et étudier leur rôle crucial dans la reproduction des plantes et l’apparition de fleurs et de fruits. On apprend à reconnaître les oiseaux ou les arbres en les observant. Autant de pistes pour comprendre aussi la chaîne alimentaire : chacun a sa place dans la nature !

Vacances : la période des challenges !

15 jours sans sodas ! Chiche ! Ou encore une semaine sans viande, sans déchets ou sans rien acheter… c’est le moment de se motiver avec ses proches pour se dépasser et prendre de nouvelles habitudes de (non) consommation… à garder toute l’année !

Ces « petits gestes écolo » que l’on appelle aujourd’hui « micro écologie » dépassent le concept du colibri où chacun fait sa part même si cela semble vain. Aujourd’hui, on sait que les habitudes de consommation sont le premier moyen de pression auprès des industriels qui, par exemple, préfèrent proposer du vrac aux consommateurs plutôt que perdre une seule part de marché… Alors, prêts pour un été écolo ?

5 idées sur l'écologie - WE ARE CLEAN - CLEAN FOR GOOD Image

Vrai/faux : 5 idées reçues sur l’écologie

L’écologie fait la une de nombreux magazines. Si l’information sur ce sujet “clean planet” est partout, de fausses croyances persistent. Certaines idées reçues méritent qu’on leur torde le cou : 5 réponses pour mieux comprendre. 

Le poumon de la terre est la forêt amazonienne : c’est faux !

Oui, la forêt amazonienne et ses végétaux produisent de l’oxygène tout en captant le CO2 (dioxyde de carbone ou gaz carbonique) avec leurs feuilles. Mais les plantes ne produisent pas d’oxygène la nuit, elles en consomment : leur production d’oxygène sert surtout à leur propre respiration, pas tellement à la nôtre. De plus, les quantités d’oxygène émises dépendent de la vigueur des arbres, or la forêt amazonienne n’est plus toute jeune : elle produit selon les scientifiques environ 10 % de l’oxygène consommé par les humains.

Océan - WE ARE CLEAN - CLEAN FOR GOOD

Le véritable poumon de la Terre, c’est l’océan. Il est le premier producteur d’O2 et recycleur de CO2 grâce au phytoplancton, ou plancton végétal, qui absorbe du CO2 et rejette de l’oxygène sur le même principe que la photosynthèse. Ces micro-organismes végétaux et de minuscules algues constituent une biomasse bien plus importante que celle des forêts, faisant de la mer un puits de carbone naturel majeur. Certaines espèces de ces organismes stockent le carbone dans leurs squelettes qui, en se déposant au fond des océans, piègent le CO2 dans les sédiments marins, l’empêchant alors définitivement de participer à l’effet de serre. Protégeons donc ce poumon bleu, mais luttons aussi contre la déforestation de la forêt amazonienne qui est primordiale pour protéger la biodiversité, réguler le climat de l’Amérique du Sud et maintenir l’humidité.

Le plastique est recyclable à l’infini : c’est faux !

Plastique - WE ARE CLEAN - CLEAN FOR GOOD

Le plastique, pour autant qu’il soit correctement trié et véritablement acheminé dans un centre de recyclage, ne peut pas produire d’objets à l’identique, ce qui est la définition même du recyclage. Une bouteille en verre en crée une nouvelle, mais pour le plastique, non seulement l’action est limitée (car à force d’être retransformée, la matière se dégrade et perd certaines qualités) mais elle nécessite aussi l’apport d’une partie de plastique vierge afin d’assurer une certaine qualité au produit final. 

Le plastique recyclé peut en revanche être transformé en objets ou matériaux de construction. Malheureusement, pour exister, ces « sous-produits » nécessitent des additifs qui empêchent un nouveau recyclage et finissent enterrés ou incinérés. Il s’agit donc d’une seconde vie, mais c’est la dernière. D’où l’intérêt de boycotter l’achat de produits en plastique ou de produits emballés avec du plastique.

Les centrales nucléaires émettent du CO2  : c’est faux !

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Une majorité de Français pense que le nucléaire contribue au réchauffement climatique. En réalité, le nucléaire émet très peu de CO2 – moins que les panneaux solaires – par rapport à la quantité d’énergie qu’il produit. Cette production d’électricité, due à la fission d’atomes d’uranium, produit de la chaleur qui change l’eau en vapeur, vapeur qui fait marcher une turbine reliée à un alternateur, qui lui-même produit de l’électricité. Il n’y a donc pas de combustion. La construction et l’entretien des centrales ainsi que l’extraction de l’uranium émettent un peu de CO2, comme pour toutes les énergies renouvelables, mais globalement, le nucléaire est une énergie propre. 

Le GIEC (le Groupe International d’Experts sur le Climat) envisage même le développement des énergies nucléaires comme une solution pour lutter contre le réchauffement climatique ! En revanche, les déchets radioactifs qui peuvent être dangereux, sont traités et soumis à une réglementation très sévère pour éviter toute contamination.

Manger bio préserve les sols : c’est faux !

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Si la charte AB interdit les pesticides de synthèse, elle autorise ceux qui proviennent de « substances naturelles ou substances dérivées de substances naturelles » et certains appartenant à une liste regroupant quelques exceptions (chaux éteinte, huile de paraffine pourtant issue du pétrole, soufre ou encore sulfate de cuivre). 

En effet, naturel ne veut pas dire inoffensif pour l’homme ou dépourvu d’effets néfastes pour l’environnement. Le cahier des charges cible donc les produits chimiques, mais n’interdit pas d’autres aspects comme les pratiques agressives pour les sols : l’agriculture bio peut avoir recours au labour tout autant que l’agriculture traditionnelle alors que c’est une des pratiques les plus perturbantes pour les sols et la biodiversité. 

Si l’on exclut le Bio « industriel », les agriculteurs bio adhèrent heureusement à une philosophie plus globale et plus vertueuse même si elle n’est pas mentionnée dans le cahier des charges. À retenir, l’agriculture de conservation non-bio qui prône des pratiques vertueuses : ne pas labourer les sols, éviter les sols nus en y semant un « couvert végétal », qui lui évite de se dégrader et de perdre sa précieuse matière organique. Malheureusement, elle exige le recours au glyphosate entre deux semences pour enlever ce couvert. 

Pour bien faire, il faudrait associer au bio, les bonnes pratiques de conservation des sols : mesure des matières organiques dans le sol, présence de lombrics, rotation et diversité des cultures, que certains appellent déjà l’ABC, l’agriculture biologique de conservation. L’agriculture de demain ?

La voiture électrique ne pollue pas  : c’est faux !

Voiture électrique - WE ARE CLEAN - CLEAN FOR GOOD

La voiture électrique ne pollue pas forcément moins que la voiture essence. Et elle pollue différemment.

C’est d’abord à cause de ses batteries -qui exigent des métaux rares pour fonctionner- que la construction de la voiture électrique est polluante. 

Ensuite, même si le moteur n’émet pas de pollution lorsque la voiture roule, l’électricité nécessaire pour le faire fonctionner peut être issue de sources plus ou moins polluantes, comme :

  • des énergies fossiles (type charbon, pétrole et gaz)
  • des énergies vertes ou « décarbonées » comme le nucléaire, l’hydraulique ou les énergies renouvelables (solaire, éolien, géothermie, biomasse…) qui émettent très peu de gaz à effet de serre. 

Chaque pays utilise un mélange de ces énergies pour produire l’ensemble de son électricité. Ainsi, une voiture électrique rechargée en France où l’électricité est produite à 75 % à partir d’énergie nucléaire implique de très faibles émissions de CO2. En revanche, une voiture électrique en Chine ou en Inde consomme une électricité produite principalement à partir de charbon, l’énergie la plus polluante en termes de CO2 et de particules fines.

La voiture essence ou diesel, elle, pollue un peu moins lors de sa construction, mais beaucoup plus, tout au long de son utilisation. 

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5 influenceuses zéro déchet

Le mode de vie zéro déchet nécessite une vraie transition, tant nos (mauvaises) habitudes sont à revisiter, et nos réflexes à changer. C’est un long cheminement à effectuer, mais de nombreux trucs et astuces existent pour nous accompagner sur la voie du changement.

Pour commencer, voici 5 influenceuses zéro déchet à suivre !

Marie objectif zéro déchet

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Cette maman a eu le déclic à la naissance de ses enfants. Adepte de la légende du colibri, elle a décidé de changer sa façon de vivre : chaque petit geste compte, même le plus petit, lorsqu’il est multiplié par 7 milliards d’humains !

On aime son blog très pragmatique, qui explique les 7 étapes qui l’ont menée sur le chemin de l’éco-responsabilité :

  • Arrêter les bouteilles en plastique
  • Arrêter le Sopalin
  • Adopter les vêtements d’occasion
  • Faire l’inventaire des placards et se tourner vers le vrac
  • Vider son stock de cosmétiques dans sa salle de bains et les remplacer au fur et à mesure par des alternatives écologiques
  • Adopter savon noir, savon de Marseille et vinaigre blanc pour remplacer ses produits ménagers
  • Cuisiner maison en faisant du batch cooking (cuisiner pour plusieurs jours pour gagner du temps). Elle donne aussi de nombreuses recettes de cuisine, pleines d’astuces et traite tous les sujets en mode alternatif.

Un programme accessible et facile à mettre en œuvre, surtout lorsqu’il est partagé. L’accent est mis sur l’importance d’entrainer toute la famille dans cette démarche pour que ce soit un vrai choix de vie collectif.

Instagram : @marie.objectifzerodechet | Site web : Marie Zéro Déchet

C l’air du temps

clairdutemps - WE ARE CLEAN - CLEAN FOR GOOD

Nous avons sélectionné ces 2 sœurs qui se réapproprient leurs modes de consommation et traitent de tous les sujets : de l’alimentation au bien être en passant par la déco, les cadeaux, les enfants, le ménage et la mode. Leur compte IG est plein de tips, notamment pour arriver à se passer de la fast fashion. Et le ton déculpabilisant vous plaira, car personne n’est parfait ☺. Elles ont aussi ouvert un blog, et proposent pour 10€ un e-book très informatif avec une vraie méthodologie pour cheminer vers la transition zéro déchet. Elles sont même allées jusqu’à produire des tee-shirts éco-responsables.

Instagram : @c.lairdutemps | Site web : C l’air du temps

Lilyfairly

Lilyfairly - WE ARE CLEAN - CLEAN FOR GOOD

Cette activiste parisienne de 30 ans, Mélanie, jardinière guide botaniste à l’origine, est devenue minimaliste et adepte du recyclage lorsqu’elle a constaté à quel point elle avait accumulé des objets qui ne lui servaient à rien lors d’un déménagement. Elle a alors ouvert un blog sur les questions environnementales et le zéro déchet. Elle aborde aujourd’hui de nombreux autres sujets comme le féministe ou encore l’égalité et le partage. Elle parle alimentation végétarienne et mode éthique. On aime son ton bienveillant (elle est très indulgente envers les imperfections) et l’esthétisme de sa page Instagram. Une de ses nombreuses astuces que l’on vous recommande : cuisiner ses épluchures ! C’est 137kg de nourriture gâchée par an et par personne, en France, selon Global Gâchis. 

Instagram : @lilyfairly | Site web : Lily Fairly

My slow life green

myslowlife - WE ARE CLEAN - CLEAN FOR GOOD

Parisienne trentenaire installée à Tours, Chloé a opéré elle aussi une vraie remise en question de son mode de vie. En plus de son blog consacré à l’art de vivre Slow, elle a aussi écrit un livre « Toute une année zéro déchet ». Elle donne des trucs pour réutiliser les objets ou les choisir multifonctions. Elle couvre un large éventail de sujets de façon très concrète, des recettes de cuisine à l’entretien de la maison, en passant par les animaux. Tous les jours, elle publie sur son blog une petite info pour un style de vie sans déchet, c’est son #challengezerodechet avec 100 astuces.

On aime aussi son Blogroll, la liste de tous ses blogs préférés, qui est une mine d’informations et qui montre aussi son état d’esprit super généreux ☺

Instagram : @myslowlifegreen | Site web : My slow life green

Les petits gestes

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On est fans de sa façon de se présenter : « Inès, écolo imparfaite ! »

Son credo ? On n’a pas besoin d’être parfaits, on a besoin d’être nombreux.

Ses combats ? L’écologie et le droit des enfants.

Elle est déculpabilisante et veut juste éveiller les consciences à un quotidien plus durable, dans la bienveillance et sans contrainte. C’est après un long voyage en Australie et en Asie qu’elle revient très choquée par la pollution du plastique. Elle décide alors d’adopter un mode de vie plus responsable. Elle ouvre son blog qui donne toutes les astuces et recettes pour du zéro déchet, informe avec sa rubrique « Eco news », et lance des défis sur le thème « MPGDG : mon petit geste deviendra grand ». Elle a aussi écrit 2 livres Mes produits de beauté (Je fais tout moi-même, 50 recettes) et Mes produits ménagers (Je fais tout moi-même, 50 recettes).

Instagram : @lespetitsgestes | Site web : Les petits gestes

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Les énergies renouvelables sont-elles vraiment moins polluantes ?

Solaire, éolien, géothermie, biomasse… Les énergies renouvelables promettent de fabriquer de l’électricité sans émettre de CO2, contrairement aux énergies fossiles, comme le pétrole et le charbon et de limiter ainsi le réchauffement climatique. Ces énergies renouvelables sont-elles vraiment la bonne solution pour une planète plus “clean” ?

Énergies renouvelables et transition énergétique

L’énergie solaire, éolienne, hydraulique, géothermique et la biomasse (brûler les déchets) sont des énergies dites renouvelables ou ENRi, car inépuisables à l’échelle humaine. Toutes ces énergies, ainsi que l’énergie nucléaire, sont dites décarbonées, c’est-à-dire qu’elles ne génèrent que très peu de CO2pour une planète plus clean. 

La transition énergétique est le passage des énergies polluantes et émettrices de CO2, vers des énergies moins polluantes. Cette transition tente d’électrifier au maximum les technologies (aujourd’hui, on utilise beaucoup plus le pétrole et le gaz que l’électricité), de produire cette électricité sans carbone pour réduire les émissions de CO2, et surtout d’améliorer les technologies pour que les machines consomment moins d’énergie. La transition énergétique, c’est donc la transformation de nos consommations énergétiques vers des sources moins polluantes afin de limiter le réchauffement climatique qui menace la planète.

Le CO2, ennemi numéro 1 ?

Quand on parle de transition énergétique, on parle toujours de transition vers l’électricité renouvelable. En effet, face au réchauffement climatique, l’ennemi numéro un de la pollution est le carbone, un des principaux gaz à effet de serre (CO2, méthane). 
Si l’on compare le taux de CO2 émis pour une même quantité d’électricité produite sur une centrale pour chaque source d’énergie : 

  • le charbon émet 1000g de CO2 pour fournir 1 KWh (kilowattheure)
  • le gaz naturel, 400g de CO2
  • les barrages hydroélectriques, de 6 à 140g de CO2
  • le solaire 55g de CO2
  • la géothermie 45g de CO2
  • l’éolien 14g de CO2
  • et enfin le champion anti-CO2, le nucléaire qui n’émet que 6g de CO2 pour fournir l’équivalent d’1 KWh. 

Si les énergies renouvelables semblent être la solution pour réduire les émissions de CO2, cela implique avant tout de réduire notre dépendance au pétrole et au charbon, au profit du nucléaire qui ne participe pas au réchauffement.

Le rôle clé du nucléaire 

energie nucléaire - WE ARE CLEAN - CLEAN FOR GOOD

La transition énergétique souhaite se débarrasser d’abord et autant que possible des énergies fossiles, d’abord du charbon, puis du pétrole et du gaz. Un objectif très ambitieux car ces énergies, qui sont très importantes dans la vie quotidienne, jouent en plus un rôle capital dans l’équilibre financier de la planète. C’est toute la difficulté de cette transition énergétique. Elle doit développer massivement les énergies renouvelables (en priorité dans les pays qui ont beaucoup de vent et de soleil) tout en ménageant le nucléaire qui permet d’opérer la bascule en douceur. Cette transition doit en plus éviter les contraintes et les restrictions qui risquent de peser sur les populations. C’est bien la combinaison nucléaire + énergies renouvelables qui permettra une transition efficace et confortable.

Les énergies renouvelables sont-elles polluantes ? 

Les parcs solaires et éoliens doivent être construits massivement, ce qui engendre de nombreux effets polluants. En effet, pour transformer la ressource renouvelable (soleil et vent), il faut construire des installations (panneaux solaires et éoliennes) qui nécessitent des milliers de tonnes de matériaux (béton, ciment, acier, verre, métaux rares, etc.). Au final, ce programme va demander 10 à 15 fois plus de matériaux que pour le nucléaire à même puissance produite. Or, ces matériaux sont des ressources non-renouvelables puisqu’ils ont consommé de l’énergie et pollué l’environnement pour être extraits, puis transformés. Sans compter leur processus de fabrication qui utilise des énergies fossiles et émet donc du CO2 en amont. 

Qu’en est-il de l’empreinte au sol ? Autrement dit, quelle surface de terrain moyenne va être occupée, donc combien de terrain naturel détruit pour la même quantité d’énergie produite : hydraulique 180km2, solaire 170km2, charbon 80km2, géothermie 50km2, et en dessous de 5km2 : éolien, gaz, et enfin le nucléaire qui figure toujours en meilleure position. Le développement des ressources renouvelables ne se fait pas sans conséquence.

Les limites aux énergies renouvelables

électricité - WE ARE CLEAN - CLEAN FOR GOOD

D’abord, la plupart des énergies renouvelables, que ce soit le solaire, l’éolien ou l’hydraulique, produisent uniquement de l’électricité. Or l’électricité n’est pas la seule énergie utilisée. 

En France, l’électricité ne représente que 25% de l’énergie consommée, on a besoin de beaucoup de pétrole (pour les transports, l’industrie, l’agriculture et l’habitat), mais aussi de gaz et même encore de charbon. L’électricité propre, c’est bien (on en a déjà en France avec le nucléaire et l’hydroélectricité), mais elle ne résout pas tout le problème. Sachez qu’il reste toujours 68% d’énergie fossile directement consommée qu’il va falloir remplacer autant que possible par de l’électricité, à condition qu’elle soit décarbonée, donc nucléaire ou renouvelable. 

Pourquoi les énergies renouvelables sont-elles insuffisantes ?

À cause de leur fonctionnement « intermittent » et de leur faible rendement. Que ce soit le solaire ou l’éolien, ces sources d’énergie sont insuffisances pour couvrir à elles seules la demande en électricité. En effet, elles dépendent du soleil pour l’une, uniquement disponible le jour, et selon la météo, et du vent pour l’autre, qui souffle aussi de manière aléatoire. Leur production est donc variable et relativement imprévisible. 

Impossible d’entrevoir le principal système de production électrique de la France lui aussi intermittent, avec des coupures d’électricité fréquentes. C’est pourquoi les ENRi ont encore besoin de systèmes de production d’énergie à la demande, comme les centrales thermiques (gaz/charbon), nucléaires et hydrauliques, qui peuvent produire rapidement de l’électricité, si les besoins augmentent massivement. 

Conclusion, les ENRi ne sont pas la solution unique et parfaite pour remplacer tous les autres systèmes de production d’énergie. 

Un problème important, le stockage 

stockage energie - WE ARE CLEAN - CLEAN FOR GOOD

Dans ce scénario du « tout renouvelable » et du « tout électrique », le problème est le stockage de l’électricité pour régler le problème de l’intermittence de ces sources. À l’heure actuelle, ce stockage minime se fait via des batteries (généralement « Lithium-ion ») qui sont malheureusement très polluantes à la fabrication et en fin de vie. 

Alors comment stocker en grandes quantités sans générer un désastre écologique dans le futur ? Les centrales de pompage-turbinage ou « STEP » (barrages hydroélectriques spécifiques). C’est la seule solution de stockage non-énergivore à grande échelle aujourd’hui qui pourrait bien devenir une filière d’avenir, alors qu’elle existe depuis longtemps. Ces centrales particulières sont techniquement capables de stocker les surplus et de combler les déficits des énergies renouvelables intermittentes de demain. 

Reste un problème important : la multiplication massive de ces barrages va entraîner le déplacement de populations.

Faut-il arrêter le nucléaire ? 

En France, ce serait une aberration de se priver des centrales nucléaires qui produisent environ 70% de notre électricité sans CO2, et cela, pour lutter contre les émissions de CO2 et remplacer les énergies fossiles ! En effet, on serait alors forcés de remplacer ces centrales par d’autres systèmes pilotables, non-intermittents, autrement dit du gaz (le charbon étant quasi proscrit). 

L’Allemagne a fait cette expérience il y a une dizaine d’années. Ce pays a voulu sortir du nucléaire au profit des ENRi. Résultat ? L’Allemagne est aujourd’hui la championne d’Europe des émissions de CO2, car elle n’a pas eu d’autre choix que de s’en remettre au charbon et au gaz pour pallier à l’intermittence de ses éoliennes, et répondre à une demande croissante en électricité de sa population.

Comment optimiser les énergies renouvelables ? 

La solution ? Consommer différentes sources d’énergies selon l’endroit où on les utilise pour trouver le meilleur « mix énergétique » pour chaque pays. En France, l’électricité ne représente que 23 à 25% de nos consommations énergétiques et la majorité de l’énergie utilisée (surtout pour les voitures et les chauffages) vient du pétrole et des énergies fossiles. 

Et comme on l’a vu, ce sont celles qui polluent le plus. Plus que la transformation des sources énergétiques, c’est la réduction de la consommation de ces énergies fossiles qui est le véritable enjeu de la transition énergétique.

La sobriété énergétique avant tout 

voiture electrique - WE ARE CLEAN - CLEAN FOR GOOD

En finir avec le pétrole, le gaz et le fioul s’avère extrêmement compliqué. Convertir le parc automobile à l’électrique demande des infrastructures pour recharger les voitures, beaucoup de ressources pour les batteries. Et en plus, si tous les Français roulaient avec une voiture électrique, il faudrait produire bien plus d’électricité. Et produire beaucoup d’électricité avec des énergies renouvelables est un problème. 

Ceci explique pourquoi les experts estiment que l’objectif le plus important dans la transition énergétique est d’abord la réduction des besoins en énergie (surtout les déplacements en voiture et le chauffage).

Quels sont les risques du tout électrique ? 

stratégie énergétique UE - WE ARE CLEAN - CLEAN FOR GOOD

La stratégie énergétique poursuivie par l’Union européenne à l’heure actuelle promeut les énergies renouvelables intermittentes pour remplacer le charbon d’abord, ensuite le gaz, et aussi le nucléaire en parallèle (selon les pays). 

Ce programme risque d’entraîner des problèmes d’approvisionnement majeurs en énergie et en ressources dans les prochaines décennies. C’est déjà le cas dans certains pays nordiques qui sont passés aux voitures électriques en masse et qui ont dû faire face à une pénurie. 

On peut se poser la question pour la France qui poursuit sa politique de fermeture de certaines centrales nucléaires, afin de les remplacer par des ENRi. En effet, l’électrification massive imposée par la décarbonation généralisée, notamment dans des transports, entraîne une demande en électricité toujours plus importante. 

Si les énergies renouvelables sont essentielles pour la transition énergétique et surtout écologique, aucune n’est parfaite. D’où l’intérêt de la diversification de ces énergies et le maintien du nucléaire pour ses faibles émissions de CO2, versus une grande efficacité. Mais avant tout, la transition vers le renouvelable doit s’accompagner d’une forte réduction des besoins en énergie, ce qui demande une prise de conscience et un changement du mode de vie de la part de chacun.