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Guide - La peau

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Microbiote cutané et biotiques

Depuis l’exploration du génome grâce aux progrès scientifiques, on connait beaucoup mieux la flore intestinale et la flore cutanée. Les spécialistes ont identifié plus précisément leurs compositions, l’occasion de leur offrir un nouveau nom « microbiote ». Comme pour le microbiote du ventre, le microbiote cutané est étroitement lié à la santé de la peau.

Le microbiote cutané : qu’est-ce que c’est ?

Autrefois, on parlait de flore cutanée sans vraiment la connaitre jusqu’au jour où le Pr Richard Gallo, Président du service dermatologie à l’Université de Californie de San Diego, s’est penché sur elle. Il y a 20 ans, ce professeur a commencé à analyser et à déchiffrer cette flore cutanée à laquelle il donna le nom de microbiote cutané. Ce microbiote qui recouvre toute l’enveloppe cutanée est en fait une colonie de 100 milliards de micro-organismes vivants appelés probiotiques. Il se compose de bactéries (75-80%), de virus (10-20%) et de levures ou champignons (5-10%). On dénombre environ 1 million de ces micro-organismes par cm² de peau qui vont même jusqu’à se glisser dans les plis et les infractuosités cutanés, des pores aux follicules pilo-sébacés où ils jouent chacun un rôle très précis. Des micro-organismes qui collaborent ou encore entrent en compétition les uns avec les autres. Les principales familles de bactéries, sont les staphylococcus, corynébacterium, propionibacterium, cutibacterium. Soit un millier de variétés (de probiotiques mais environ 500 de bactéries) -avec des sous-variétés – qui cohabitent en parfaite symbiose avec nos cellules. Ces indispensables probiotiques se nourrissent de nos propres sécrétions cutanées (lipides du sébum, protéines des cellules mortes, sucres, eau de la sueur…). Il a fallu attendre 2001 pour que l'Organisation mondiale de la santé reconnaisse les probiotiques comme des « micro-organismes vivants qui (…) exercent des effets positifs sur la santé » et qui assurent le bon équilibre et la bonne santé de notre microbiote.

Quel est le rôle du microbiote cutané ?

Le microbiote cutané joue un rôle protecteur capital pour la peau. En effet, ses micro-organismes composent une armée de sentinelles pour préserver l’intégrité de la barrière cutanée. Ce microbiote cutané forme un film protecteur qui renforce cette barrière et qui bloque ainsi la pénétration de virus et bactéries dis « pathogènes », qui pourraient engendrer des maladies. Mais cette collaboration avec le film hydrolipidique a bien d’autres fonctions. Le microbiote cutané conserve le pH physiologique de la peau autour de 5,5 ce qui repousse les bactéries pathogènes qui affectionnent les pH basiques, autour de 8. Le microbiote cutané stimule également le renouvellement cellulaire cutané et joue un rôle important auprès du système immunitaire de la peau. Il l’aide à reconnaître les agressions et à adopter la réponse la mieux adaptée. De plus, le microbiote cutané favorise la cicatrisation et la réparation de la peau. Il intervient aussi dans la sécrétion de peptides antimicrobiens (qui sont comme des petits soldats qui vont s’attaquer aux bactéries intruses pour les détruire) par les cellules de la peau, de substances anti-oxydantes, antibactériennes et anti-inflammatoires. Bref, le rôle du microbiote cutané est décisif pour la bonne santé de la peau.

Quels sont les facteurs qui influencent le microbiote cutané ?

Tout au long de la vie, le microbiote cutané varie même si chaque individu possède son propre microbiote.

  • A chacun son propre microbiote cutané

Chacun possède un microbiote cutané qui lui est propre. C’est une sorte de signature personnelle tout comme l’ADN ou les empreintes digitales. Ce microbiote cutané est transmis au bébé par sa mère au moment de l’accouchement par voie basse. Puis il va évoluer et se diversifier au cours de la vie, notamment lors de chaque grand changement hormonal (adolescence, grossesse, ménopause/andropause). Sa composition, ou tout au moins la proportion des variétés de micro-organismes, diffère selon les parties du corps (cuir chevelu, aisselles, bras…). En effet, certaines bactéries préfèrent les milieux secs (bras, jambes), d’autres les régions humides (muqueuses, aisselles, plis…), ou grasses qui présentent du sébum (intérieur des oreilles, cuir chevelu, visage…). Le microbiote cutané évolue aussi selon l’âge, le sexe et l’origine ethnique. Le microbiote est à l’image de l’« exposome » de son hôte, c’est à dire l’environnement et la pollution dans lequel il vit mais aussi son style de vie, ses stress, son alimentation, son hygiène de vie, son âge, son sexe, les médicaments qu’il prend sans oublier les gens et les animaux qui partagent sa vie. Ce qui explique qu’on a plusieurs microbiotes cutanés, tous différents et variables (contrairement à notre ADN qui ne varie pas).

  • Chaque déséquilibre du microbiote cutané entraîne un symptôme

On sait maintenant que la santé de la peau vient de l’équilibre et de la bonne diversité entre les probiotiques au sein du microbiote cutané. Ainsi, dès qu’une variété prend le dessus ou encore qu’un intrus pénètre, il y a déséquilibre (ou dysbiose) qui entraîne une inflammation qui peut engendrer une maladie. En effet, on a découvert qu’eczéma atopique (ou dermatite atopique), acné ou pellicules notamment, sont liés à un déséquilibre du microbiote causé et accentué par les conditions de vie : pollution, prise de médicaments, stress, UV, hygiène excessive et certains composants cosmétiques. L’acné provient en partie d’une surpopulation de cutibacterium acnes. La dermatite atopique montre un grand déséquilibre où l’on constate que le staphylococcus aureus (staphylocoque doré) est prédominant. Les pellicules, elles, sont liées non pas à une bactérie, mais à la prolifération d’un champignon présent sur le cuir chevelu et nommé malassezia. Mais ces probiotiques en surnombre sont-ils la cause ou la conséquence de l’affection ? Les chercheurs ne le savent pas encore…

Par ailleurs, plusieurs études ont montré que la pollution modifiait la composition du microbiote, qui se rapproche alors de celui d’une femme âgée. Le microbiote aurait-il un lien avec le vieillissement prématuré ? Les chercheurs le supposent. Mais la découverte du microbiote cutané n’ayant qu’une quinzaine d’années, même si son étude avance rapidement, on est loin d’en comprendre tous les mécanismes et l’étendue de son influence.

Comment le microbiote cutané peut protéger l'organisme ?

  • Le microbiote cutané possède un rôle naturellement protecteur

La peau, le plus grand organe du corps, est aussi notre principale interface avec l’extérieur. C’est une barrière protectrice au sein de laquelle le microbiote joue un rôle primordial. En renforçant le système immunitaire, le microbiote cutané protège la peau des infections, agressions extérieures et inflammations. Cette protection, qui s’étend à toute la surface du corps, lutte contre les intrusions par voie transcutanée.

  • On peut renforcer le microbiote cutané

Les produits cosmétiques et/ou de compléments alimentaires enrichis en prébiotiques, probiotiques et postbiotiques contribuent à préserver et rééquilibrer le microbiote cutané pour conserver une peau en bonne santé.

Les probiotiques sont des micro-organismes vivants (bactéries, levures notamment) qui composent le microbiote et qui maintiennent son équilibre. Si on les trouve dans les produits laitiers et légumes fermentés mais non pasteurisés, ils sont absents dans les cosmétiques où il est impossible d’inclure un organisme vivant. En revanche, on trouve dans certains soins des fragments de probiotiques (lactococcus, bifidobactérium, lactobacillllus…), désactivés soit par la chaleur soit par fermentation qui sont reconnus et assimilés par les probiotiques de la peau. Par commodité marketing, les marques cosmétiques indiquent « avec probiotiques ». Leurs actions anti-oxydante et anti-inflammatoire assurent un écosystème bénéfique au microbiote.

Les prébiotiques sont des sucres simples ou complexes, des corps gras ou des acides aminés qui nourrissent et favorisent le bon développement des bactéries de la peau. Une sorte d’engrais pour le microbiote particulièrement intéressant en cosmétique. Dans l’alimentation, ce sont les fibres des fruits et légumes, et notamment de la chicorée, l’ail, l’artichaut, le psyllum… En cosmétique, les plus connus sont l’inuline, issu de la chicorée et le yakon. Mais certains ingrédients, comme la glycérine, le squalane et les polyphénols, utilisés depuis longtemps en cosmétique s’avèrent être eux aussi des prébiotiques.

Les postbiotiques sont des molécules secrétées par les probiotiques. Ces déchets, métabolites ou membranes de probiotiques, les miment et équilibrent l’écosystème dans lequel vit un microbiote sain. A titre d’exemple, l’acide lactique appartient à la famille des postbiotiques. Certaines marques de dermocosmétiques préfèrent développer leurs propres postbiotiques, sur mesure, à partir souvent de bactéries cultivées dans une eau thermale pour corriger un problème spécifique : acné, atopie, sécheresse cutanée, etc..

La marque Blue Skincare a fait le choix d’incorporer dans tous ses produits de soins et également dans ses produits nettoyants des pré et ou postbiotiques afin de proposer des formules respectant l’équilibre du microbiote cutané avec notamment des prébiotiques (inuline et sucres), des postbiotiques (complexe de probiotiques obtenu par lyse des bactéries Lactococcus Lactis fermentées et aussi de l’acide lactique). A retrouver dans la gamme Nacre Eclat, dédiée aux peaux ternes et fatiguées et dans la gamme Xero Nacre dédiée aux peaux inconfortables sujettes à la dermatite atopique et aux psoriasis. Toutes les formules ont été développée pour être au pH physiologique de la peau.

Comment restaurer le microbiote cutané ?

Pour restaurer le microbiote cutané et maintenir son équilibre, voici 6 gestes simples à adopter :

  • Réduire les passages sous l’eau. Ayant un pH de 7, l’eau peut, avec des bains trop longs et trop chauds, déstabiliser le microbiote.
  • Choisir de bons produits d’hygiène : la découverte de ces « bactéries bienfaisantes » a changé la vision « hygiéniste » adoptée depuis Pasteur. On croyait que bactéries et virus étaient forcément néfastes. On sait maintenant qu’il en existe des bons et des mauvais et qu’il faut favoriser les « bons » probiotiques naturellement présents sur la peau. Donc, plus question de produits « bactéricides » à tout prix. Les gels douches qui ont des tensioactifs trop agressifs déséquilibrent le microbiote qui met plus de 4h à se reconstituer après chaque douche. Donc, une douche par jour maximum, et avec un lavant le plus doux possible.

L’huile Lavante Relipidante, une huile lavante bienfaisante au pH physiologique composée d’un complexe unique d’agents nettoyants ultra-doux, d’un trio d’huiles végétales et de prébiotique (inuline et sucre) qui nettoie la peau tout en respectant le film hydrolipidique et le microbiote cutané.

  • Respecter le pH du microbiote cutané. Microbiote et pH de la peau sont intimement liés par le biais du film hydrolipidique qui héberge le microbiote. Comme ce film est dit « le manteau acide », on évite tout produit au mauvais pH : le fameux savon de Marseille, ou tout autre savon, a un pH basique (au-dessus de 7). On lui préfère donc un pain surgras. Pour les mêmes raisons, mais à cause de leur pH très acide, les acides de fruits sont à utiliser raisonnablement et avec les bonnes indications. On choisit donc des produits dits « au pH physiologique » et non « pH neutre », ce qui signifie qu’ils respectent le pH de la peau alors qu’un pH neutre est à 7.
  • Eviter les cosmétiques trop agressifs (ou limiter leur utilisation), comme les gommages à grains ou les cosmétiques contenant beaucoup d’alcool.
  • Se démaquiller en douceur, sans agression, sans frotter, en évitant le coton agressif. L’idéal étant de se démaquiller au doigt par massages pour décoller en douceur tout type d’impuretés. A utiliser en massage circulaire, Le Baume Métamorphose est idéal pour démaquiller et nettoyer efficacement et sans effort la peau tout en maintenant l’équilibre du microbiote cutané grâce à sa formule enrichie en pré & postbiotiques. Et le matin, ne pas se décaper : une eau florale adaptée suffit ou utiliser l’Eau Micellaire Lactée également riche en pré & postbiotiques. Fraîche comme une eau et douce comme un lait, elle ravira les peaux mixtes à grasses et s’utilise en massage pour déloger en douceur toutes les impuretés.
  • Manger équilibré et varié. L’alimentation a un impact sur l’état de la peau et l’étude des microbiotes a révélé des axes intestin/cerveau, mais aussi intestin/peau. Pour avoir un microbiote intestinal, mais aussi cutané, riche et varié, on se nourrit de produits riches en prébiotiques et probiotiques comme l’ail, l’oignon, tous les fruits et légumes qui sont riches en fibres, en vitamines et minéraux. Les épices et herbes aromatiques ont des vertus anti-inflammatoires et participent à la destruction des bactéries pathogènes. Et si cela ne suffit pas, on peut avaler des compléments alimentaires (Complément Alimentaire Perfecteur de Peau, riche en poudre de nacre active hautement concentrée en calcium et acides aminés couplé à des pré et probiotiques, de l’acides hyaluronique, de la vitamine C et du zinc : le complément essentiel pour toutes les peaux fatiguées, en manque d’éclat et sujettes aux imperfections)

La découverte du microbiote cutané et de son rôle a apporté une nouvelle vision de la cosmétique. Désormais, les laboratoires essayent de formuler les soins de façon à ne pas le perturber, en limitant voire retirant certains ingrédients qui pourraient entraîner son déséquilibre voire sa détérioration. Ce sont les huiles minérales et les silicones, mais aussi les émulsionnants (ce qui mousse comme les sulfates) et émulsifiants (ce qui lie les émulsions, crèmes ou fluides). On a aussi incriminé les conservateurs, mais il semblerait finalement qu’ils n’aient pas d’impact sur le microbiote.

Le renouvellement cellulaire grâce à l'actif BIONACRE Image

Le renouvellement cellulaire

Le corps est en renouvellement permanent tout au long de la vie. Pratiquement tous les organes, sauf les neurones et les cellules cardiaques, sont totalement renouvelés plusieurs fois, à une fréquence différente, d’une semaine pour le foie à 4 mois pour les os. La peau, qui est un organe, se renouvelle également, grâce à la régénération de ses cellules.

Le renouvellement cellulaire désigne la capacité des cellules à se reproduire, c’est-à-dire à produire des cellules génétiquement identiques qui prennent la place d’autres cellules. En fin de vie, ces cellules s’éliminent d’elles-mêmes. Le renouvellement cellulaire de la peau est le processus qui mène à l’élimination, chaque jour, de milliers de cellules mortes, remplacées par des nouvelles. La bonne fréquence de renouvellement cellulaire, ni trop lent ni trop rapide, est essentielle au maintien d’une bonne fonction barrière, pour une peau éclatante, uniforme, lisse et pleine d'énergie.


Où se déroule le renouvellement cellulaire de la peau ?


L’épiderme, la couche superficielle de la peau, est un peu comme un jeu de Tetris. C’est une sorte de mur constitué de briques, les kératinocytes, qui sont des cellules qui montent en permanence vers la surface. Ces cellules-briques naissent dans la couche basale, en bas de l’épiderme et migrent progressivement vers la couche cornée, la plus superficielle des couches de l’épiderme.


Quel est le mécanisme du renouvellement cellulaire de la peau ?


En remontant de la couche profonde -basale- de l’épiderme vers la surface, les kératinocytes subissent différentes mutations. C’est la différenciation cellulaire.

• Dans les réservoirs de la couche basale se trouvent les cellules souches kératinocytaires. Elles se divisent pour donner naissance à une cellule souche fille - qui va la remplacer dans la couche basale pour se diviser plus tard - et un autre kératinocyte, quasi cubique et doté d'un noyau, qui, poussé vers le haut par les nouvelles cellules, commence sa différenciation en montant à l’étage supérieur. C’est la prolifération cellulaire.

• La couche épineuse est la plus épaisse de l’épiderme, constitué de 4 ou 5 épaisseurs de kératinocytes. Ces derniers, de forme quasi polyédrique et gonflés d’eau, se soudent les uns aux autres grâce aux desmosomes et à des substances hydrophiles et hydrophobes. En remontant ils se chargent en kératine et mélanine.

• C’est dans la couche granuleuse que s’opère la principale transformation, appelée la différenciation cellulaire. La couche granuleuse est une zone de transition qui sépare les couches épidermiques vivantes de celles dites « mortes » de la couche cornée. Les kératinocytes sont totalement remodelés pour devenir des cornéocytes. Ils perdent petit à petit leur noyau et leur membrane plasmique pour laisser place à une enveloppe rigide et insoluble, l’enveloppe cornée. Par ailleurs, l’un des marqueurs de différenciation, la filaggrine, se transforme en acides aminés libres qui constituent les « facteurs hydratant naturels » de la couche cornée.

• Arrivés à la surface, dans la couche cornée (ou stratum corneum), les cornéocytes sont plats et remplis de kératine, et s’agglutinent en un empilement de lamelles cellulaires soudées grâce au ciment intercellulaire fait de lipides, pour constituer la barrière cutanée. Ils finissent se détacher grâce à des enzymes qui vont faire sauter les boutons pressions qui maintiennent les cornéocytes entre eux, les desmosomes. C’est la desquamation. Tout ceci se fait de façon lente et quasi invisible. Sans nous en apercevoir, nous perdons environ quatre grammes de peau par jour.

Renouvellement cellulaire : combien de temps ?


Le renouvellement cellulaire de la peau est un peu comme la mue des serpents, sauf que nous ne laissons pas notre peau se détacher en un seul morceau en un jour. Entre la naissance d’une cellule et sa migration jusqu’à la couche cornée, il s’écoule normalement 21 à 28 jours. Les kératinocytes passent très peu de temps dans les couches inférieures mais restent environ 14 jours dans la couche cornée. Mais la fréquence du renouvellement cellulaire de la peau ralentit naturellement avec l’âge. Les cellules se font plus « paresseuses » et mettent beaucoup plus de temps à migrer au fil des années. Dès 50 ans, la vitesse du renouvellement cellulaire diminue de près de 40 %. C’est pourquoi on cherche à « stimuler » le renouvellement cellulaire avec des soins anti-âge spécifiques.

Quels sont les facteurs qui agissent sur le renouvellement cellulaire ?


Dans un épiderme sain, la quantité de cellules éliminées en surface est compensée par la production de nouveaux kératinocytes dans une proportion identique. Mais il arrive que le processus se dérègle, avec une prolifération ralentie ou accélérée.

• Un renouvellement accéléré, la cicatrisation et le psoriasis Lorsque notre peau est blessée ou infectée, le renouvellement cellulaire s’intensifie afin de réparer la blessure - c’est le processus de cicatrisation - ou combattre l’infection par de nouvelles cellules. Cette accélération peut attein¬dre sept fois la cadence de la reproduction cellulaire normale, soit 3-4 jours. Maladie inflammatoire chronique de la peau, considérée comme une maladie auto-immune, le psoriasis se manifeste par un renouvellement cellulaire accéléré dans la zone touchée (genoux, coudes, cuir chevelu…), qui ne s’arrête plus. De nouvelles cellules naissent et montent vers la surface à un rythme plus rapide que celui de la desquamation. Les cellules mortes s’accumulent à la surface de la peau et finissent par former des plaques, les « squames ». Ces plaques se détachent comme des écailles, tandis qu’en dessous les cellules, qui se bousculent et s’empilent, créent des lésions douloureuses qui peuvent saigner.

• Un renouvellement ralenti : stress, obésité, tabac, pollution, UV, et âge ralentissent le renouvellement cutané. La peau peine à desquamer, des cellules mortes s’accumulent en surface parce que les liens qui maintiennent les cellules de la peau ensemble (les desmosomes) ne se détachent pas comme ils le devraient. Celles-ci forment comme une pellicule qui épaissit la peau et rend le teint terne et la peau rêche. Cette accumulation provoque aussi une perte de cohésion des cornéocytes, qui ne sont plus à même de réguler efficacement l’évaporation de l’eau, d’où une déshydratation progressive qui entraîne l’apparition prématurée de ridules.

Comment renouveler les cellules de la peau ?


Pour « booster » le renouvellement cellulaire, il existe plusieurs possibilités, que l’on peut cumuler.

Exfolier

Faire un gommage régulièrement – une à deux fois par semaine suivant le type de peau- est le moyen le plus facile. On donne ainsi un petit coup de pouce à la peau pour se débarrasser de ses cellules mortes. Le message étant donné à la peau que les cellules mortes sont parties, on incite l’épiderme à en produire de nouvelles. On peut choisir un gommage mécanique qui élimine les « peaux mortes » par la friction de grains, noyaux ou coques de fruits et noix broyés, sel, sucre etc…Pratique sur le corps, mais parfois trop abrasif sur le visage, ce type d'exfoliants peut provoquer une irritation de la peau, en fonction de la force appliquée et du type de grains. Il faudrait en fait des particules très fines et rondes, et non anguleuses (même si ce sont des micro-angles).

C’est pourquoi on préconise souvent – et encore plus pour les peaux sensibles – des exfoliants dits chimiques ou enzymatique, qui produisent une exfoliation uniforme par dégradation chimique des cellules. Il en existe deux types :

• Les acides : ce sont les célèbres AHA pour Alpha Hydroxy Acides (acide glycolique, acide malique, acide mandélique), BHA pour Beta hydroxy acides (acide salicylique), ou PHA pour Poly Hydroxy Acides (gluconolactone)... Ils produisent une exfoliation plus ou moins douce : l’acide glycolique, plus petit, pénètre plus profondément, est ultra efficace mais peut de révéler irritant, quand les PHA sont bien plus doux mais demandent plus de temps pour agir. Et favorisent le renouvellement cutané, la désobstruction des pores, un grain de peau plus doux, une meilleure hydratation…

• Les enzymes : ces enzymes (généralement végétales) « grignotent » les liens entre les cellules mortes -les desmosomes- pour les détacher sans endommager les cellules vivantes ni irriter la peau.

Choisir les bons actifs

Outre les acides de fruits, il existe certains actifs connus pour booster le renouvellement cellulaire. C’est le cas du rétinol, puissant actif anti-âge dont l’un des bienfaits est de favoriser le renouvellement cutané par son effet kératolytique (desquamant), mais qui peut être irritant notamment pour les peaux sensibles. D’où la recherche de molécules dites « retinol like » d’origine végétale, qui en assurent les actions sans les inconvénients, comme le bakuchiol, l’harungana, la christe marine, le haricot paillon, l’huile essentielle de pelargonium. Nouveau, la poudre de nacre micronisée introduite dans des soins pour le visage, a démontré scientifiquement qu’en induisant l’expression de certaines protéines clés telles que la filaggrine, elle stimule la migration des kératinocytes vers la surface de l’épiderme pour assurer le bon « turn over » du renouvellement cellulaire qui garantit une réparation et régénération de la barrière et de l’épiderme pour conserver une peau plus forte, saine et éclatante : une peau en pleine santé. Une précieuse action à laquelle s’ajoute un pouvoir anti-radicalaire et de stimulation de la fabrication de fibres de collagène de type I pour préserver la densité et la jeunesse de la peau.

Bien s’alimenter


L’alimentation a aussi une influence sur le renouvellement cellulaire. Privilégier les aliments riches en vitamine A et en béta-carotène. La vitamine A se trouve essentiellement dans les ingrédients d’origine animale (œufs, beurre, abats, foie). Tandis que le bêta-carotène, précurseur de cette même vitamine mais aussi fortement anti-oxydant, est présent dans les fruits et légumes orangés (carottes, patates douces, melon, poivron, légumes verts feuillus). Les aliments riches en vitamine C (agrumes, kiwi, poivron), sont aussi utiles à une bonne régénération cellulaire. Dans la Gamme NACRE ÉCLAT de BLUE SKINCARE, lorsque la peau est fatiguée et en manque d’éclat, nous vous conseillons de compléter votre routine belle peau en utilisant le Complément Alimentaire Perfecteur de Peau. Ultra concentré en nacre active, il contient également un complexe de pré & probiotiques pour rééquilibrer le microbiote intestinal, de l’acide hyaluronique pour maintenir l’hydratation et l’élasticité de la peau. Riche en vitamine C et en zinc, il est anti-oxydant et contribue à la formation normale du collagène pour une peau plus rebondie.

Avoir une bonne routine nocturne


C’est la nuit que le renouvellement cellulaire atteint son apogée. N’ayant plus à se défendre des agressions diurnes, les cellules de la peau se réparent et se régénèrent entre 23h et 2h du matin. C’est même vers 1h du matin que l'activité de la peau est maximale, multipliant le renouvellement cellulaire par trois par rapport au même mécanisme à 1h de l'après-midi. C’est donc le moment de donner à sa peau un soin qui va aider ce renouvellement en utilisant un soin spécifique comme le Sérum Peau Neuve NACRE ÉCLAT de la marque BLUE SKINCARE ultra concentré en poudre de nacre active, NACR-45®. Si la peau est déshydratée, on la corrige. Car ce processus de renouvellement de la peau est gourmand en eau. Une bonne hydratation, via les soins mais aussi en buvant 1,5l d’eau par jour est donc indispensable pour accompagner la régénérescence des cellules. Évidemment, il est primordial de bien dormir, en faisant une nuit de 7h si possible pour laisser le temps à la peau de se régénérer.
Les différents types de peau Image

Les différents types de peau

Un coup d’œil dans le miroir et on sait à quoi ressemble la peau, là maintenant. Mais sait-on vraiment déterminer son type de peau ? Et pourtant, il existe des indices qui permettent de reconnaitre la typologie de sa peau et de mieux comprendre comment elle fonctionne.


Nous recevons tous des gênes de nos parents ! Chaque individu a ses caractéristiques inscrites dans son ADN ! En ce qui concerne la peau, c’est aussi une question d’hérédité biologique. Car tout l’être humain et tous ses organes, dont la peau, sont constitués de cellules, toutes porteuses de son code génétique. On hérite d’une couleur, d’un type de peau (et de cheveux) et parfois de maladies de peaux (souvent inflammatoires). Par la suite, le mode de vie et les soins apportés à la peau auront un impact, on parlera alors d’état de la peau.
Pour rappel, la peau est un organe vital. C’est elle qui constitue la barrière de protection entre le corps et le reste du monde. La peau est une sorte de bouclier contre la pollution, les coups, les bactéries et virus, le froid, le chaud. Elle est composée de trois couches :

  • L’épiderme (la plus superficielle) en contact avec le monde extérieur (L’épiderme (la plus superficielle) en contact avec le monde extérieurL’épiderme (la plus superficielle) en contact avec le monde extérieurL’épiderme (la plus superficielle) en contact avec le monde extérieur)
  • Le derme (juste en dessous)
  • L’hypoderme (la couche la plus profonde).

La peau est équipée de vaisseaux sanguins, qui créent un véritable système d’irrigation et de nerfs, qui assurent la transmission des informations entre le cerveau et la peau, en particulier l’information sensorielle. Ces informations circulent dans les deux sens : du cerveau vers la peau (il me plait, je rougis !), de la peau vers le cerveau (c’est chaud, je me brûle, je retire ma main).

Comment déterminer son type de peau ?

Pour déterminer le type de peau, on tient compte de ce qui se voit (comme la couleur, plus ou moins pâle, plus ou moins rouge) et ce qui se sent au toucher (elle est plus ou moins rêche, douce, granuleuse, met plus ou moins de temps à retrouver sa forme initiale quand on exerce une pression etc.). Savoir à quelle catégorie la peau appartient, permet de mieux connaitre sa nature, ses points forts et points faibles, les facteurs qui risquent d’avoir un impact sur sa physiologie, la modifier, la transformer pour lui prodiguer des gestes d’hygiène et des soins cosmétiques adaptés.
La peau du visage, qui définit le type de peau, caractérise aussi celle qui recouvre la totalité de la peau du corps.

Quels sont les différents types de peau ?

Le type de peau, c’est un peu comme la couleur des yeux : invariable.
On ne change pas de type de peau ; en revanche en prenant compte de ses caractéristiques, on peut mieux la comprendre et anticiper ses réactions. Imaginez la peau comme une grande enveloppe d’environ 1,5 à 2 m2, pesant entre 3 et 5 kilos pour un individu moyen ! De la plante des pieds jusqu’au cuir chevelu, la peau joue à chaque instant et sans relâche le rôle de barrière, autant que celui d’un incroyable outil de communication. La peau n’est ni totalement lisse, ni totalement uniforme. Elle est constituée de replis, de multiples orifices, tantôt imberbe tantôt recouverte de cheveux, d’ongles ou de poils.
Connaître et respecter la typologie de sa peau, c’est mieux l’accompagner au quotidien dans les soins qui lui assurent sa santé, beauté et longévité, sans oublier que soigner sa peau c’est soigner tout son être, tant physiologique que psychologique.
Les experts ont identifié quatre types de peau : normale, sèche, mixte, grasse.