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Clean Beauty

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Le dico des skintellectuelles de A à L

Le mouvement des skintellectuelles a émergé en France, quand les premières controverses sur certaines molécules (les parabènes dès 2005) ont vu le jour, avec la création d’abord de blogs spécialisés, et maintenant de podcasts et comptes Instagram (voire TikTok). Ces adeptes de beauté, qui décryptent les formules Inci ont désormais un terme pour les définir, encore une fois venu du monde anglo-saxon où la tendance est bien plus récente (2-3 ans) : les skintellectuals (ou skintellectuels), contraction des mots skin (peau) et “intellectuals” (intellectuels). Ces accros au skincare, qui ont désormais, un accès direct aux marques et aux consommateurs grâce aux réseaux sociaux, sont des spécialistes de la peau et ses différentes problématiques, de l’art formulatoire et ses actifs. Les skintellectuels ont pris la main sur le savoir, et finalement sur leur consommation et celle de leurs followers. Voici leur lexique de A à L :

Acides de fruits (AHA, BHA, PHA)

Les Alpha-Hydroxy-Acides sont des acides naturels de sucres, qui peuvent être extraits des fruits (l’acide glycolique dans la canne à sucre, l’acide malique dans la pomme et le raisin, l’acide citrique dans l’orange et le citron, l’acide malique dans la pomme…). Cependant, ceux utilisés en cosmétique sont la plupart d’origine synthétique. Ce sont les actifs préférés des peaux grasses, acnéiques et relâchées. En effet, les AHA ont pour principale propriété d’être kératolytiques : ils ont un effet peeling, car ils parviennent à rompre les liaisons entre les cellules de la couche cornée. Ainsi, les cellules mortes se détachent et on obtient un teint plus lumineux et une peau plus douce. Ils ont aussi le pouvoir d’absorber l’eau et agissent ainsi sur son hydratation et son élasticité. À plus forte dose (entre 8 et 15 %) et pH bas, ils favorisent la synthèse de collagène et de glucosaminoclycanes, les constituants de la matrice du derme. En revanche, comme ils affinent la peau, ils la rendent plus vulnérable et peuvent entraîner picotements, irritation et photosensibilisation aux UV. De ce fait, certaines peaux leur préfèrent le BHA (l’acide salicylique) ou les PHA, des acides plus complexes (poly-hydroxy-acides), comme la glucuronolactone, plus gros et mieux tolérés.

Acide hyaluronique

Ce sucre complexe, composant naturel de l’épiderme et surtout de la matrice extracellulaire du derme, contient à lui seul 50 % de l’acide hyaluronique de tout l’organisme. Il est produit et détruit en permanence, avec une durée de vie de 24 h, mais sa quantité diminue avec l’âge (50 % du stock est épuisé à 50 ans.).
À la manière d’une éponge, il retient jusqu’à 1000 fois son poids en eau. Il est biomimétique, c’est-à-dire reconnu par l’organisme. À l’origine tiré des crêtes-de-coq, il est aujourd’hui produit par biotechnologie à partir de blé ou de betterave. En médecine esthétique, il est injecté comme hydratant et stimulant quand il est fluide, ou comme produit de comblement et volumateur quand il est plus épais. En cosmétique, on en utilise différentes formes de poids moléculaires – ou grosseurs –. L’acide hyaluronique de haut poids moléculaire fixe l’eau et lisse la peau en surface. L’acide hyaluronique de bas poids moléculaire, ou fragmenté, s’infiltre plus loin et stimule la production d’acide hyaluronique dans l’épiderme. Les cellules de l’épiderme vont alors donner l’ordre à celles du derme de produire plus de collagène. Il regonfle ainsi le matelas du derme, repulpe la peau et repousse les rides de l’intérieur.

Bio

La cosmétique bio est définie par des chartes et des labels (Cosmos, Natrue, Nature & Progrès en France). Pour bénéficier d’un de ces labels, la composition du produit doit répondre à un cahier des charges qui indique la part d’ingrédients bio, naturels ou d’origine naturelle (qui diffère selon les labels) et proscrit un certain nombre d’ingrédients chimiques et controversés. Les produits sont contrôlés par des organismes accrédités, le plus connu étant Ecocert, pour vérifier leur conformité. Cependant, le 100 % bio n’existe pas en cosmétique, sauf à considérer un pur beurre de karité ou une huile végétale bio. Mais plus une formule contient d’eau (non certifiable bio), moins son pourcentage en bio est élevé. Un produit cosmétique n’étant pas un légume, son empreinte va au-delà du fait que sa formule contienne beaucoup d’ingrédients bio. C’est pourquoi les labels bio vont au-delà de l’ingrédient certifié, et imposent une charte stricte de fabrication, de packaging et d’empreintes écologiques.

Clean beauty

Le terme clean beauty, ou « beauté propre » en français, est une cosmétique vertueuse. Elle ne se résume pas à une formule « nettoyée » de tout ingrédient controversé, mais regroupe tous les aspects qui entrent en jeu dans la conception et la fabrication du produit, incluant le packaging, mais aussi toute la chaîne de valeur, l’éthique et la transparence. Chaque aspect de son cycle de vie est important : le sourcing des ingrédients, l’élaboration de la formule, la fabrication avec un développement le plus durable possible, l’écoconception du packaging et sa dégradabilité, le respect des hommes et des femmes employés à la fabrication du produit, l’innocuité de la formule et la non-écotoxicité.

DIY, pour Do It yourself

DIY - CLEAN BEAUTY - WE ARE CLEAN

Nombreuses sont celles qui se sont lancées dans les cosmétiques « faits maison », la plupart pour mieux contrôler les ingrédients qu’elles mettent sur leur peau, certaines persuadées que cela leur coûte moins cher, d’autres parce qu’elles aiment le côté ludique et gratifiant de cette activité créative. Et l’offre est d’ailleurs devenue pléthorique, d’Aroma-Zone, grand fournisseur d’ingrédients – mais aussi de cours et recettes (plus de 3 000 sur leur site) – aux nombreux livres de recettes, aux kits pré-dosés, et même plus récemment aux machines (chez Rowenta notamment). Il n’en reste pas moins que le DIY ne s’improvise pas. Mieux vaut commencer par un gommage ou un masque minute que l’on applique immédiatement, puis lire des livres ou regarder des tutos, voire prendre quelques cours pour se perfectionner avant de se lancer dans une crème anti-âge. En effet, la cosmétique DIY nécessite encore plus d’hygiène et de minutie que la pâtisserie. Car un produit réalisé sans une hygiène parfaite ou mal conservé peut devenir un nid de bactéries, tout comme un soin mal dosé peut s’avérer dangereux.

Eau/hydratation

On n’hydrate pas sa peau en lui apportant de l’eau. L’eau de la douche ne pénètre pas et celle que l’on boit arrive à la peau après avoir servi tous les organes vitaux. L’eau monte du derme, la couche profonde de la peau, qui en contient 70 %, vers l’épiderme qui en est composée à 60 %, puis la couche superficielle ou couche cornée, où elle n’est plus présente qu’à 13 %. Or, c’est à ce niveau que l’hydratation joue le plus sur l’aspect de la peau. La couche cornée est une sorte de mur de briques (les cornéocytes) où l’eau est piégée par des éponges, appelées facteurs naturels d’hydratation, dont l’urée est un des composants essentiels. Ce mur est colmaté par du ciment intercellulaire (les céramides) et protégé en surface par le film hydrolipidique. L’eau perspire en remontant dans la peau, c’est la perte insensible en eau. Si le ciment n’est pas de bonne qualité ou si le film hydrolipidique a des trous, le taux d’eau descend alors à 10 voire 7 % et la peau tiraille, perd de son éclat. Cela peut aussi être parce que l’eau ne parvient pas à monter depuis les couches profondes. Or, une peau déshydratée n’est pas seulement inconfortable, c’est aussi une peau qui vieillit plus vite. Les ingrédients utilisés en hydratation sont la glycérine qui réduit la perte en eau, l’acide hyaluronique qui capte l’eau, l’urée qui fixe l’eau et les sucres (rhamnose, tréhalose) qui renforcent les facteurs naturels d’hydratation.

Émulsion

Une émulsion est un mélange hétérogène de deux liquides normalement non-miscibles – en cosmétique, une phase aqueuse et une phase huileuse – qui vont grâce à des opérations spécifiques (agitation, ajout de principes actifs appelés émulsifiants ou tensio-actifs pour mieux lier l’émulsion) adopter un aspect en apparence homogène, qui est en fait une dispersion d’une phase dans l’autre sous forme de microgouttelettes. La phase aqueuse est composée d’eau et d’ingrédients solubles dans l’eau, la phase huileuse d’huiles et d’actifs solubles dans l’huile. La majorité des cosmétiques sont constitués d’émulsions Huile dans Eau (H/E) où la phase huileuse est dispersée en gouttelettes dans la phase aqueuse. Cette émulsion permet d’avoir une texture fine, non-grasse, avec une bonne absorption cutanée. Certaines crèmes sont de type émulsion eau dans huile (E/H), ce qui permet d’apporter un confort immédiat aux peaux les plus sèches en leur apportant une nutrition importante immédiatement accessible. Certains émulsifiants permettent d’obtenir des émulsions biomimétiques organisées en structures lamellaires, comme les membranes de la peau.

Formule

La formulation cosmétique révèle d’un savoir-faire complexe. À l’origine, il s’agissait d’associer de la meilleure manière possible des ingrédients souvent difficilement compatibles pour répondre à un besoin physiologique. La connaissance de la peau, de ses réactions aux agressions chimiques, à la lumière, à l’oxydation, permet de définir les actifs et tout ce qui les entoure (émulsionnants, conservateurs, parfum…), qui doivent entrer dans sa composition.
La formulation fait intervenir plusieurs disciplines scientifiques : physique, physico-chimie, chimie, biologie, mais aussi sciences économiques et sociales, sciences humaines… Car il ne suffit plus que la formule satisfasse certains prérequis : innocuité, sécurité, stabilité et efficacité (qui nécessitent de nombreux tests pendant et après la formulation). Elle doit aussi être agréable – sensorielle – afin de « donner envie » et de répondre aux fortes exigences réglementaires européennes. Mais dans le cadre d’une cosmétique dite clean, la formulation devient encore plus exigeante, incluant le choix méticuleux des ingrédients qui se doivent d’être le plus clean possible, traçables, socialement et écologiquement acceptables, et prévoir une fabrication verte et une empreinte réduite. Ceci explique les 12 à 18 mois nécessaires pour créer une formule de soin.

Glycation

C’est une réaction entre les fibres de collagène et d’élastine du derme et le sucre. Le glucose, qui se promène de manière libre dans le sang, va en quelque sorte « caraméliser » ces protéines, les rendant plus dures et moins opérationnelles. Résultat : la ride se creuse.

Huiles essentielles

Huiles essentielles - CLEAN BEAUTY - WE ARE CLEAN

Ces extraits de plantes sont obtenus par extraction (distillation à la vapeur d’eau ou CO2) ou pressage à froid pour les agrumes. Connues déjà en -3500, les huiles essentielles étaient utilisées de manière empirique pour leurs bienfaits sur la santé et l’esprit. Les avancées technologiques ont permis de mieux appréhender leur action grâce à la compréhension du chémotype (les constituants biochimiques majoritaires : pinène, limonène, thymol…). Il existe de grosses différences, pour une même plante, suivant l’espèce, le genre et le lieu où elle a poussé. Aujourd’hui, on peut même objectiver de manière scientifique, par le biais d’études cliniques ou même d’observation des gènes exprimés après leur utilisation, leur action précise et leur efficacité. Leur puissance d’action est due au fait que les huiles essentielles passent dans le sang et atteignent leur cible par le biais de la circulation sanguine. En cosmétique, on utilise plus d’une dizaine d’huiles essentielles pour leurs effets apaisants, antibactérien, antifongique, astringent, anti-âge, régénérant… Comme une huile essentielle peut contenir jusqu’à 250 molécules, elle a souvent de multiples vertus et peut agir aussi bien sur les rides que sur des dermatoses.

En olfactothérapie ou aromacologie, les arômes passent par la cavité nasale qui envoie un influx électrique et chimique au bulbe olfactif, lui-même directement lié au système limbique du cerveau, lieu des émotions et de la mémoire. Le système limbique ordonne alors la production de substances immunitaires et d’hormones. C’est désormais prouvé scientifiquement, on peut rééquilibrer sa sphère émotionnelle en respirant quotidiennement les huiles essentielles les mieux adaptées à son besoin.
À savoir : il faut éviter le contact des huiles essentielles pures avec la peau. Certaines sont dermocaustiques et donc irritantes, comme la sarriette, la cannelle, le thym à thymol ou le girofle.

Inflammation

Il existe deux sortes d’inflammations de la peau, les visibles et les invisibles. Ainsi, l’acné, la dermatite atopique (eczéma), le psoriasis, la dermite séborrhéique sont des dermatoses cutanées ayant une variante inflammatoire. Mais il existe aussi une inflammation sourde et non-visible immédiatement, appelée inflamm’aging (contraction des termes « inflammation » et « aging »), décrite dans les années 2000 par le Pr Franceschi. Cet état micro-inflammatoire, imperceptible et chronique, à « bas bruit », est dû à une multitude d’agressions, liées à notre mode de vie et notre environnement, que l’organisme ne parvient pas à gérer. Celui-ci, dépassé, développe alors des micro-réactions inflammatoires continues, avec la stimulation régulière d’enzymes destructrices qui grignotent nos tissus sains. De plus, cette réaction inflammatoire accroît la production de radicaux libres, ce qui amplifie le phénomène. Inflamm’aging et stress oxydatif sont des mécanismes qui s’entretiennent l’un l’autre. Les manifestations sur la peau sont nombreuses : manque d’éclat et réactivité cutanée, relâchement, rides, couperose, taches pigmentaires… Et donc accélération du vieillissement.

Lipides

Évidemment, on pense aux lipides dans la peau en tant que triglycérides, se stockant dans les adipocytes de l’hypoderme pour former la cellulite et la peau d’orange. Mais les lipides sont aussi des acides gras essentiels, présents à de nombreux endroits dans la peau. Les lipides sont l’un des constituants des membranes des cellules. Dans la couche cornée, ils composent le ciment intercellulaire (céramides, cholestérol et acides gras) qui forme la barrière cutanée. Les glandes sébacées, présentes à la base des poils, produisent également différentes sortes de lipides qui entrent dans la composition du sébum et dans celle du film hydrolipidique qui recouvre la peau et la protège de la déshydratation et des agressions extérieures. Les lipides, qui constituent environ 2 % des tissus cutanés, sont donc essentiels à son équilibre. En cas de peau sèche, donc en manque de lipides, les oméga-3 ou 6 sont à privilégier, à la fois par l’alimentation (poissons gras, huiles de colza, d’olive et de noix) que par les cosmétiques riches en huiles de bourrache, onagre, argan, en squalane et céramides.

Les huiles de beauté - CLEAN BEAUTY - WE ARE CLEAN Image

Les huiles de beauté végétales sont-elles clean ?

Les huiles végétales pour le corps ou le visage ont le vent en poupe. A l’heure où l’on recherche la sécurité des formules et le naturel, les huiles sont une réponse idéale pour prendre soin de soi. Mais sont-elles vraiment clean et comment les choisir ? Suivez le guide !

Huile végétale et huile minérale : la différence ?

Pour commencer, il faut faire la différence entre les huiles naturelles et celles issues de la pétrochimie. Ces dernières appelées huiles minérales sont synthétiques. Elles possèdent des propriétés intéressantes pour les peaux allergiques ou réactives car, inodores et inoxydables, elles sont complètement inertes face à l’épiderme. Elles forment un film barrière stable sur la peau qui favorise la cicatrisation et évite la perte insensible en eau (appelée PIE), comme un couvercle qui empêche l’évaporation. Par ailleurs, elles sont peu chères : c’est pour toutes ces raisons qu’on les retrouve dans de nombreux produits réparateurs, anti-froid, ou contre les gerçures.

Malheureusement, n’étant pas assimilées par la peau et dépourvues d’actifs type vitamines, les huiles minérales ne traitent pas les problèmes cutanés. Et, contrairement aux huiles végétales qui sont issues des plantes, les huiles minérales ne sont pas biodégradables. De plus, elles résultent de la transformation des déchets de l’industrie pétrolière obtenues par raffinage avec des procédés de production nécessairement polluants. Côté écologie, les huiles minérales sont plutôt néfastes… mais les huiles végétales sont-elles pour autant clean ?

Les huiles végétales sont-elles clean ?

Les huiles végétales proviennent des lipides présents dans les noix ou les fruits de plantes oléagineuses. Elles résultent de procédés d’extraction mécanique (dite « à froid ») qui permet aux macéras huileux de conserver toutes leurs propriétés et une grande pureté. En effet, ces huiles végétales sont riches en actifs acides gras essentiels et vitamines qui leur confèrent leurs vertus spécifiques : anti oxydantes, nourrissantes, régénérantes. Ces huiles végétales ont chacune leur particularité et leur effet cosmétique. Huile végétale de bourrache, d’onagre, d’amande douce, de sésame, de noisette, beurre de karité, de macadamia sont autant d’options pour prendre naturellement soin de sa peau. Dépourvues d’allergène, elles sont absorbées par la peau, bien tolérées et biodégradables par nature. Il s’agit toutefois de bien différencier une huile végétale pure d’un produit qui en contient. Car les huiles végétales peuvent être ajoutées à une formule synthétique pour lui apporter une action curative. Mais ces huiles végétales sont-elles vertueuses pour la planète comme elles le sont pour la peau ? La réponse est du côté de la production pour repérer fabrications familiales, locales et scruter les emballages !

Huiles végétales made in France et bio

Une production française garantit un impact de transport minimal, mais aussi des conditions de travail, ce qui n’est pas le cas pour les huiles végétales qui viennent du bout du monde.

Par exemple, l’engouement pour l’huile de coco fait des ravages écologiques à l’étranger. En Indonésie, Polynésie française et en Inde, la demande occidentale est telle que les exploitations passent en monoculture au détriment de l’agriculture destinée à la consommation alimentaire locale qui permet l’autosuffisance des populations. Cette explosion de la demande, qui met les producteurs en concurrence, ouvre la voie à l’exploitation des populations et à leur appauvrissement. Il faut ensuite acheminer l’huile de coco jusque sous nos latitudes, un trajet émetteur de CO2. Ainsi, même estampillée bio ou durable, si elle n’est pas produite localement, l’huile végétale a un impact écologique négatif. D’où l’importance du local. Et nous avons la chance en France d’avoir des cultivateurs qui, non seulement produisent des huiles végétales françaises, mais également bio. La certification biologique assure l’absence de pesticide, et un engagement rigoureux qui répond à un cahier des charges fixe. Transports réduits, donc pour ces huiles végétales made in France souvent vendues en direct par les producteurs locaux (référencés entre-autre sur le site slow-cosmétique) et plus faible impact écologique quand elles sont bio.

Emballage et marque

Qui revendique clean côté production se doit d’être clean côté packaging. Il y a, cela dit, peu de chance qu’une huile française, clean ou bio, gâche son positionnement avec un suremballage en plastique. Les huiles végétales sont généralement proposées dans des flacons en verre, soit vendus nus, soit dans des étuis en carton.

Les huiles végétales, comme la plupart des produits de beauté, proviennent d’une transformation qui peut engendrer de la pollution, des émissions de CO2 ou encore des problèmes sociaux. Comme toujours, les productions locales assurent un minimum de transport et le respect des normes en vigueur, ainsi que le respect du droit du travail. Le prix est souvent supérieur, car forcément, la qualité se paie. De tous petits prix sont à l’inverse un indice sur les conditions et les lieux où les produits ont été fabriqués… L’avantage des huiles végétales ? Elles sont, comme toutes les huiles de beauté, très économiques à l’usage : un peu de produit suffit ! C’est donc un bon investissement pour nous, comme pour la planète !

Essential parfums - CLEAN BEAUTY - WE ARE CLEAN Image

Naturel, bio, végétal ? c’est quoi un parfum clean ?

L’industrie de la parfumerie, qui se heurte à la prise de conscience écologique de ses clients, doit entamer une mutation, pour ne pas dire une révolution. En effet, la composition d’un parfum classique n’est pas du tout clean, pas plus que la débauche d’emballages qui l’accompagne. La parfumerie nouvelle génération est en marche. Mais ces (nouveaux) parfums sont-ils pour autant clean, avec un impact vraiment minimal ? Débat.

Pourquoi un parfum clean ?

L’industrie du parfum repose sur la séduction et le luxe, les deux leviers historiques de son marketing. Qu’il s’agisse de parfums de niche, réellement haut de gamme, ou de formules que l’on trouve en grande distribution, avec le parfum il n’est question que d’une seule chose : séduire.

D’où le surplus d’emballages, de flacons et de campagnes de pub, glamour à souhait mais loin d’être écolo. Comment faire rêver avec l’écologie ? C’est l’épineuse question que se posent les fabricants depuis des années. Car force est de constater que la demande change et que si la majorité des clients n’assimile pas le parfum à un produit polluant ou gourmand en ressources (faute de connaître les dessous de sa fabrication), certains sont conscients de leurs achats et recherchent des produits à faible impact sur la planète, parfums compris. Les grands noms du secteur le savent mais ont du mal à amorcer un changement potentiellement impossible sur des parfums emblématiques aux procédés de production bien rodés. Ce qui explique pourquoi la révolution du parfum est surtout portée par de nouvelles maisons de parfums, aux idées novatrices, pour produire des fragrances Clean depuis le sourcing des fleurs jusqu’au flacon, en passant par la formulation.

Guerlain parfum recharge - CLEAN BEAUTY -WE ARE CLEAN

Parfum clean, quelle définition ?

Comme pour n’importe quel produit, la notion de Clean induit bien plus qu’une volonté d’être éco-responsable.

L’objectif est de réduire l’impact du parfum sur l’environnement mais aussi de s’assurer des dimensions éthiques de la production, du respect de la biodiversité sachant que les matières premières sont en grande partie issues de ressources naturelles et que les flacons et emballages ont une longue durée de vie. De plus, l’exigence de qualité et de durabilité sur la peau d’une fragrance a un prix.

Les producteurs doivent arbitrer et faire des choix : une formule bio ou naturelle ? Des flacons rechargeables ou recyclables ? Un parfum partiellement synthétique -issu de la pétrochimie- est peut-être moins néfaste pour la planète dans la mesure où il ne nécessite pas de matières premières naturelles, donc nul besoin de cultures de fleurs, de bois.

Une question à laquelle il est très compliqué de répondre tant les modes de production peuvent différer : fabrication à grande échelle, parfums rares issus de récoltes exclusives réservées aux grands noms du luxe…

©Guerlain

Les parfums conventionnels synthétiques sont-ils anti-écologiques ?

Parfums - CLEAN BEAUTY - WE ARE CLEAN

Un parfum conventionnel synthétique est fait d’alcool dénaturé au phtalate (suspecté d’être un perturbateur endocrinien), d’un concentré de parfum pour tout ou partie de synthèse, de filtres UV, de conservateurs et de colorants.

Dans un parfum classique d’une marque de luxe, il y a environ 20% de matières premières naturelles, le reste étant des ingrédients issus de la pétrochimie. Ces matériaux de synthèse permettent, entre autres, de reproduire artificiellement les senteurs de la nature à un coût très intéressant. Ce sont ces notes olfactives, obtenues en laboratoire, qui ont permis l’avènement de la parfumerie moderne, en offrant aux parfumeurs un éventail de notes sans précédent, et une facilité de formulation accrue, sans jamais être limités par les contraintes de timing lié à une récolte ou la variation de qualité des matières premières naturelles.

Ces molécules de synthèse ont permis la création de notes olfactives impossibles à obtenir avec des ingrédients naturels comme les notes marines, l’odeur inventée de la tulipe, ou encore, les inimitables aldéhydes au cœur du Chanel n°5. La production de parfum s’est ainsi industrialisée, menant parfois à une surexploitation de ressources cultivées très loin de l’hexagone et des populations qui les produisent, mais aussi à l’utilisation de substances animales. Car à l’origine de la formule d’un parfum, on trouve des fleurs et des bois, voire des matières animales qu’il faut d’abord produire avant de les exploiter. De ce point de vue, les notes synthétiques ont, par exemple, permis de sauver le chevrotin du Tibet qui était utilisé pour le musc de ses glandes abdominales.

Parfum de synthèse : des ingrédients controversés

Au-delà de l’aspect écologique et de l’impact environnemental de leur production, le problème des parfums conventionnels tient à ses ingrédients controversés, soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens comme les phtalates et notamment le diethyl phtalate (DEP)-utilisés pour fixer la fragrance et la faire tenir sur la peau-, ou les muscs synthétiques qui ne sont -en prime- pas biodégradables : en finissant dans les cours d’eau puis les mers, ils pourraient interférer avec le système reproducteur des poissons. De leur côté, les colorants qui permettent de varier les teintes des jus et les filtres UV qui stabilisent les formules (qui nécessitent d’être protégées de la lumière) sont très décriés.

C’est aussi le cas du BHA (Butylated hydroxyanisole) et du BHT (Butylated hydroxytoluene), des additifs utilisés comme antioxydants pour stabiliser les parfums et prolonger leur durée de vie, qui sont non seulement soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens, mais aussi allergisants. Le BHA est classé « cancérogène possible » par le Centre international de recherche contre le cancer (Circ). Or, pour préserver le secret industriel et commercial de la composition des jus, en dehors des rares allergènes qui doivent être listés, la liste des ingrédients (liste INCI) reste floue, à dessein, ce qui empêche le consommateur de savoir exactement ce qu’il contient, et donc ce qu’il applique sur sa peau.

La question de l’alcool dans le parfum

Que ce soit dans les parfums bio, naturels ou conventionnels, l’alcool est un support indispensable pour diluer le concentré de parfum, permettre aux notes de se fixer et d’évoluer sur la peau. En plus, c’est un excellent conservateur qui permet à la fragrance de ne pas tourner. En fonction de la dilution du concentré initial, dans un parfum sous forme liquide (certains peuvent être solides ou huileux), l’alcool peut représenter de 75% à 98% du produit final.

Or, l’alcool utilisé en parfumerie conventionnelle est de l’éthanol également appelé alcool éthylique, dénaturé avec des produits chimiques. Cet éthanol, issu de la fermentation ou distillation de sucres, de fruits ou céréales, est le même alcool que celui qui est dans les boissons alcoolisées. Problème : quel que soit le pays, les spiritueux sont taxés. Seul l’alcool destiné à une utilisation industrielle, pour les produits de nettoyage, les biocarburants ou encore les cosmétiques est exempté de taxe.

Alors pour s’assurer que cet éthanol non taxé ne soit pas utilisé in fine pour faire des boissons, l’industrie cosmétique doit recourir à sa « dénaturation » pour le rendre impropre à la consommation. Ce procédé implique l’ajout de produits dénaturants pour en changer le goût et l’identifier : des substances chimiques type éthers de glycols, méthanol ou diéthyle phtalate (DEP), qui ont des effets néfastes sur la santé.

Pour éviter l’utilisation de ces matières, un parfumeur peut dénaturer l’alcool avec des huiles essentielles, c’est plus naturel mais plus cher ! De même, ne pas dénaturer l’alcool force le parfumeur à payer la taxe revenant à environ 17€/litre. Une augmentation difficile à absorber quand le produit final est composé de 90% d’alcool. Les maisons, qui choisissent de ne pas dénaturer l’alcool, se tournent vers l’alcool végétal bio ou encore s’appuient sur un règlement européen qui interdit les dénaturants toxiques au profit de dénaturants écologiques communs entre les états membres.

Parfum bio, l’eldorado ?

Un parfum bio est un parfum dont la formule est 100% naturelle et ne contient aucun ingrédient de synthèse. Les produits sont certifiés bio par des labels comme Cosmos Organic qui garantissent que les formules sont sans perturbateurs endocriniens, colorants, conservateurs type parabens, huiles minérales, phtalates et agents fixateurs, ni matière première d’origine animale. Les parfums bio sont principalement composés d’isolats, d’essences de plantes, d’huiles florales ou d’huiles essentielles. Ils sont extraits avec des techniques dites douces et respectueuses des matières, comme la distillation ou la pression à froid, comme pour les agrumes, à la vapeur d’eau pour la lavande, ou même l’extraction au CO2 supercritique, un procédé sans solvant qui utilise le gaz carbonique sous pression, pour la vanille.

Pour les fixer, on utilise aussi des végétaux, des fleurs comme l’iris, de l’absolue de benjoin ou d’autres huiles essentielles comme celle de patchouli ou de cèdre. L’alcool support y est issu de végétaux bio – du blé le plus souvent – et dénaturé aux huiles essentielles, bio elles aussi.

Mais la formulation bio ne comporte pas que des avantages :

  • le parfum bio dispose de moins de notes olfactives que la parfumerie synthétique -500 notes contre 5000-, les compositions sont donc limitées et sa tenue sur la peau est également réduite.
  • De plus, ces matières premières plus chères, plus nombreuses dans la formule expliquent que le prix du concentré de parfum, au cœur de la formule, est jusqu’à 30 fois plus cher que pour un parfum synthétique ! Le prix du parfum au final est élevé, même s’il reste compétitif car les parfums bio sont en général dépourvus de coûts liés à la publicité. Par ailleurs, s’ils préservent la peau des substances controversées, les risques d’allergies avec les parfums bio existent, à cause des huiles essentielles.
  • Enfin, attention, pour avoir le label bio, certains ingrédients peuvent être naturels sans être bio pour autant. Pour un parfum composé de 80 à 90% d’alcool, il suffit que ce dernier soit bio pour atteindre les seuils exigés par les labels et se voir ainsi estampillé BIO, alors que seul l’alcool de la formule l’est.

Parfum naturel : plus Clean ou moins Clean que le bio ?

Considéré comme un entre-deux, le parfum naturel ne répond pas à un cahier des charges précis mais à la motivation des marques à proposer un produit vertueux.

Les parfums naturels sont en général très proches des parfums bio. Dépourvus de colorants, conservateurs et filtres UV problématiques, ils revendiquent l’utilisation d’ingrédients naturels, parfois à 100%, et d’alcool de blé bio, pour la plupart.

Ces marques sont en général aussi orientées vers un approvisionnement local et un choix d’artisans producteurs français pour faire vivre la filière et le savoir-faire des cultivateurs, récoltants et transformateurs. Les parfums naturels peuvent aussi se revendiquer d’une action « soin » notamment quand ils sont sous forme d’huiles parfumées. Ces huiles parfumées se passent d’alcool qui dessèche la peau, car ce dernier est remplacé par une huile végétale bio 1ère pression, nourrissante et assouplissante.

Un parfum pourrait donc être naturel et non bio, et jouir d’une démarche plus éco responsable et plus écologique qu’un parfum bio qui, par exemple, ferait venir ses matières premières de très loin. Pour ces parfums sans notes synthétiques, tout dépend du sourçing qui doit être local, éthique et durable, et établir un équilibre entre éthique et distance.

En effet, les ingrédients dans la parfumerie naturelle viennent de loin et doivent voyager pour arriver jusqu’à nous, après une longue chaîne d’agriculture et d’extraction : vétiver d’Haïti, vanille de Madagascar, patchouli d’Indonésie etc…Enfin, dans le cas des parfums naturels, la question de l’alcool est intéressante : sur l’étiquette, un parfum contenant 90% d’alcool végétal sera considéré à 90% naturel, même avec un concentré potentiellement synthétique contenant les fameux fixateurs, phtalates etc. Si on veut une parfaite garantie d’innocuité, alors on se tournera vers le bio.

Parfums clean : un emballage écologique

Au-delà du problème des formules, quand on sait que le parfum est le produit le plus suremballé du marché cosmétique, on regarde forcément l’emballage, mais aussi le flacon qui est encore trop rarement rechargeable ou recyclable. Même si les grandes maisons s’y mettent.

Les marques de parfums naturels ou bio mettent beaucoup d’énergie à développer un packaging recyclable, un flacon rechargeable (ou en verre blanc pour être facilement recyclable), et un emballage globalement minimaliste, dépourvu de notice, en carton ou papier recyclé, non blanchi, imprimé avec des encres végétales et si possible artisanal, avec un impact carbone optimisé.

Certains choisissent des flacons réutilisables à l’infini avec système de recharge, d’autres proposent de les récupérer, certains enfin choisissent de produire des huiles parfumées en flacon de verre et pipettes, vendues dans des pochons de coton, à la place d’une boîte rigide. Bien sûr, le plastique est banni du packaging et le bouchon remplacé par une version en bois issu de forêts françaises ou éco gérées par exemple.

Finalement un parfum vraiment Clean, c’est quoi ?

Un parfum clean doit cocher toutes les cases mentionnées ci-dessus et s’inscrire dans une volonté globale d’avoir un impact minimal sur l’environnement.

Si le bio et le 100% naturel sont sans égal sur l’innocuité et la biodégradabilité, leur production n’est pas forcément plus écologique que celle d’un parfum synthétique, notamment sur le plan du sourcing. En effet, produire leurs ingrédients consomme des ressources naturelles issues de récoltes. Mais d’un autre côté, les parfums synthétiques utilisent aussi des ressources. Le choix le plus clean est alors de privilégier les productions locales, les ingrédients naturels et les marques qui ont une traçabilité.

Des produits dits naturels, à un prix mini, sous-entend que la production s’appuie forcément sur un système qui ne respecte ni la nature, ni les hommes, ni même les deux. Les marques qui proposent une formule très naturelle mais avec quelques ingrédients de synthèse pour apporter de la tenue au parfum peuvent être un bon compromis, si le reste des engagements est tenu.

Finalement faut-il mieux utiliser un arôme de vanille synthétique ou faire venir de la vanille naturelle de Madagascar ? Une question difficile à trancher. Il faudrait procéder à l’étude de cycle de vie pour chaque produit.

Cependant le système de production en petites séries, made in France, avec recharges utilisant des filières durables d’ingrédients les plus locaux possibles, et engagés auprès d’associations de soutien à la planète, ou à la biodiversité, est le signe d’une parfumerie vertueuse. Et si pour vous, l’innocuité est le point fondamental de la Clean beauty, il faudra alors vous tourner sans aucun doute vers une formule 100% naturelle ou bio.

Le parfum clean existe et les maisons de parfums bio ou de parfums naturels offrent une réelle alternative aux parfums conventionnels. Reste que ces derniers, s’ils ne peuvent changer les formules de leurs jus, peuvent se mettre en marche pour optimiser leurs modes de production et leurs emballages, pour que le monde du parfum soit plus éco-responsable. Bonne nouvelle : le marché de la parfumerie est en profonde mutation sous l’impulsion des consommateurs qui boudent les parfums traditionnels et qui découvrent des fragrances naturelles ou bio qui sont, aujourd’hui, de plus en plus abouties.

Tendance Facialistes - WE ARE CLEAN - CLEAN BEAUTY Image

La tendance facialistes, on craque ou pas ?

Teint terne, rides marquées… et si on s’offrait un soin avec une facialiste, ces nouvelles pros du soin visage ? On vous dit tout sur ce nouveau métier tendance.

Dans la planète beauté, tout se recycle, tout se réinvente. C’est le principe.
Il en est ainsi pour les gestes (exit le gommage, vive le scrub), les actifs (bye bye le rétinol irritant, hello le bakuchiol tout doux) et… désormais les métiers.

Si vous avez rendez-vous avec une esthéticienne, vous êtes « restée bloquée dans les années 2000 » comme le disent les jeunes. Aujourd’hui, toute beautysta qui se respecte a déjà confié son joli minois à une facialiste. Mais qu’est-ce donc que cette nouvelle spécialité ?
Une facialiste est une spécialiste du visage, experte de la gestuelle et de la peau. Elle peut avoir suivi une formation en esthétique avant, ou pas. Ce concept vient tout droit des États-Unis.
En clair, on va voir une facialiste pour s’offrir un diagnostic beauté sur mesure, faire le point sur sa routine beauté (ce que je fais de bien, ce que je fais de mal) et surtout s’offrir un massage rajeunissant express. La force de la facialiste réside dans sa capacité à chasser les signes de fatigue, lisser les traits, redonner un coup de frais au visage. Et surtout, le résultat se voit immédiatement : les sourcils sont remontés, les contours de visage mieux dessinés et l’éclat est visible. Le fameux GLOW, vous savez ?

Voir une facialiste, c’est comme s’offrir une séance de coaching perso

Chaque facialiste peut développer sa spécialité : pincements Jacquet pour certaines, l’art du Kobido pour d’autres… peu importe. Ce qui compte c’est le résultat sur vous. Les fumeuses (au teint gris), les quinquas (au visage marqué), les working girls (ces slasheuses qui passent des heures derrière leurs écrans), etc. Bref, toutes les femmes peuvent apprécier l’efficacité d’un massage facial ciblé.
Certaines facialistes utilisent des pierres comme le Gua Sha en support de massage, d’autres préfèrent s’appuyer sur des outils plus technos, comme la luminothérapie par exemple. Enfin, certaines n’utilisent que leurs doigts (de fée). Tout est dans la technique et une facialiste arrivera, comme par magie, à chasser ces horribles cernes qui vous donnent 10 ans de plus et à lisser toutes les rides (autour des yeux, de la bouche, sur le front…).

La mauvaise nouvelle ? Cette technique peut faire un peu mal (du moins ce n’est pas toujours très agréable de réveiller des muscles endormis, de réactiver l’oxygénation profonde ou de relancer la microcirculation).
Si vous vous attendez à des petites papouilles sympathiques, vous serez déçue. Voir une facialiste, c’est comme s’offrir les services d’un super coach sportif : les résultats vont être là, mais il va falloir bosser, ou du moins laisser la pro bosser !

La bonne nouvelle ? La plupart des facialistes proposent à leurs clientes un suivi maison avec des automassages, aussi faciles qu’efficaces.

Et vous pouvez toujours vous abonner sur Instagram à des comptes super partageurs de contenus et d’astuces beauté comme @gymvisage, @delphinelanglois.facialiste @chantallehmann.official, @mariedepoulain_facialiste ou encore @beaute.engagee.facialiste.

Consulter une facialiste a forcément un coût. Les prix sont libres, mais certains noms reconnus n’hésitent pas à afficher des soins à 300 €. Gloups ! Mais c’est pour la bonne cause. En général, comptez 150/180 € la séance.
Dernier conseil : réservez votre rendez-vous à un grand événement. Effet lifting garanti sans passer par la case médecine esthétique. C’est un bon argument pour s’offrir au moins une fois (par an) un soin avec une facialiste !

Clean Beauty - CLEAN PLANET - WE ARE CLEAN Image

En quoi la clean beauty est-elle écologique ?

La clean beauty est un mouvement qui est né d’une volonté de produire des formules sans risque pour la santé, allégées de tous les ingrédients controversés, mais aussi plus vertueuses. Explications.

Clean Beauty : des formules « nettoyées » de tout ingrédient controversé

Au point de départ, l’idée de la clean beauty était d’offrir des soins plus naturels, sans aucun ingrédient réputé néfaste, que ce soit pour la santé ou l’environnement. Cette tendance est apparue à la suite de divers scandales autour d’ingrédients qui ont été, depuis décriés, comme les parabens ou les sels d’aluminium. Même chose pour les silicones qui se contentent de lisser la peau ou de faire briller les cheveux comme un film plastique que l’on poserait à leur surface (ils ne soignent pas), mais qui, surtout, ne sont pas biodégradables et finissent dans les cours d’eau puis les océans. Les formules clean se sont donc astreintes à se débarrasser de toute substance néfaste en se tournant soit vers le naturel, soit en ne conservant que les ingrédients « sûrs » et en communiquant sur ce qu’il n’y a pas dans la formule ! Le fameux « less is more ».

Clean Beauty : une philosophie vertueuse

Au-delà des ingrédients triés sur le volet, la clean beauty, c’est surtout une philosophie : celle de ne pas nuire, ni à l’humain, ni à la planète. Cette cosmétique nouvelle génération s’impose donc une vigilance à 360° qui inclue la provenance et la qualité des ingrédients (issus de cultures équitables, bio ou locales), mais aussi l’éco-conception des emballages (matériaux recyclables, recyclés, réutilisables) et même le mode de distribution. Si la clean beauty n’a pas de définition officielle, ce qui la constitue est bel et bien le fait de faire des choix conscients à toutes les étapes de la production. Aujourd’hui, il peut être compliqué de faire de tels choix, car produire revient forcément à utiliser des ressources… L’objectif que se fixent les maisons de cosmétiques estampillées clean beauty est de faire les meilleurs choix pour la planète, pour la peau, avec une dimension éthique. Pour que la boucle soit bouclée, pour que le clean soit clean à 100 %, il faut induire une culture d’entreprise basée sur le respect de l’homme, qu’il s’agisse des employés comme des fournisseurs. L’exercice revient souvent à arbitrer entre les coûts et les choix de production les moins nocifs qui sont souvent les plus chers, tout cela en cohérence avec un produit final, qui doit pouvoir rester rentable.

Clean Beauty : des produits éco-responsables

Pour le sourcing des matières premières, il est possible qu’un ingrédient issu de la pétrochimie (et donc du pétrole) soit au final moins nocif pour la planète que son homologue naturel, si ce dernier vient de l’autre bout du monde. Mais ces ingrédients n’ont pas la cote, alors on va privilégier un (sourcing local ou éthique, autant que possible, le nerf de la guerre étant ici la traçabilité et le choix de matières dont la production est le moins néfaste possible. Côté packaging, aucune matière n’est parfaite ni parfaitement neutre. Le verre se recycle, mais nécessite de l’eau et du sable pour être produit, l’aluminium évite le plastique, mais sa production provient de gisements de bauxite qui détruisent des écosystèmes, le plastique végétal ne convient pas toujours et est issu de plantes comestibles qui seraient bien utiles à d’autres populations pour se nourrir, le papier ne permet pas de contenir des formules cosmétiques… L’idéal reste des emballages issus de matière recyclée ET recyclable, et éco-conçus pour être les plus légers possibles.


Clean Beauty : des engagements concrets

La Mer - CLEAN BEAUTY - WE ARE CLEAN

En augmentant ses critères, ses exigences de qualité, la clean beauty va de plus en plus loin, prenant aussi de plus en plus de risques côté consommateurs avec des prix plus élevés que pour des produits classiques. Les marques prennent aussi des engagements auprès d’associations écologiques à qui elles reversent un pourcentage de leur bénéfice ou qu’elles soutiennent, se plient à des contrôles pour obtenir des labels ou financent la réalisation de leur bilan carbone. Des actes engagés qui séduisent une clientèle elle aussi engagée, prête à payer plus pour être sûre de ce qu’elle achète, et qui, surtout, ne veut plus mettre n’importe quoi sur sa peau ni que sa consommation nuise à l’environnement. Ou le moins possible. Reste à trouver le bon équilibre et surtout, à déjouer les pièges du greenwashing de certaines marques ou enseigens qui surfent sur les codes de la Clean Beauty sans s’y plier sérieusement.

La Clean Beauty est définitivement ce vers quoi devraient tendre toutes les marques de cosmétiques qui représentent un marché énorme, avec des conséquences sur l’environnement tout aussi énormes. Packagings rechargeables, allégés, à base de matière recyclée et recyclable, formules biodégradables exemptes d’ingrédients polluants devraient être les nouvelles règles qui régissent le marché de la beauté. Non pas de demain, mais déjà d’aujourd’hui !

Disco skin II - WE ARE CLEAN - CLEAN BEAUTY Image

Le dico des skintellectuelles de L à Z

Liste INCI

La liste INCI, abréviation de « International Nomenclature of Cosmetic Ingredients » (nomenclature internationale des ingrédients cosmétiques) doit, depuis 1998 en Europe, figurer sur le produit lui-même ou son suremballage en carton. Les ingrédients y sont mentionnés par ordre décroissant de leur volume dans le produit fini. Très souvent, l’ingrédient qui apparaît en tête de liste est l’eau : aqua (water), car c’est la base de toutes les émulsions (crèmes) et des gels douche, shampooings… Les molécules sont inscrites en anglais et les produits naturels (les extraits végétaux, mais aussi l’eau) sont mentionnés en latin. Ainsi, avec un tout petit peu de connaissance en latin et anglais on peut détecter les différents ingrédients, y compris ceux décriés, ou les allergènes, obligatoirement indiqués en fin de liste.

Microbiote

Microbiote - WE ARE CLEAN - CLEAN BEAUTY

On a découvert ce terme quand on a commencé à perler du microbiote intestinal. Sur la peau aussi – comme dans nombre d’organes – existe un microbiote composé de milliards de micro-organismes vivants appelés probiotiques (bactéries, virus, levures) qui cohabitent et interagissent fortement avec nos cellules. Or, cette découverte bouleverse la façon d’envisager le soin de la peau : « Il y a 20 ans, on pensait que les virus et les bactéries causaient des maladies. On sait maintenant que c’est de l’équilibre entre ces probiotiques au sein du microbiote cutané que dépend la santé de la peau », explique Richard L. Gallo, Président du service dermatologie à l’Université de Californie de San Diego et découvreur du microbiote cutané. Le microbiote cutané est composé d’un millier de variété. C’est de leur diversité́ et de l’équilibre entre les populations que dépend la bonne santé de la peau. Elles jouent un rôle protecteur en formant une barrière physique et en stimulant l’immunité cutanée. Quand des bactéries pathogènes tentent de s’installer, ces probiotiques produisent des substances pour les détruire, envoyant des messages aux cellules de l’épiderme pour amplifier la réponse immunitaire. Mais lorsque celles-ci parviennent à déséquilibrer le microbiote, la peau présente des signes d’inflammation : rougeurs, irritations, sécheresse, qui peuvent aller jusqu’à des pathologies comme l’acné ou l’eczéma.

Naturel

Un ingrédient naturel est un ingrédient obtenu exclusivement à partir de végétaux, d’animaux, de micro-organismes ou de minéraux (et non-issu de la chimie). Mais ces derniers peuvent être traités pour en extraire un actif. Ils sont alors transformés, physiquement ou chimiquement, et sont alors nommés « d’origine naturelle ». Le processus de transformation n’est pas forcément néfaste. Par exemple, la macération, l’extraction, le broyage ou la fermentation conservent les bienfaits de l’ingrédient naturel. Une formule peut donc à la fois contenir des ingrédients naturels, d’origine naturelle et le revendiquer, jusqu’à 95 % et plus comme c’est souvent le cas.

Depuis 2017, la norme 16128 est venue fixer ces appellations et définir leur cadre par un accord mondial, définissant sur ce qu’est un ingrédient naturel et un ingrédient bio, un dérivé de naturel et un dérivé de bio, et sur la façon de calculer la concentration de ces ingrédients dans les produits finis.

Niacinamide

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Cette vitamine du groupe B est connue sous différentes appellations : vitamine B3, vitamine PP ou nicotinamide. Comme d’autres vitamines utilisées en cosmétiques, elle interagit sur de nombreux mécanismes de la peau. En surface, elle renforce la fonction barrière en stimulant la production de céramides, les lipides qui forment le ciment entre les cellules de la couche cornée, protégeant ainsi de la déshydratation et de la pénétration d’agents irritants. Elle régule aussi le renouvellement cellulaire et améliore la texture de la peau, agissant notamment sur le resserrement des pores et la régulation du sébum (on la trouve d’ailleurs dans nombre de produits traitant l’acné). Elle favorise l’action antioxydante de la peau et diminue les effets néfastes de la lumière bleue. Elle est aussi très connue pour ses puissantes propriétés anti-hyperpigmentation par inhibition du transfert de la mélanine, et anti-inflammatoire. Enfin, elle stimule le collagène et le protège de ses agents destructeurs et a ainsi une action anti-âge. A signaler : les chimistes puristes disent le niacinamide (car c’est un amide), la plupart des vulgarisateurs la niacinamide car c’est une vitamine.

Oxydation / Radicaux libres

Le stress oxydatif dû aux radicaux libres provoque l’oxydation des cellules, comme un phénomène de rouille. En temps normal, l’organisme produit naturellement des « antidotes » contre ces radicaux libres (superoxyde dismutase, catalase, glutathion), mais l’équilibre peut basculer lors de la formation excessive de radicaux libres à cause d’une forte exposition aux UV ou à la pollution, mais aussi à la fatigue, au stress au tabac. Les radicaux libres attaquent alors les protéines, l’ADN et les membranes des cellules. Résultat : rides et vieillissement prématuré. D’où le besoin d’ajouter aux soins des antioxydants tels que la vitamine C, la vitamine E, les polyphénols…

PAO (période après ouverture)

C’est simplement la durée de conservation d’un produit après son ouverture, à distinguer de la date de péremption. Elle est indiquée sur le produit par un pot au couvercle entrouvert dans lequel s’inscrit un nombre, par exemple «12M » pour 12 mois.

Peau

La peau est le plus grand organe du corps – environ 2m2. Elle est constituée de trois couches- l’épiderme, le derme et l’hypoderme. La couche la plus superficielle de l’épiderme – en contact avec l’extérieur – est la couche cornée.

  • La couche cornée est composée de cellules mortes appelées cornéocytes, qui sont des kératinocytes (cellules de l’épiderme) ayant perdu leur noyau, qui constituent une sorte de mur de briques, colmaté par du ciment intercellulaire (les céramides) et protégé en surface par le film hydrolipidique qui forme, avec le microbiote, la barrière cutanée protectrice. Si le ciment n’est pas de bonne qualité ou si le film hydrolipidique a des trous, l’eau s’évapore et la peau se déshydrate.
  • L’épiderme, lui est constitué des kératinocytes, qui migrent peu à peu de la base de l’épiderme vers la couche cornée en subissant des modifications, des mélanocytes responsables de la production de mélanine, et des cellules de Langerhans, cellules immunitaires.
  • Le derme est un tissu conjonctif, qui soutient l’épiderme, avec qui il est en communication constante au travers de la jonction dermo–épidermique. Le derme superficiel est riche en terminaisons nerveuses et en symbiose permanente avec l’épiderme. Le derme profond est un tissu conjonctif dense où s’entremêlent les cellules appelées fibroblastes, qui synthétisent les fibres qui l’entourent – collagènes et élastine – qui apportent densité et élasticité à la peau – et la matrice extracellulaire, sorte de gel qui donne son rebondi à la peau et essentiellement composé d’acide hyaluronique.
  • L’hypoderme se trouve sous le derme. Il est traversé par les vaisseaux et les nerfs arrivant dans le derme et abrite les adipocytes, où se fait le stockage des graisses.

Au niveau du derme et de l’hypoderme prennent également naissance les glandes sudoripares qui fabriquent la sueur, les glandes sébacées qui secrètent le sébum, et les follicules pileux des poils et des cheveux, couplés aux glandes sébacées.

Peptides

Ces actifs anti-âge sont des enchaînements d’acides aminés. Ces derniers étant les constituants des protéines, ils sont naturellement présents dans la peau et donc en parfaite affinité avec elle. Ils peuvent s’appeler dipeptides, tripeptides… jusqu’à hexapeptides ou polypeptides, suivant le nombre d’acides aminés qui les constituent. Ils agissent comme des messagers qui agissent par mimétisme et se fixent sur certains récepteurs des cellules. Ils coordonnent donc de nombreux processus biologiques, sans apporter d’actifs extérieurs à la peau mais en la poussant à se régénérer elle-même. Certains boostent le renouvellement cellulaire, d’autres le fibroblaste, entraînant la synthèse e de collagène et d’élastine et diminuant les phénomènes de dégradation. D’autres encore sont hydratants ou apaisants, voire anti-glycation. L’argireline, un hexapeptide, réduit les rides d’expression en venant bloquer l’acétylcholine responsable de leur formation. La proline, elle, booste la synthèse de collagène…Bref, les effets possibles sont multiples puisque quasiment à chaque peptide correspond une action spécifique.

Protéines

Les protéines sont des enchaînements d’acides aminés beaucoup plus gros et complexes que les peptides. La peau en est constituée à 27,5%. Ses protéines structurelles sont la kératine, le collagène et l’élastine – qu’on trouve également dans les griffes, les os, les tendons et les ligaments. Les protéines sont aussi le principal composant des cellules, représentant plus de 50% de leur poids sec.

Rétinol

Le rétinol (dérivé de la Vitamine A) est l’actif anti-âge de référence des dermatologues qu’ils prescrivent depuis plus de 40 ans sous sa forme médicale, l’acide rétinoïque (la vitamine A acide). Comme les vitamines C, B3, ou B5 aussi utilisés en cosmétique, le rétinol est polyvalent et intervient sur de nombreux facteurs, On le connaît essentiellement comme anti rides, mais il agit aussi sur les taches et la qualité de peau, car il a des effets dans toutes les couches de la peau. En surface, il a un effet exfoliant qui lisse le grain de peau, favorise l’éclat et désobstrue les pores. Il stimule le renouvellement cellulaire et par réaction entraîne un léger épaississement de l’épiderme. Il agit aussi sur les cellules clés de la défense immunitaire cutanée, et régule la production de sébum et de mélanine. Dans le derme, il booste la production de collagène et d’élastine, augmente le taux d’acide hyaluronique et réduit la destruction du collagène existant. Enfin, il a un fort rôle antioxydant, ce qui explique qu’il est plus efficace sur les dommages causés par l’exposition solaire que sur le vieillissement strictement chronologique. On a donc intérêt à l’adopter qu’on ait de l’acné tardive, quelques rides ou taches, la peau grasse, épaisse, irrégulière ou relâchée, ou juste besoin d’un bon coup d’éclat. Revers de la médaille, il est très instable sous sa formule pure et délicat à formuler, et peut être irritant à la concentration efficace. Il peut être formulé sous sa forme pure, couplé à des actifs apaisants et hydratants, ou sous une forme dérivée plus facile à maîtriser (retinyl palmitate, acétate ou linoléate, rétinaldéhyde). On l’utilise le soir pour booster la réparation nocturne, et parce qu’il ne fait pas bon ménage avec le soleil. Les peaux hypersensibles et intolérantes l’évitent.

Sulfates

Sulfates - WE ARE CLEAN - CLEAN BEAUTY

Les sulfates (sodium laureth sulfate, sodium lauryl sulfate, ammonium lauryl sulfate) sont les agents lavants principaux de la plupart des shampooings, gels douche et de toutes les lessives. Ils lavent – très efficacement – et forment cette mousse aérienne et abondante à laquelle les consommateurs se sont habitués. Le pendant : pour laver, c’est à dire enlever le gras, les produits de coiffage, la pollution, etc., il faut forcément un peu décaper. On leur reproche donc d’être irritants et asséchants pour la peau et le cuir chevelu, de « décaper » le cheveu et affadir les colorations. Dans la plupart des formules, les sulfates sont donc associés à d’autres agents lavants plus doux et à des actifs hydratants, apaisants, qui compensent leurs effets (aloe vera, glycérine…). Reste que les cheveux colorés et bouclés, les peaux et les cuirs chevelus très délicats ont parfois du mal à les supporter.

On reproche aussi au « laureth » sulfate son mode de production qui passe par une éthylation, polluant et dangereux pour le manipulateur, ce qui explique qu’il est interdit par la charte bio. Et en décembre 2021, l’organisme Cosmebio a mis en exergue le problème soulevé par la chimie du soufre (les sulfates en sont composés), qui provoque des pluies acides et des aérosols atmosphériques. Cosmebio recommande donc à ses adhérents de ne plus utiliser d’émulsionnants sulfatés à compter d’octobre 2022 et de tensio-actifs sulfatés d’ici octobre 2024.

Vitamine C

La vitamine C – ou acide L-ascorbique – est essentielle au métabolisme. Connue pour son action anti-fatigue, elle a aussi beaucoup de bénéfices sur la peau. C’est avant tout l’un des plus puissants anti-oxydants, à la fois directement et indirectement puisqu’elle réactive les effets de la vitamine E, autre super anti-oxydant. C’est aussi un protecteur vasculaire. Elle booste à la fois les cellules de l’épiderme (les kératinocytes) et celles du derme (les fibroblastes). Au niveau du derme, elle stimule la production des collagènes I et III et empêche les métalloprotéinases de détruire le collagène. Ainsi, elle modifie le relief cutané en réduisant les rides et les mélanines oxydées en surface. Enfin, elle inhibe la tyrosinase et freine ainsi la production de mélanine responsable des taches pigmentaires. Elle a donc une action à la fois sur l’éclat de la peau et le relief cutané (dès une semaine d’utilisation), les rides (au bout de deux mois), les taches (après trois mois). Très difficile à stabiliser, on peut la trouver pure sous forme de cures à utiliser en mélangeant la poudre de vitamine C à une solution et à utiliser aussitôt, ou stabilisée – notamment par des sucres.

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Le savon a-t-il tout bon ?

Le savon a été utilisé pendant des siècles avant que les industriels n’inventent le gel douche. Parce qu’il était rétro -et un poil trop décapant- il est ensuite passé aux oubliettes. Et voilà qu’il fait son grand retour grâce aux tendances Cosmétique solide & zéro déchet. Est-ce une raison pour foncer les yeux fermés sur le savon ?

Un peu d’histoire

La première réaction chimique inventée par l’homme

Les égyptiens se lavaient déjà avec une forme de savon composé de gras animal et d’huiles végétales mélangés au trôna, un minerai proche de la soude. En Gaule, on trouve trace d’un mélange de suif de chèvre, de saindoux et d’huiles alimentaires, mêlé à des cendres. Ce sont ce que l’on appelle des « savons mous », sans cuisson.

C’est à Alep (dans l’actuelle Syrie) que des artisans inventent, un millénaire av. J.-C., le premier savon dur et son principe de fabrication, la saponification, qui est la plus ancienne réaction chimique inventée par l’homme. Le principe est décrit dans le plus célèbre traité de médecine arabe du Moyen-âge, le Kitab al-Mansouri fi al-Tib : un mélange d’huile d’olive, de soude végétale, de cendres de laurier et d’eau qui bout dans des chaudrons en cuivre. Les blocs de savons sont ensuite séchés 12 mois au soleil. Cette recette, qui aurait atteint l’Europe pendant les croisades, est l’ancêtre de tous les savons durs.

Alep, Castille et Marseille

Deux autres savons tirent leur réputation des échanges et bouleversements du Moyen- ge : le savon de Castille et le savon de Marseille. Tandis que le premier est réalisé à froid et qu’il contient uniquement de l’huile d’olive, le savon dit de Marseille est fabriqué à chaud, en excès de soude ensuite rincée. Car, contrairement aux idées reçues, le Moyen- ge est une période propice de l’hygiène et aux soins du corps. L’Édit de Colbert en 1688 réglemente la fabrication du savon de Marseille : à base d’huile d’olive pure de Provence, de sel et de soude directement acheminés de Camargue, mais l’utilisation de suif (graisse animale) est formellement interdite.

Avec les premières colonies, et la rareté de l’huile d’olive, les savonneries se tournent vers d’autres huiles, notamment de palme et de coco, qui produisent un savon de Marseille de couleur blanche ou beige qui permet le lavage d’étoffes fragiles. En 1906, la mention « Extra pur 72% d’huiles » est définie par opposition aux savons qui commencent à s’industrialiser et qui peuvent contenir jusqu’à 50% d’eau. Car, à partir du XIXe siècle, la production du savon s’industrialise à outrance et en fait un produit ordinaire. Fabriqué avec des huiles bas de gamme, dont on sépare la glycérine pour la vendre à d’autres industries, il contient de plus en plus d’eau si bien qu’il assèche la peau. Jusqu’à ce que la pénurie de corps gras, à la fin de la Seconde guerre mondiale, et l’essor de la chimie engendrent l’apparition des tensio-actifs de synthèse, à l’origine des syndets et gels douche. Ces produits moins onéreux à produire rencontrent un grand succès. Comble de l’ironie, ces tensio-actifs de synthèse sont adoucis avec la glycérine vendue par les industries du savon !

Pourquoi le savon lave ?

Composé d’ingrédients naturels – des huiles végétales (huile d’olive, de palme, de noix de coco etc.) auxquelles on ajoute une base minérale (soude pour un savon dur, potasse pour un savon mou ou liquide) et éventuellement des ajouts comme le miel, le lait, les huiles essentielles- le savon a le pouvoir de fixer les graisses à l’eau de rinçage et donc de laver ! C’est d’ailleurs pour cela que l’on dit que c’est un détergent. Son pH est basique : entre 9 et 10 quand celui de la peau est à 5,5.

Le savon, écologique et économique

Savon écolo et écologique - WE ARE CLEAN - CLEAN BEAUTY

Le savon solide est plus économique

Bien plus économique qu’un gel douche, il dure longtemps et coûte moins cher.
Les savons liquides et gels douche contiennent majoritairement de l’eau (80%). L’eau étant propice au développement des bactéries, les formulateurs doivent ajouter des conservateurs afin qu’ils périment moins rapidement, surtout dans des environnements humides et chauds comme une salle de bain.

Les savons solides, par leur quantité réduite en eau (les savons ne sont pas sans eau comme on le lit souvent) mais surtout par leur composition, n’ont pas besoin de conservateurs.

Par ailleurs, un bon savon fabriqué dans les règles de l’art – qui ne se fend pas ou ne fond pas – dure des mois quand un gel douche de taille moyenne (500ml) dépasse rarement quelques semaines. Dire en revanche qu’un savon revient moins cher est un peu exagéré. Car, on le verra, un vrai bon savon de qualité est désormais un article quasi de luxe. Alors que le savon vendu en supermarché est certes bon marché, mais pour la plupart, de piètre qualité.

Vive le zéro déchet

C’est en grande partie ce qui a déterminé le retour en grâce du pain de savon : il est (quasi) zéro déchet. Un flacon de gel douche – même en plastique recyclé et recyclable – consomme des tonnes de plastique, des milliers de litres d’eau, des tonnes de CO2 à être transporté, et donne des déchets dont on ne sait pas vraiment si les filières de recyclage les traite correctement (particulièrement les tubes de gel douche difficilement recyclables). Alors qu’un pain de savon demande beaucoup moins de ressource pour sa production, son transport et ne nécessite que le recyclage de son emballage en papier ou carton, quand il n’est pas vendu à la coupe. Car, s’il est produit correctement, il est totalement biodégradable.

Il est nomade

Cerise sur le gâteau, le pain de savon, à condition de bien le sécher et de le glisser dans un filet ou une boîte métallique, se transporte aisément, dans une trousse de toilette, en voyage, sans se préoccuper de poids ou de millilitres en avion.

Le savon dans l’idéal et les autres savons….

On l’a vu, depuis le savon d’Alep ou son descendant de Marseille, les temps ont bien changé. Les méthodes industrielles, ou semi-industrielles, de fabrication ont profondément modifié les propriétés du savon. Celui que l’on achète pour 2€ en supermarché n’a rien à voir avec celui que l’on paie plus de 10€ chez un des derniers vrais savonniers qui maîtrise la fabrication de A à Z.

La savonnerie industrielle fait perdre ses qualités au savon

Savon industriel - WE ARE CLEAN - CLEAN BEAUTY

Les industriels ont depuis longtemps adopté la fabrication de savons « à chaud » ou « au chaudron ». Si c’est bien la méthode utilisée pour le savon de Marseille, ils l’ont transformée de façon à réduire drastiquement les délais, et du coup les propriétés du savon. Ainsi, le temps de séchage du savon passe d’un mois à un jour ! Ce procédé a, par ailleurs, un fort impact environnemental en consommation d’eau et d’énergie (il est chauffé entre 100 et 120°C). De plus, la chaleur oblige à choisir des ingrédients plus résistants mais dont la production initiale n’est pas écologique, comme l’huile de palme. Enfin, le savon est rincé à l’eau salée afin d’éliminer l’excédent de soude, éliminant aussi la glycérine bénéfique à la peau.

Ces savons industriels sont ensuite généralement réduits en copeaux, les bondillons. Or, aujourd’hui, près de 80% des bondillons sont produits en Chine ou en Malaisie et même les savons estampillés « savons de Marseille » sont produits majoritairement en Turquie ou en Chine.

Ces bondillons sont ensuite envoyés aux « savonneries semi-artisanales » qui ne fabriquent pas réellement leur savon mais sont des façonniers qui vont seulement colorer, mouler, parfumer, tamponner les pains obtenus dans une extrudeuse et parfois ajouter un peu d’huile. La preuve : un savon qui fond rapidement ou se fendille avec le temps n’est pas un bon savon. S’il se ramollit très vite, c’est qu’il contient trop d’eau et n’a pas séché assez longtemps lors de sa fabrication. Son « cœur » n’a pas eu le temps de durcir.

On peut malgré tout trouver de bons savons fabriqués à chaud, notamment dans les savons artisanaux de Marseille ou Alep, fabriqués avec des matières premières de qualité, en prenant son temps, et additionnés de glycérine ou d’huile (d’où leur nom surgras) en cours de fabrication. Il faut faire attention au lieu de fabrication et ne pas hésiter à poser des questions au revendeur.

La saponification à froid à privilégier mais rare

Comme son nom l’indique, la saponification à froid se fait sans cuisson. Mais cette méthode ne peut pas être industrialisée, car elle nécessite des matières premières d’excellente qualité et du temps long, puisqu’il faut plus d’un mois pour produire un savon. Les huiles et la soude sont mélangées et émulsionnées avant d’être mises en moule. La saponification crée une réaction exothermique à 60/65°C, ce qui conserve les propriétés des huiles. Puis vient la « cure », c’est-à-dire la période de repos du savon qui dure 4 à 5 semaines, pendant laquelle le savon sèche et se stabilise, car la saponification continue jusqu’à épuisement de l’un des réactifs (soude ou huiles) et la glycérine est naturellement produite durant ce processus. Ce processus est peu glouton en eau et énergie, mais les savons sont biodégradables et allient propriétés détergentes et hydratantes puisqu’ils gardent environ 10% de glycérine ainsi que les insaponifiables (comme leur nom l’indique, les ingrédients qui ne deviennent pas savon) : vitamines, terpènes, squalènes, phytostérols, etc… aux effets nourrissant, adoucissant, protecteur, antioxydant. Le problème : on ne trouve pas ce type de savons dans la grande distribution car ils sont produits par des petites entités et sont vendus plus de 5€ pièce.

Le savon, vraiment bon pour la peau ?

Qui n’est jamais sorti de chez un dermatologue en se voyant prescrire de se laver avec un bon savon de Marseille ? Et que répondre à cette prescription d’un spécialiste de la peau, qui a peut-être oublié que le savon est, par définition alcalin ou basique, et donc en non-adéquation avec le pH de la peau ? La preuve : en se lavant avec un savon basique (dans les deux sens du terme), on sort de la douche avec la peau qui crisse, qui ne glisse pas lorsque l’’on passe la main dessus, et devient rêche si on ne s’enduit pas assidûment de crème hydratante.

Voilà pourquoi on dit que le savon « décape » : il détériore le film hydrolipidique qui protège la peau et celle-ci se dessèche en conséquence. Seuls les savons ayant conservé leur glycérine permettent d’éviter ce problème.

Mais là encore, attention au parfumage et aux huiles essentielles qui, même s’ils sont rincés, peuvent provoquer des réactions sur certaines peaux très sensibles. Quant aux peaux abîmées ou atopiques, dont la barrière cutanée est altérée, elles doivent être particulièrement attentives à la composition du savon qu’elles utilisent.

Alors, faut-il revenir au savon ? Oui, mais seulement au bon vieux savon, fabriqué comme autrefois, dans les règles de l’art, avec un long temps de fabrication et de séchage, et des huiles de qualité, pures et vierges. Et non pas au savon industriel, plein d’eau et vidé de sa glycérine.

Le problème réside dans la difficulté à distinguer un bon vieux savon d’un savon industriel, car même les savons dits « Made In France » ne sont, en réalité, que façonnés en France ! Sinon, optez pour les pains surgras en pharmacie.

Microbiote cutané - WE ARE CLEAN - CLEAN BEAUTY Image

Microbiote cutané : à quoi sert-il exactement ?

Le charle discret de l'intestin - WE ARE CLEAN - CLEAN BEAUTY

Depuis le succès du livre « Le charme discret de l’intestin » de Giulia Enders, et que des yaourts bien connus ont dit lui faire du bien, on sait qu’il existe un microbiote intestinal. Mais nous sommes en fait les hôtes de nombreux autres microbiotes, dont celui de la peau. Or, on découvre peu à peu que le microbiote cutané intervient dans de nombreux mécanismes de la peau.

Les chercheurs ont fait, il y a une dizaine d’années, une découverte majeure : nous ne sommes qu’à moitié humains ! C’est à dire ? Comme l’explique Richard L. Gallo, du service Dermatologie à l’Université de Californie de San Diego : « Chacun de nous est en fait une communauté constituée à 50% de cellules humaines et à 50% de micro-organismes. ». Ces micro-organismes, qui constituent des microbiotes, sont présents partout dans notre corps : il existe des microbiotes dans les intestins, mais aussi sur et dans la peau, dans le vagin, la bouche, sur le cuir chevelu… Les microbiotes, ces écosystèmes vivants invisibles, font en effet partie de notre identité et nous sont propres, au même titre que notre ADN, et nous vivons en symbiose avec eux.

L’ensemble de ces micro-organismes pèsent environ 1,5kg pour une personne de 75kg.
Les chercheurs essaient aujourd’hui de comprendre le microbiote de la peau, ses interactions avec les cellules cutanées, son influence sur certaines pathologies dermatologiques et comment il peut influencer une nouvelle approche de la cosmétique.

Microbiote ou microbiome ?

« Le microbiote, c’est l’ensemble des micro-organismes vivants détectables sur la peau (bactéries, virus, levures), le microbiome c’est l’ensemble de leur patrimoine génétique », explique Richard Martin, qui travaille sur le sujet depuis de nombreuses années. En effet, c’est en décryptant le génome cutané humain il y a vingt ans que le Pr Richard Gallo a découvert celui du microbiote. Car c’est leur empreinte ADN qui permet de les repérer et de les reconnaître.

Le microbiote cutané, un écosystème en symbiose avec notre peau…

On l’appelait flore cutanée quand on n’avait pas encore les outils adéquats pour l’étudier en détail. C’est en fait un vrai écosystème qui vit sur et dans la peau, composé de probiotiques : majoritairement des bactéries (75-80%), mais aussi des virus (10-20%) et des levures (5-10%). Chaque cm² de peau est couvert d’un million de ces micro-organismes, soit 100 milliards en totalité, qui, soit collaborent, soit sont en compétition. A vrai dire, ces nombreux micro-organismes ne sont pas seulement en surface, car ils se glissent dans toutes les anfractuosités, des pores aux follicules pilo-sébacés. Les plus représentés sont les cutibacterium et staphylococcus epidermidis, mais il en existe environ 1000 variétés. Ils vivent en parfaite symbiose avec nos cellules et se nourrissent des sécrétions cutanées (lipides du sébum, protéines des cellules mortes, sucres, eau de la sueur, etc.).

… qui varie selon les zones, l’âge et l’environnement

Transmis par la mère lors de l’accouchement par voie basse, le microbiote de la peau s’enrichit et évolue à chaque grand changement hormonal (adolescence, grossesse, ménopause/andropause). Mais il diffère aussi selon la partie du corps (cuir chevelu, aisselles, bras…), car, comme pour les plantes, certaines variétés s’acclimatent mieux aux milieux secs (bras, jambes), d’autres aux régions humides (muqueuses, aisselles, plis…), ou grasses définies par la quantité de sébum (intérieur des oreilles, cuir chevelu, visage…). L’âge, mais aussi le sexe et l’origine ethnique, font varier les « populations ». Les facteurs externes ont également une grande influence : la température, l’humidité, la pollution, l’alimentation, et même les personnes, animaux et plantes avec lesquels on vit influent sur sa composition. Ainsi, nous n’avons pas UN mais DES microbiotes cutanés.

Un rôle déterminant dans la santé de la peau

Barrière cutané - WE ARE CLEAN - CLEAN BEAUTY

Le microbiote préserve l’intégrité de la barrière cutanée en la renforçant mais aussi en s’organisant comme une sorte de film protecteur qui empêche l’entrée de virus et bactéries « intrus ». Il a de nombreux rôles : il maintient le pH de la peau autour de 5,5 (or les bactéries dites pathogènes préfèrent les pH basiques, autour de 8), il stimule la capacité d’adaptation de la peau et son renouvellement cellulaire, régule son système immunitaire qu’il éduque à nous protéger, et favorise la cicatrisation et la réparation. Il engendre également la sécrétion par les cellules de la peau, de peptides antimicrobiens (qui sont comme des petits soldats qui vont s’attaquer aux bactéries intrues pour les détruire), de substances anti-oxydantes, antibactériennes et anti-inflammatoires. Bref, le microbiote a un rôle décisif dans la bonne santé de la peau.

Quand l’équilibre est brisé, s’installe une pathologie

Cette découverte entraîne la nécessité de repenser notre rapport au soin de la peau. « Il y a 20 ans, on pensait que les virus et les bactéries causaient des maladies. Or, on sait maintenant que c’est de l’équilibre entre ces probiotiques au sein du microbiote cutané que dépend la santé de la peau », explique Richard L. Gallo. En fait, dès qu’une variété prend trop de place ou prend le dessus, cela engendre un déséquilibre qu’on appelle une dysbiose, qui entraîne souvent une inflammation voire une pathologie. En effet, on sait désormais qu’eczéma, acné ou pellicules notamment, sont liés à un déséquilibre du microbiote causé et accentué par ce qui caractérise notre vie post-industrielle : pollution, prise de médicaments, stress, UV, hygiène excessive et certains composants cosmétiques. Une étude réalisée à Hong-Kong, comparant 204 femmes vivant dans deux villes chinoises, l’une polluée, l’autre non, a ainsi montré que le microbiote de femmes vivant en milieu pollué et présentant des signes de vieillissement prématuré ressemblait fortement à celui de femmes plus âgées. Il est donc fort probable que le microbiote influe aussi sur le vieillissement de la peau.
Or, un microbiote sain – et donc une peau en bonne santé – est un microbiote doté d’une bonne biodiversité où les familles de bactéries s’équilibrent, « s’entendent » bien et interagissent favorablement avec les cellules de la peau.

Comment préserver un microbiote sain ?

  • Limiter les passages sous l’eau, c’est-à-dire pas trop longs ni trop chauds : parce que l’eau a un pH basique, supérieur à 7, qui déstabilise le microbiote.
  • Se laver avec les bons produits : la découverte de ces « bactéries bienfaisantes » a changé la vision « hygiéniste » que nous avions depuis plus de cent ans. Plus question de produits « bactéricides » à tout prix. Car les gels douches avec des tensioactifs trop agressifs déséquilibrent le microbiote qui met plus de 4h à se reconstituer après chaque douche. Donc, une douche par jour maximum, et avec un lavant le plus doux possible.
  • Pas de savon ni de produit au mauvais pH : le fameux savon de Marseille, ou tout autre savon, a un pH basique (au-dessus de 7). Or la peau a, elle, un pH acide. On lui préfère donc un pain surgras. De même on choisit des produits dits « au pH physiologique » et non « pH neutre », ce qui signifie qu’il respecte le pH de la peau alors qu’un pH neutre est à 7.
  • Ne pas trop se toucher le visage afin de ne pas apporter de bactéries « externes » et potentiellement pathogènes.
  • Eviter les cosmétiques trop agressifs ou en tous cas limiter leur utilisation, comme les gommages à grains, les cosmétiques contenant fortement de l’alcool ou des acides de fruits
  • Se démaquiller en douceur, sans agression, sans frotter, en évitant l’agressivité du coton. Et le matin, ne pas se décaper : une eau florale adaptée suffit.

Des « cosmébiotiques » pour préserver le microbiote

Comsétiobiques - WE ARE CLEAN - CLEAN BEAUTY

La découverte du microbiote de la peau entraîne aussi une nouvelle vision de la cosmétique. Désormais, on regarde d’un peu plus près les formules cosmétiques et on essaie de les formuler de façon à ne pas le perturber. Pour cela, on limite, voire on élimine certains ingrédients qui pourraient entraîner un déséquilibre, comme les huiles minérales et les silicones, mais aussi les émulsionnants (ce qui mousse comme les sulfates) et émulsifiants (ce qui lie les émulsions, crèmes ou fluides). On a aussi incriminé les conservateurs, mais il semblerait finalement qu’ils n’aient pas d’impact sur le microbiote. Un cran plus loin, certaines marques cherchent à réguler et rééquilibrer le microbiote cutané. Pour ce faire, on trouve désormais dans certaines gammes des prébiotiques, des probiotiques et des post biotiques :

  • Les probiotiques : ce sont les micro-organismes vivants (bactéries, levures notamment) qui composent le microbiote et favorisent son bon équilibre. Mais parce qu’une crème n’est pas un yaourt, qu’on ne la conserve pas au frais et qu’on ne la consomme pas aussitôt ouverte, elle ne peut pas contenir de vrais probiotiques vivants. Pourtant, par commodité marketing, les marques cosmétiques indiquent « avec probiotiques ». Ce sont en fait des fragments de probiotiques désactivés soit par la chaleur soit par fermentation qui sont reconnus et assimilés par les probiotiques de la peau. La plupart du temps ce sont les mêmes que ceux utilisés en alimentation pour le microbiote intestinal : lactococcus, bifidobactérium, lactobacillllus… Ils ont un rôle anti-oxydant et anti-inflammatoire et permettent de reconstituer un écosystème bénéfique au microbiote.
  • Les prébiotiques : ce sont des sucres simples ou complexes, des corps gras ou des acides aminés, qui nourrissent et favorisent le bon développement des bactéries de la peau. Pour le microbiote, les prébiotiques, particulièrement intéressants en cosmétique, agissent un peu comme un engrais. On en trouve dans de plus en plus de produits. Le plus fréquent est l’inuline, issu de la chicorée. Il y a aussi du yakon. Mais on découvre peu à peu que certains ingrédients, utilisés de longue date en cosmétique, ont aussi un rôle de prébiotique : c’est le cas de la glycérine, mais aussi du squalane et des polyphénols.
  • Les post biotiques : ce sont des molécules secrétées par les probiotiques (leurs déchets en quelque sorte, des métabolites ou membranes de ces probiotiques), qui les miment et favorisent leur bonne activité. Eux aussi favorisent l’écosystème dans lequel vit un microbiote sain. L’acide lactique en est un. Mais certaines marques de dermo-cosmétiques développent les leurs, sur mesure, à partir souvent de bactéries cultivées dans leur eau thermale, pour cibler un problème spécifique : acné, atopie, sécheresse cutanée, etc.

Si nous n’en sommes qu’aux prémices de la cosmétique liée au microbiote de la peau, c’est parce que la découverte du microbiote cutané n’a qu’une dizaine d’années, et même si son étude avance rapidement, nous sommes loin d’en comprendre tous les mécanismes et l’étendue de son influence.

Sans compter la découverte des liens entre les microbiotes du cerveau, de l’intestin et de la peau, étroitement connectés. Les cosmétiques personnalisés en fonction du microbiote sont encore de la (science-)fiction, l’application de bactéries vivantes ne pouvant se faire qu’en laboratoire… Mais la prise en compte de l’équilibre du microbiote cutané par les produits d’hygiène & soin est une avancée qui contribue à rendre les formules plus clean.

Peau et pollution - WE ARE CLEAN - CLEAN BEAUTY Image

Comment protéger votre peau de la pollution ?

La pollution est partout. A l’extérieur, en ville comme à la campagne, mais aussi à l’intérieur des habitats. Si elle détériore votre santé, elle abime sérieusement et insidieusement votre peau. Les meilleures stratégies pour sauver la face en respectant les règles de la clean beauty et sans polluer la planète.

En ville, votre peau, dont la surface s’estime à 2 m², est recouverte d’une poussière urbaine, 24h sur 24, tous les jours de l’année. Il vous suffit de glisser le doigt sur la carrosserie d’une voiture, pour imaginer ce que votre peau, et surtout celle de votre visage subit. Cette pollution urbaine renferme un cocktail détonant de plus de 200 substances chimiques, dont principalement pesticides, métaux lourds, salissures, gaz des pots d’échappement, fumée du tabac, des bougies, les constituants des bâtiments, les solvants et peintures des intérieurs, et les célèbres particules fines.

Ce phénomène, qui touche les 92% d’humains qui vivent en ville, est la troisième cause de décès en France après l’alcool et le tabac, sans parler du rôle qu’il joue dans des maladies respiratoires et cardiovasculaires, les allergies et même certains cancers.

Mais revenons à la peau, comment la protéger efficacement tout en respectant les principes de la clean beauty ?

Les dégâts de la pollution sur la peau

Les spécialistes estiment qu’aujourd’hui, la pollution est responsable du vieillissement cutané à 80%. Les 20% restants sont la conséquence du vieillissement inscrit dans les cellules. Ce vieillissement, exogène et prématuré, est surnommé le Polluaging.
Les substances dues à la pollution se fixent à la surface de la peau. Elles endommagent le sébum, ce qui provoque des crises d’acné chez certains, surtout pendant les pics de pollution. Elles altèrent aussi la qualité du film hydrolipidique et de la couche cornée, si bien que la peau, moins bien protégée, est plus sensible, plus réactive, plus vulnérable.
Quand tous ces polluants se collent à la peau, ils se dissolvent et entrainent toute une série de réactions oxydatives qui abiment les structures cellulaires cutanées plus profondes. Les conséquences ? acné, points noirs qui obstruent les pores et induisent des imperfections mais aussi sécheresse cutanée, synonymes de perte d’éclat et d’inconfort, altération de l’élasticité et de la tonicité des tissus, sans parler des taches brunes et du teint terne.

Comment protéger efficacement la peau avec la clean beauty ?

Sérum - WE ARE CLEAN - CLEAN BEAUTY

C’est vrai, la peau possède son propre système de défense naturel. Outre la couche cornée et le film hydrolipidique, elle referme un pool de substances antioxydantes pour barrer la route aux radicaux libres, véritables petites bombes énergétiques qui détériorent toutes les structures cutanées sur leur chemin. Les substances antioxydantes de la peau sont les vitamines, principalement C et E, et des enzymes spécifiques qui bloquent ces radicaux libres pour les stopper dans leur course folle.

Mais quand la peau est agressée fortement, et trop longtemps, ses réserves d’antioxydants s’épuisent. Elle montre alors des signes de fatigue et de vieillissement. Deux voies peuvent l’aider : la voie cutanée à l’aide de cosmétiques et la voie orale avec l’alimentation « Clean Eating ».

Des soins cosmétiques clean riches en antioxydants

Au-delà de la mention « soin anti-pollution », regardez de près la liste d’ingrédients qui indique la composition du produit. Choisissez une liste courte des ingrédients mais qui mentionne la présence d’antioxydants reconnus pour piéger les radicaux libres (qui altèrent les protéines, les lipides et l’ADN des cellules de la peau). Préférez les ingrédients bio ou naturels, notamment les huiles végétales. Et ce, dans la crème de jour comme dans la crème de nuit.

  • De la vitamine C, ou acide ascorbique, puissant anti-radicalaire qui assure aussi la cicatrisation, la formation de collagène et réduit l’apparition des taches brunes.
  • De la vitamine E, ou tocophérol, qui évite l’oxydation des structures lipidiques qui forment les membranes cellulaires pour préserver leur fluidité. Cette vitamine « anti-âge » régénère la peau et préserve l’éclat de son teint.
  • De la vitamine A qui n’est pas un véritable antioxydant mais un actif anti-âge qui aide la peau à se renouveler malgré les agressions de la pollution.
  • Des polyphénols d’origine végétale à la fois antioxydants et anti-inflammatoires.
  • Des substances hydratantes

Évitez les substances controversées : ingrédients CMR (cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la fertilité), les perturbateurs endocriniens, les nanomatériaux, les substances irritantes et les allergènes. C’est-à-dire, les parabènes et le phénoxyéthanol, les silicones, les huiles minérales (extraites du pétrole), certains tensio-actifs moussants comme le sulfate SLS, l’alcool, les parfums, le conservateur EDTA, les polymères PEG.

Au-delà de la composition, vérifiez que votre crème soit fabriquée en circuit court (made in France) de préférence selon le procédé de chimie verte. Enfin, jetez un œil sur son packaging qui doit être respectueux de l’environnement avec un minium d’emballage, recyclable ou recyclé, biodégradable avec un impact carbone minimum, comme c’est le cas pour le carbone et le verre.

Un nettoyage doux et biquotidien

Geste indispensable, le nettoyage ou démaquillage, matin et soir, évince une bonne partie des substances polluantes fixées à la peau. Attention à ne pas frotter trop fort pour éviter que les particules polluantes ne rayent l’épiderme, l’agressent et augmentent sa sensibilité.

Enfin, n’oubliez pas que la peau se recharge en antioxydants par la voie interne grâce à l’alimentation. Choisissez des fruits et des légumes de toutes les couleurs, de saison, bio et cultivés en circuits courts près de chez vous.

Massage du Visage - WE ARE CLEAN - CLEAN BEAUTY Image

Le massage du visage, le plus clean des soins

Pourquoi ne pas consacrer un moment lors de votre rituel beauté à masser votre visage ? Question anti-âge c’est tout bénef ! Le point avec notre experte, Tatiana Justeau, spécialiste certifiée en gymnastique faciale.

Avec la tendance des facialistes, on parle de plus en plus de l’importance de se faire masser le visage. Mais, on peut aussi faire soi-même devant son miroir à la maison. Les bons gestes et les précautions à prendre avec Tatiana Justeau, spécialiste certifiée en gymnastique faciale et auteur de « La gymnastique faciale » (Ed. Eyrolles).

Respecter son visage

« Chaque femme a un parcours du visage différent » explique la pro. Du coup, à 30 ans ou à 60 ans, les besoins ne sont pas les mêmes. « Par exemple, poursuit Tatiana Justeau, la fréquence varie. A 60 ans et plus, je conseille un massage quotidien, un geste qui n’est pas recommandé pour les visages plus jeunes. » En effet, masser trop souvent, notamment avec une gestuelle de massage drainant risque de faire perdre aux trentenaires la rondeur et le pulpeux qui donnent cet aspect frais au visage. Ce serait dommage !

  • Le conseil de Tatiana : ne pas hésiter à contacter une facialiste ou une experte de gymnastique faciale sur les réseaux sociaux (comme @tatianajusteau_faceworkout), pour connaître la fréquence du massage qui vous correspond. En plus de l’âge, l’expert prendra en compte la forme du visage, le placement et l’importance des rides et des signes de l’âge.

Adopter les bons gestes

– Sur un visage propre.

Le massage du visage s’effectue toujours sur un visage parfaitement démaquillé, avec des mains propres. Quel soin utiliser pour se masser ? « Je déconseille d’utiliser une huile démaquillante qui a pour vocation de démaquiller. J’opte pour certaines huiles végétales » explique Tatiana.
Le top ? L’huile de chanvre, de prune ou de sapin. A éviter : les huiles d’amande douce et de noix de coco, un peu trop grasses pour le massage. Pensez aussi à bien vérifier que l’huile choisie n’est pas comédogène.

– En suivant les lignes du visage.

Ensuite, il suffit de déposer quelques gouttes d’huile au creux de votre main pour la chauffer. Pour l’appliquer sur le visage : il ne faut pas l’étaler en étirant mais par petites pressions du bout des doigts. L’important ? Masser en respectant les lignes de votre visage. Les gestes s’effectuent toujours dans le sens de l’intérieur du visage vers l’extérieur, en remontant légèrement vers les tempes et le haut du front. Soyez vigilantes à ne pas étirer la peau en massant car cela risque de la distendre. De même, ne tirez pas la peau vers le bas (afin de ne pas accentuer la dure loi de la gravité). Seule exception : le cou supporte bien les gestes du haut vers le bas pour faciliter le drainage.

– En ciblant les besoins.

En fonction de vos signes de l’âge (rides autour des yeux, de la bouche…) vous pouvez concentrer votre gestuelle sur certaines zones précises. En cas de perte de fermeté, travaillez essentiellement les contours du visage qui s’affaissent. Vous pouvez utiliser le bout des doigts pour « pincer » délicatement l’extérieur du visage, les paumes de la main pour lisser ou les poings fermés pour raffermir.

– En restant ferme et douce.

La pression exercée doit à la fois être assez ferme, mais pas brute, et douce, mais pas molle. Ce qui permettra d’agir efficacement sur tous les petits muscles du visage. Pour vous donner une idée, sur une échelle de 1 à 10, la bonne pression se situe autour de 3 ou 4.

– En misant sur la régularité.

Évidemment en sortant d’une séance chez la facialiste, on affiche un visage qui a gagné (ou perdu) dix ans. A la maison, il va falloir faire preuve d’un peu de patience et… de régularité. Prévoyez une séance, matin ou soir, deux à trois fois par semaine, entre cinq et dix minutes, pour observer des résultats rapides.

  • Le conseil de Tatiana : une fois le massage terminé, il faut retirer l’huile utilisée. En effet, la peau a pu, en étant massée, libérer des impuretés, qui vont se mêler à la poussière et rester collées au visage. Le bon geste ? Tamponner l’ensemble du visage avec un gant imbibé d’eau chaude. Ensuite, une fois le visage propre, vous pouvez réappliquer de l’huile ou votre soin jour ou nuit.

Le massage du visage, ça sert à quoi ?

En fait, il y a beaucoup de muscles en tension sur le visage. Le massage régulier sert à détendre les muscles, à lisser les traits, à redonner du tonus au visage. Enfin, en facilitant le drainage lymphatique du visage, le massage agit par ricochet sur les poches sous les yeux !

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